mercredi 27 octobre 2021
Christian Chouinard
Le joueur lettré, cultivé et verbo-moteur par excellence, Christian devient un pilier de la Licum d’autant plus pour son esprit sportif que sa fidélité au concept de toujours prioriser le spectacle avant son succès personnel. Pendant ses années universitaires, il aura joué plus d’impros que n’importe qui, disant toujours oui aux équipes qui avaient besoin d’un rapide remplaçant – même si cela voulait dire jouer deux fois le même soir – et ce habituellement aux dépens de ses statistiques. Ça n’a pas d’importance pour Chouine. Ce qui compte vraiment, c’est de donner 100 % aux besoins du jeu, de la scène, et du public. Un bel exemple à suivre, ce qui fait de lui un Templier de marque. (Texte : Michel Albert. Photo : Département de physique de l’Université de Moncton.)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Christian Chouinard et la verbo-motricité
La cérémonie de son intronisation est disponible sur YouTube.
lundi 24 mai 2021
Guyane Pelletier
Pour Guyane, bâtir une équipe ou un comité, c'est aussi voir à l'avenir. Non seulement amène-t-elle une approche familiale à l'impro, mais elle forme de jeunes entraîneurs qui iront s'impliquer au primaire et mieux intégrer les nouveaux arrivés au secondaire. En effet, la Restigouche est une force en impro à l'échelle des Jeux de l'Acadie en partie grâce à ses efforts. Ses équipes ont une composition inclusive et un sens du jeu qui ne donne pas la vedette outre mesure à quelconque joueur, bien que des vedettes montantes en ont souvent fait partie.
Plus récemment, elle a su briller à titre d'organisatrice. Ancienne représentante des entraîneurs au sein d'Improvisation NB, elle est instigatrice et co-organisatrice du Spectacle pour la Cause, un événement annuel au profit de la prévention du suicide, et est impliquée dans la création et l'organisation de la Ligue d'improvisation Restigouche (la LIR) qui a vu le jour en 2019. Cette ligue lui a d'ailleurs remis un prix de reconnaissance pour sa contribution exceptionnelle au développement et à la diffusion de l’improvisation au Restigouche, prix qui porte désormais son nom. En 2024, elle reçoit deux Prix Éphémere pour son travail dans la région. (Texte: Donald Audet, Vincent Leclair et Michel M. Albert; Photo de graduation)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Guyane Pelletier et le travail d’équipe
La cérémonie de son intronisation est disponible sur YouTube.
samedi 23 mai 2020
Kevin Doyle
Kevin James Doyle... un charmeur instantané. Quel improvisateur, et quel personnage, autant sur l'improvisoire que dans la vie publique! Né et élevé dans la région de Dalhousie, il fait son entrée dans la grande famille de l'impro de la province alors qu'il s'inscrit à l'école Aux Quatre Vents. Par son jeu plus mature que son âge, ses personnages attachants et/ou détestables, sa vitesse d'esprit, sa présence magnétique sur scène, et son talent brut, il devient une vedette instantanée du secondaire et le chouchou du public, un effet qui perdurera tout le long de sa carrière. Il fait partie de deux équipes qui remportent la Gougoune Dorée, soit en 1998 et en 2000, se méritant aussi une place dans l’équipe du Nouveau-Brunswick aux tout premiers Jeux de la Francophonie Canadienne à Memramcook en '99, il fera ensuite sa grande entrée dans la Licum en 2000.
Dès ses premières présences sur l'improvisoire de la Ligue d'improvisation du Campus universitaire de Moncton, il charme le public et remporte son approbation. Son jeu est brut, et met en valeur la caricature, surtout de personnages représentant des gens de seconde classe, des habitants simples, des criminels, ou qui sont caractérisés par un défaut proéminent. Ceci ne l'empêche toutefois pas de baser ses idées, ses propos et son talent sur ses connaissances impressionnantes de la culture populaire (cinéma, musique, télévision, sports). Sa marque de commerce : ses entrées fracassantes dans les impros, souvent en ouvrant les portes d'un coup de pied, cigarette à la main et adoptant une nonchalance humoristique qui va chercher les spectateurs. C'est cette étrange approbation qui le faisait souvent remporter le point pour son équipe. Même aux Coupes universitaires, il se fait remarquer. Comment oublier son fan club qui le suivait religieusement à la CUI de Sherbrooke en 2001, juste pour le voir jouer (et aussi faire signer des autographes sur leurs cartons de vote), son prix du Choix du Public à celle de 2002, ou les fous rires des arbitres de la LNI à la CUI de 2003?
Au fil du temps, il est devenu un des improvisateurs les plus marquants, et couronnés de succès et de prix, de sa génération. Un grand complice des Essiambres, Roys, Lévesques, St-Onges et cie. Instrumental aux succès de la Licum durant le début des années 2000, il apporte aussi une reconnaissance de la ligue sur la scène universitaire du pays. Pendant et après, il a continué de jouer pour plusieurs ligues, dont la LIA, la LIC, et des ligues québécoises, et entre 2002 et 2006, sera un habitué de l’arbitrage dans les tournois secondaires. (Texte: Philippe St-Onge; photo: Michel Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Kevin Doyle et le nombre de joueurs
La cérémonie de son intronisation est disponible sur YouTube.
samedi 19 octobre 2019
Manon Lacelle
Une des choses que Manon amène à son arbitrage, c'est de donner des rôles d'adjoints à des jeunes qui avaient décroché de l'école afin de les valoriser et de les encourager à avancer dans la vie. Elle arbitre à la toute première CUI en 1987, où elle doit mettre son pied à terre et défendre l'Acadie quand elle apprend que l'équipe de Shippagan serait sanctionnée si elle utilisait ses accents. Sans montrer d'émotion, elle leur donne quelques minutes pour annuler le tournoi, vu que tout le monde, de chaque équipe, a un accent. Tout un geste politique! Appréciée du public québécois, on lui offre même la finale.
Par la suite, Manon se voit souvent dans le rôle de formatrice, donnant des conseils et des ateliers aux vétérans comme aux recrues, universitaires comme secondaires, à travers les années 90, et ce, dans plusieurs coins de la province. Aujourd'hui auteure-compositeure-interprète, conteuse et illustratrice, habitant les Îles-de-la-Madeleine, la distance n'a tout de même pas effacé le respect avec lequel les premières générations d'improvisateurs du Nouveau-Brunswick parlent d'elle. (Texte: Michel Albert; photo: Isabelle Dumas)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Manon Lacelle et l’importance de participer à des tournois
samedi 30 mars 2019
Justin Guitard
Vers la fin de son séjour universitaire, il deviendra entraîneur de l’équipe de l’école secondaire l’Odyssée à Moncton, poste qu’il occupe depuis près d'une vingtaine d'années, qu’il amènera à remporter plusieurs Gougounes Dorées, et à une apparition aux Jeux de la Francophonie Canadienne. Il innove au sein de l'école en créant une classe foyer d'improvisation afin de développer le talent d'improvisation de L'Odyssée. On peut dire qu'il ne s'échappe pratiquement jamais de son comité d'impro. Dans le cadre de ce travail, il organisera plusieurs saisons de la Ligue d'Improvisation Secondaire du Sud-Est, en plus du volet d'improvisation à l'échelle régionale des Jeux de l'Acadie dans le Sud-Est. Ceci l'amènera à fonder la Ligue d'Improvisation Olympienne (la LIO) où ses élèves du présent et du passé - puis d'autres membres de la communauté d'impro - peuvent jouer dans des format de matchs alternatifs. Son rôle d'arbitre dans cette ligue lui a valu l'Éphémère dans la catégorie Officiel.lle de l'année en 2024.
À titre de premier Représentant des Entraîneurs d'Improvisation Nouveau-Brunswick, il a œuvré au remaniement complet des règlements et du système de divisions utilisé dans nos tournois. S'il pouvait embouteiller cette passion qui lui permet d'en faire autant, il ferait une fortune. Vu que c'est impossible, nous lui offrons au lieu cette place bien méritée dans le Temple de la Renommée de l'Improvisation au Nouveau-Brunswick. (Texte : Michel Albert; photo : Josée Robichaud)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Justin Guitard et la relation que l’on doit entretenir avec le public
samedi 20 octobre 2018
Mark Doiron
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Mark Doiron et le respect
samedi 14 avril 2018
Nathalie Goguen
De plus, D-D-D-D-D-DJ Nath fait régulièrement une bonne part du travail logistique des tournois organisés par Improvisation Nouveau-Brunswick (horaires, etc.) et fut la première Vice-présidente interne de l’organisme, en charge de développer son côté formations et ateliers. Aux tournois, ses tâches font en sorte qu’elle est parmi ceux et celles qui ont le moins de pauses – ne l’approchez pas en mi-après-midi sans nourriture à lui offrir! – mais trouve quand même le temps de donner des conseils à ceux qui en ont besoin. C’est grâce à cette générosité d’esprit et ce dévouement hors pair, autant que pour son expertise dans un poste souvent sous-estimé, que nous avons le plaisir d’introniser Nathalie Goguen – DJ Nath! – au Temple de la Renommée de l’improvisation! (Texte : Miche Albert; Photo : Josée Robichaud)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Nathalie Goguen, musique et musicalité
samedi 21 octobre 2017
Eric Thériault
Au mi des années 90s, dans son rôle d'enseignant et entraîneur, il ressuscite l'équipe de la Polyvalente Mathieu-Martin, absente depuis le début de ce que l'on reconnaît comme le réseau secondaire aujourd'hui, un réseau dans lequel cette école est devenue une incontournable. Il ressuscite aussi sa propre carrière d'improvisateur au début des années 2000 en devenant un pilier de la Ligue d'Improvisation Acadienne, à laquelle il prête sa notoriété et sa capacité de jeu de haut calibre.
D'un côté plus personnel, Eric est la personne qui, au lieu de faire de grands discours de motivation, est plutôt celle qui glisse un petit mot d'encouragement intime aux co-équipiers qu'il apprécie. C'est bien parce qu'Eric a la belle qualité de véritablement aimer et admirer ce que les autres font, quelque chose que son succès personnel n'a jamais estompé. (Texte : Michel Albert; Photo : Mélanie Roy)
samedi 1 avril 2017
Martin Léger
Mais si on dit qu'il s'est bâti comme joueur, c'est aussi à titre de bâtisseur du réseau d'impro que l'on veut le célébrer. Après s'être converti en arbitre apprécié sur les scènes des écoles du secondaire et à l'universitaire, Marty passe plusieurs années comme entraîneur de l'équipe de Mathieu-Martin à Dieppe, où il bâtit un club solide à partir de débutants qui, en 2015, connaissent une fiche parfaite - Tournoi de qualification, Gougoune Dorée, et finale de la LISSE (ligue dont Marty s'est d'ailleurs occupé plus qu'à son tour). Son style d'entraîneur est souvent utilisé en exemple pour son focus sur le développement et l'indépendance du joueur, un exemple à suivre, car il mène à des joueurs autonomes qui s'adaptent bien aux défis qui les attendent dans les ligues universitaires et civiles.
Avec, sous sa ceinture, à peu près tous les prix qui se gagnent et tous les rôles qui se jouent en impro, Marty se réintègre ensuite à l'équipe des officiels, et continue à jouer au Zèbre d'Or et dans des spectacles d'improvisation alternative, comme le spectacle "Le Jeu de la vie : Destins improvisés" qui fut créé basé sur une de ses idées, et qui remporte l'Éphémère pour le Meilleur événement/spectacle alternatif de l’année en 2024. (Photo : Nathalie Goguen)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Martin Léger et ses théories sur l’humour
vendredi 6 mai 2016
Eric "Boum" Morneault
Qu'est-ce qui faisait sa popularité? Un jeu physique, intense, très drôle, un faiseur de faces tel un Jim Carey brayon, et une énergie qui attirait l'attention par force de personnalité. C'est un jeu qui fonctionnait bien autant ici qu'au Québec, qui attirait les foules et faisait la promotion de notre jeu, et qui a su créer des disciples comme Réjean Claveau, un autre Templier, qui ont à leur tour, propagé le perfectionnement du jeu physique pendant longtemps dans le réseau néo-brunswickois.
En tant que coordonnateur de la Licum, son charisme naturel a aussi été une force de recrutement. Sous sa gouvernance, cette ligue est passée de trois à quatre équipes, un format qu'elle a plus ou moins gardé pour la prochaine décennie. On dirait que les gens à qui il a donné des opportunités cette année-là ont tendance à éventuellement se retrouver au Temple de la Renommée - en plus de Claveau, on pourrait nommer Bass Levesque et Michael Plourde. Plus tard, il deviendra le premier Néo-Brunswickois à être accepté à l'École nationale de l'Humour, un membre fondateur de la Ligue d'improvisation du Madawaska (la LIMA), un participant aux tournois Richard-Therrien, et un invité spécial à la Ligue d'Improvisation Acadienne, entre autres, prouvant ponctuellement qu'il n'a jamais perdu le je-ne-sais-quoi magique qui a toujours marqué son jeu.
Et dire qu'au tout début, il ne voulait rien savoir de l'impro et qu'il ne s'est essayé que sous pression... (Texte et photo : Michel Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Éric « Boum » Morneault et le concept de l’énergie
lundi 11 janvier 2016
Emili Bellefleur
En tant que joueuse, on la reconnaît comme une des premières, ou du moins des plus influentes, à rejeter la notion qu'une joueuse doive nécessairement jouer des rôles typiquement féminins, ou dans un style que la vieille garde reconnaissait comme féminin. Cette veine « féministe » deviendra infectieuse alors que plusieurs autres joueuses de son temps - dont Annik Landry, Elyse Hamel et Carolynn McNally, des femmes qui deviendront toutes aussi influentes sur l'impro néo-brunswickoise dans les années suivantes - racontent aujourd'hui avoir été inspirées par elle à briser les barrières d'un conventionnel désuet. Comme arbitre, elle fera sa réputation rapidement, son arbitrage corsé lui accordant le surnom de « Queen of Mean » ou « Reine de la Haine » dès son premier tournoi. Les joueurs allaient vite apprendre à redouter, mais surtout respecter, les banderoles rouges en paillettes.
Une petite mention doit aussi aller à France, sa mère, qui, peut-être portée par l'engouement de sa fille, a prêté appui à la gang d'impro plus d'une fois, offrant sa maison comme « bed & breakfast » et ses habiletés de couturières aux besoins de la cause. L'impro, c'est familial! (Photo et texte : Michel M. Albert.)
lundi 23 mars 2015
Isabel Goguen
Depuis plus de 20 ans, elle s'affaire en tant que joueuse, officielle ou entraîneure dans une variété de ligues et projets d'impro. Elle commence sa carrière d'impro au secondaire avec l'équipe de la Polyvalente Mathieu-Martin avant de s'embarquer dans un long séjour universitaire où elle remplit les rôles, en alternance, de joueuse et d'arbitre en chef à la Licum, faisant deux fois partie de l'équipe-étoile de l'Université de Moncton - la seconde fois (2010) en tant que capitaine - et arbitrant à la Coupe universitaire d'improvisation. Coordonnatrice de la Licum de 2007 à 2009, elle deviendra l'entraîneure de l'équipe-étoile après ses études (2010). À l'extérieur de la Licum, elle fera aussi partie de l'équipe logistique du groupe d'improvisation exploratoire Les Impromptus, jouera dans la Chiac, et deviendra la première femme à arbitrer à la Ligue d'improvisation Chaleur. Comme joueuse, elle trouve sa vitesse relativement tard dans la vie, remportant deux Zèbres d'Or à la barre de l'équipe Choix Esthétique (en 2022 et 2023).
Toujours présente sur la scène universitaire et postuniversitaire, c'est néanmoins ses efforts dans le réseau des écoles secondaires qui ont fait d'elle une sommité en improvisation. Par l'entremise, tout d'abord, de son travail à la Fédération des Jeunes Francophones du Nouveau-Brunswick jusqu'à 2013, puis par dévouement personnel, elle fait preuve d'un bénévolat qu'on ne peut décrire autrement que d'intense, et se rend responsable d'organiser et de crédibiliser le réseau secondaire, d'organiser les tournois provinciaux, de former joueurs et officiels, de développer l'improvisation dans des écoles où un comité tardait à naître, tout en gardant un œil sur les ligues jeunesse comme la LISSE et la LISPA, de proche ou de loin, toujours libre de ses conseils, toujours mettant l'éthique et l'équité au premier plan dans ses décisions et suggestions. Et il s'agit là d'un travail continu, pour lequel elle ne cesse de faire des sacrifices personnels, un travail qui allait mener à la création officielle d'Improvisation Nouveau-Brunswick, dont elle est encore directrice générale.
Sous son leadership, Improvisation NB servira en bout du compte les improvisateurs de tous les âges et niveaux. La création et le maintien d'un site Internet et d'une stratégie de médias sociaux, avec du nouveau contenu chaque semaine, et la promotion d'événements d'impro dans la province, donne à notre jeu une visibilité accrue, tout en mettant des outils disponibles aux improvisateurs et organisateurs qui veulent perfectionner leur spectacle, ou même tout simplement en démarrer un. Elle continue de donner des formations et présentations sur l'impro, entre autres aux intervenants des écoles intermédiaires qui devront participer au nouveau volet d'impro des Jeux d'Acadie. Et chez les plus vieux, on peut la créditer avec la création d'un tournoi d'improvisation adulte, le Zèbre d'Or (dès 2014) et de la mise sur pied d'une ligue en ligne, la Click, pendant la pandémie. Elle coordonne bon nombre de projets, allant de tournées provinciales à spectacles d'improvisation alternative, participant à certains comme la série de pièces improvisées "Sang Titre"; le spectacle intitulé "Le Jeu de la vie : Destins improvisés" dont elle fait partie remporte l'Éphémère dans la catégorie Meilleur événement/spectacle alternatif de l’année en 2024.
Si l'improvisation semble prendre le l'ampleur dans la province, surtout chez les jeunes, nous n'avons pas besoin de chercher très loin. Son souci pour la création d'une relève, pour les détails dans l'organisation d'activités, pour l'importance de partager les expertises, sa foi dans une structure stable pour l'improvisation... tout ça font d'elle une ressource indispensable pour l'impro néo-brunswickoise, pour ne pas parler de l'influence qu'ont ses efforts sur le reste de la francophonie canadienne et d'ailleurs! (Texte : Michel Albert. Photo : Josée Robichaud.)
lundi 12 janvier 2015
Eric Butler
Pour tout le monde qui a eu la chance de partager l'arène avec lui, Eric Butler est synonyme de générosité. Désarmant, il met les autres en confiance, ne cherche jamais à "shafter" l'autre (pourtant un réflexe chez bien des joueurs de son époque), et prend la responsabilité des insuccès sur ses épaules, même s'il n'a rien à se reprocher. C'est la même générosité et la même intégrité d'esprit qui l'a propulsé vers un certain succès au théâtre et à la télé; quelqu'un avec qui on veut travailler, quoi! Talentueux, sympathique, et d'abord et avant tout, VRAI. Il reste un exemple hors pair de l'attitude qu'un joueur d'impro devrait adopter, et vous ne serez pas surpris d'entendre que plusieurs joueurs de son temps, et qui sont venus après, le voient comme un exemple à suivre encore aujourd'hui. (Photo et texte : Michel M. Albert)
lundi 17 mars 2014
Annik Landry
Normalement, pour les bâtisseurs, le jeu prend deuxième place. Pas pour Annik. Son parcours de joueuse est rempli de succès. Elle aide la CDJ à gagner la Gougoune Dorée deux fois, en 2001 et 2002, les premières équipes d'Edmundston à réussir cet exploit depuis la fin de leur « streak » de '90 à '96. Cette dernière victoire envoie son équipe (avec des éléments des autres équipes du Nord-Ouest) à la 2e édition des Jeux de la Francophonie canadienne où elle remporte la médaille d'or. Elle participe à cinq Coupes universitaires, la première avec la LILOMA, les autres avec la Licum, et inscrit son nom sur la Coupe en 2004. Il y a même une Rondelle Sacrée et un Richard-Therrien là-dedans quelque part. Avec l'équipe des Impromptus, elle remportera trois Zèbres d'Or. Elle sera aussi une des joueuses importantes de la Click, la ligue en ligne instaurée pendant la pandémie.
Annik Landry est, en effet, une de nos plus grandes « actrices » en impro, capable de se perdre dans ses rôles si bien qu'on peut avoir le sentiment, en jouant avec elle, qu'on parle au personnage, qu'Annik est disparue et que, uh-oh, ça pourrait aller n'importe où. Par rapport à Annik, tout le monde est décroché. Dans son travail avec les Impromptus, elle a démontré maintes et maintes fois combien elle n'avait pas froid aux yeux, à travers sa capacité de jouer des improvisations de très longue haleine sans jamais perdre l'intérêt de son public. Et elle fait partie de cette vague de joueuses qui ont toujours refusé de se laisser mettre dans la boîte du personnage uniquement féminin - vous savez, cette tendance qu'ont certains joueurs de ne donner que des rôles de blondes ou de mères aux improvisatrices - créant des personnages des deux sexes sans effort, et se donnant la pleine gamme d'options pendant un spectacle. Nous voyons à son entrée au Temple de la Renommée les résultats de cette vague, alors qu'une Licum majoritairement composée de femmes l'applaudit. (Photo et texte : Michel M. Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Annik Landry sur l'impro et théâtre
lundi 18 novembre 2013
Rémi Goupil
En tant que directeur général de la Fédération des Jeunes Francophones du Nouveau-Brunswick, il relève le défi de donner à l'improvisation secondaire une structure plus professionnelle et une légitimité accrue, employant plusieurs improvisateurs pour créer le squelette d'une association qu'on appellera Improvisation NB. Bien que sous l'égide de la FJFNB pendant une courte période seulement, le circuit secondaire profite pendant ce temps d'ateliers, colloques et promotion qui auront nourri les jeunes improvisateurs, fait développer l'improvisation dans des coins encore arides de la province, et augmenté la visibilité et crédibilité de notre activité. En tant que responsable des activités socio-culturelles de l'Université de Moncton - Campus Moncton, il garde encore l'improvisation dans son coeur et facilite la production de spectacles - universitaires et autres - dans les espaces du campus.
L'impact sur l'impro de son duo musical atroce, les Pastels Arc-en-Ciel (avec co-Templier Sylvain Ward), n'a pas encore été identifié. (Texte et photo : Michel Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Rémi Goupil et le leadership
mardi 2 juillet 2013
Alain "Big Al" Degrâce
Natif de Bathurst, Alain Degrâce commence son parcours d’improvisation dans le réseau secondaire alors qu’il fréquente l’École Secondaire Nepisiguit. Son parcours à l’Université de Moncton en administration lui permet de devenir membre et joueur de la Licum de 1997 à 2002 (où il sert de coordonnateur pour une saison, et fait faire une ceinture pour les événements « pay-per-view » de la ligue) avant d’être recruté par la LIEU (Université d’Ottawa) en 2005-06 (il deviendra plus tard joueur, arbitre et entrâineur à l'Université du Québec à Rimouski). Mais c’est lorsqu’il revient dans sa terre natale en 2004 qu’il fonde la LIC. C’est grâce à sa vision, son courage, un nombre d’heures incalculable, sa persévérance, et son dévouement que plusieurs jeunes de la région du nord-est du Nouveau-Brunswick ont pu commencer, aimer et pratiquer le jeu d’improvisation.
Si nous pourrions résumer Alain Degrâce en un seul mot, ce serait définitivement le mot « passion ». Cet homme est intensément dévoué à son sport, tellement qu’il aura longtemps passé toutes ses fins de semaine à faire quelque chose relié à l’impro, souvent à son propre compte, et parfois à son détriment. On le reconnaît pour son chapeau noir qui, au cours des années, a chapeauté un polymorphe : joueur, arbitre, entraîneur, spectateur, et organisateur. Il est et sera toujours un étudiant éternel du jeu de l’improvisation, un amoureux et intense défenseur du style Gravelien, un arbitre coloré et convoité par les ligues et tournois amateurs et secondaires de la province du Québec, et auteur d’un mouvement pour la standardisation des règlements de la CUI. La pandémie ne l'arrête pas non plus, car il se joint rapidement à la ligue en ligne, la Click, participant à deux de ses équipes. Il a encore aujourd'hui les pieds dans la Ligue d’Improvisation Chaleur. (Texte : Philippe St-Onge et Éric Lavoie; Photo: Michel M. Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Alain Degrâce et la standardisation des règlements
lundi 18 mars 2013
Sylvain Ward
Dès ses débuts à la Polyvalente Marie-Esther, Sylvain se démarque avec un jeu déjà solide surtout grâce à sa force première, la création de personnages. Il était capable de charmer le public très rapidement avec son évident talent de comédien. À son arrivée à la Licum en septembre 2002, Sylvain capte vite l'attention de tous et devient un favori des spectateurs. Il accède à l'équipe-étoile de l'Université de Moncton dès sa deuxième année et grave son nom sur la CUI en tant que substitut. Mais comme cela arrive souvent, un joueur méritera sa CUI plus tard dans sa carrière universitaire. Son entrée en art dramatique propulse son jeu vers de nouveaux sommets. Chaque année, on lui demande de représenter l'Université de Moncton à la Coupe universitaire et son jeu reste en constante évolution. Il deviendra un des meilleurs joueurs du Nouveau-Brunswick, en mariant les outils du comédien à ceux de l'improvisateur-né.
Quand la Licum passe à ce qu'elle appelle "Phase 2", Sylvain est parmi les joueurs finissants qui poussent les limites de ce qui peut se faire en impro en matière de ton et d'audace. Un des fondateurs des Impromptus après ses études, il amène au groupe ses personnages vrais et cocasses, un élément musical qui change le champ sonore de l'improvisation au N.-B., et se retrouve souvent en charge des mises en scène et de la scénographie des spectacles. Son amour pour l'improvisation l'apporte à donner des ateliers dans toutes les écoles secondaires de la province - soit à travers les Impromptus ou la FJFNB - où il sert de modèle à plusieurs. C'est lui qui développe le concept de "La Table", une occasion pour les jeunes d'approfondir leur vocabulaire d'impro avec des vétérans et experts lors de tournois, expérience qui a bénéficié à plusieurs équipes dans ses années actives. Par son refus de s'asseoir sur ses lauriers et son don de toujours pousser le jeu dans différents sens, Sylvain sera toujours reconnu comme un joueur ayant son public à coeur et ce public le reconnaîtra comme un des grands. (Texte: Rémi Goupil avec Michel Albert. Photo: Isabel Goguen)
lundi 26 novembre 2012
Richard Therrien
C'est en 1985 que M. Therrien, alors directeur des activités socioculturelles du Centre universitaire Saint-Louis-Maillet (maintenant l'UMCE), accepte l'offre de Ghislain Taschereau de la LI2FUM (maintenant la LICUM) de donner un atelier d'improvisation aux joueurs d'Edmundston. C'est à la suite de cet atelier que les participants, dont deux membres actuels du Temple, Michel Hédou et Michel McSween, forment la Ligue d'Improvisation LOuis-MAillet (LILOMA). C'est Richard qui a, par la suite, fait toutes les démarches nécessaires non seulement pour former la LILOMA, mais aussi pour s'assurer que les membres de la nouvelle ligue participent à la toute première Coupe Universitaire d'Improvisation à Trois-Rivières en 1987, où il leur sert d'entraîneur, leur premier.
Déjà une force culturelle dans la communauté du Madawaska à travers sa première passion, la troupe folklorique des Danseurs de la Vallée St-Jean, il aurait pu s'en tenir à se concentrer sur cette activité seule. Mais son amour pour l'improvisation aura fait en sorte que les équipes auraient rarement besoin de faire des campagnes de financement pour aller aux tournois, une partie de son budget toujours réservée à ce comité. Plus d'une fois, il aura suivi l'équipe à la CUI pour donner son appui, ou même pour participer en tant que juge (pendant la période où un tel poste était requis), toujours avec intelligence et intégrité.
Son décès dans un accident de route en septembre 2002 a créé un grand vide à l'UMCE, un vide qui n'a jamais été rempli. Par manque d'appui socioculturel, la LILOMA qu'il a aidé à fonder a cessé d'exister en 2005. Afin de l'honorer, un tournoi amical portant son nom a été tenu entre 2003 et 2005, au profit d'un fonds de bourse qu'il avait créé en honneur de ses parents.
M. Therrien aurait pu ignorer ou négliger l'offre de Ghislain Taschereau, mais grâce à son souci pour le développement culturel dans sa région, la LILOMA a pu connaître de belles années entre 1985 et 2005. S'il avait dit non, il est possible de croire que les Michels Hédou, McSween et Albert, les Daniel Carrier, Philippe St-Onge et Marc Lebouthillier de ce monde - pour ne nommer que des Templiers - n'auraient pas commencé ou continuer leur cheminement en improvisation. Prenons un moment pour se souvenir du pionnier qui nous a donné toute une branche de notre famille d'improvisation. (Texte : Michael Plourde avec Michel Albert. Photo : Société historique du Madawaska)
lundi 19 mars 2012
Eric "Jamaican Tornado" Lavoie
Si le numéro 99 est associé dans la LNH à un des plus grands noms du hockey, soit celui de Wayne Gretzky, dans le monde de l’improvisation au Nouveau-Brunswick, ce numéro est, et sera pour toujours, celui d’Éric « Jamaican Tornado » Lavoie.Autant bâtisseur que joueur émérite, Éric est le coeur et le sang de l'équipe de la Polyvalente Thomas-Albert de Grand-Sault où il est entraîneur depuis plus de 20 ans (aucune retraite ne semble sticker), une équipe qui profite bien de son expertise et de sa passion pour le jeu. Il supervise aussi la formation de joueurs dans une école intermédaire de sa région, et prête appui à la Ligue d'Improvisation Chaleur pendant la majorité de ses années actives, autant en tant que joueur qu'officiel, conduisant des routes dangereuses pour s'y rendre de façon régulière. C'est le genre de gars qui vient à une Coupe universitaire juste pour la chance d'y être juge de ligne.
Parce que réalisez bien : Éric en MANGE de l'impro. Comme entraîneur ou comme joueur, c'est sa capacité de donner de lui-même qui surprend et impressionne. Sa façon de prendre soin de ses jeunes, de diriger son équipe, fait de lui l’entraîneur le plus respecté du circuit, comme le font foi ses nombreux titres d’entraîneur du tournoi, prix qu’il remportait pratiquement chaque année pour un certain temps. Il ne veut pas que ses joueurs gagnent à moins qu'ils ne gagnent BIEN, une qualité inestimable chez un formateur d'impro. Un joueur qui veut avant tout offrir le meilleur spectacle possible, il ne laisse rien l'empêcher de le faire. Il a joué malade et blessé, mais toujours su donner ses meilleures performances dans les moments les plus importants - un modèle de bravoure et de persévérance pour les improvisateurs de la province.
Et que dire de son jeu tout aussi influent? Un jeu physique aux expressions faciales démesurées et au sens du punch incroyable. Son sens de la répartie et sa capacité de nous transporter dans un univers absurde et loufoque sont souvent imités, mais rarement égalés. La raison est simple : Tornado ne se couche jamais sur ses lauriers. Il continue de peaufiner son jeu, d'aiguiser sa vitesse d'esprit, et refuse de les prendre comme des acquis. Il entraîne maintenant la prochaine génération de Lavoies et joue régulièrement au Zèbre d'Or (sa performance en 2023 lui vaut l'Éphémère de la Meilleure performance dans un impro-match), donc la véritable retraite semble bien loin. (Éléments de texte : Justin Guitard et Michel Albert; Photo : Audrey Lizotte)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Éric Lavoie et le rôle de l’entraîneur
Daniel "Puce" Carrier
Peu de joueurs ont réussi à exceller à la fois au secondaire et sur deux campus universitaires comme l'a fait Daniel "Puce" Carrier. Daniel est un paradoxe de l'improvisation. Lors de ses années actives, il était timide, mais brillait sur la glace. Il était calme, mais plein d'énergie. Il était compétitif, mais zen. Il était un joueur qui passait souvent inaperçu jusqu'au moment où il prenait une improvisation médiocre et la rendait intéressante et divertissante. Et bien qu'un joueur de calibre aux tournois, il ne voulait pas pour autant sentir la pression de la "compétition" et voguait plutôt dans le sens de la générosité.Son trajet commence à la Cité-des-Jeunes A.-M. Sormany où il fait immédiatement l'équipe-étoile, puis en devient capitaine. En trois ans ('95 à '97), deux victoires à la Gougoune Dorée et une finale. En '96-'97, il est le seul joueur du secondaire retenu pour jouer dans la ligue civile du Madawaska, la LIMA. En '97-'98, avec l'aide de ses partenaires, Christian "Moose" Lajoie et Dominic Dalpé, il redonne à la LILOMA (Ligue du Campus d'Edmundston) une stabilité et une fierté après plusieurs années de néglect, grâce à une éthique de travail et un effort incroyable de promotion. Il devient de loin un des joueurs les plus aimés de l’histoire de la LILOMA et, à lui seul, est capable d’attirer des partisans. C'est avec le Campus d'Edmundston qu'il participera à quatre Coupes universitaires d'Improvisation, la dernière à titre d'entraîneur, guidant en 2002 son équipe à sa meilleure performance à la CUI.
Il se rend ensuite à Moncton, où il jouera dans la Licum et y remportera une de ses deux CUIs en 2004. Ajoutons à son C.V. une victoire au Tournoi Richard-Therrien, une participation à la Ligue d'Improvisation Acadienne, des matchs dans plusieurs festivals, et de nombreux prix personnels. Et pour tout ça, Puce a toujours su rester humble et généreux. On le verrait dans un livre "Un bon exemple de..."
Sa générosité et capacité d'être rassembleur sont à la source de plusieurs belles histoires d'impro, comme la fois qu'il a pu assembler une équipe complète d'officiels à la dernière minute pour un tournoi à Edmundston, ou quand le cégep de Rimouski a dû se désister le jour-même d'un match amical avec la LILOMA par manque de voitures, Puce décide de faire l'aller-retour pour aller les chercher gratuitement. Le Nouveau-Brunswick peut difficilement trouver meilleur ambassadeur. (Éléments du texte : Jean-Sébastien Levesque, Michael Plourde et Michel Albert; Photo : Michel Albert)

















