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jeudi 6 novembre 2025

Stéphane Bourgoin

En 1985, Stéphane Bourgoin devient co-fondateur de la Ligue d’improvisation du Centre universitaire Saint-Louis-Maillet - la LILOMA - à Edmundston (sous le sigle original de la LICUSML), puis quelques années plus tard de la ligue qu'on appelle aujourd'hui la LICUM (les deux fois avec Templier Marc Lebouthilier), et participe aux Coupes universitaires de 1988 à 1990 à titre d’arbitre en chef, soit pour le CUSLM, soit pour la LICUM, puis comme juge de salle jusqu’à 1994. Il sert aussi d’arbitre à plusieurs des premières Gougounes Dorées. Stéphane se soumet aux besoins de ces ligues, et devient rapidement arbitre pour remplir un besoin et laisser sa place à des joueurs qu'il trouve meilleurs - marque de sa qualité comme organisateur et comme personne - son amour réel est pour le jeu. Et c'est à travers du jeu qu'on le redécouvrira.

Après un long intérim pendant lequel il se donne surtout au théâtre communautaire et comme joueur avec la Machine du Madawaska, ancêtre de la Ligue d’improvisation du Madawaska et Alentours, la LIMA, en particulier au Tournoi Richard-Therrien, Stéphane se réintègre au réseau en 2019 comme juge aux Jeux régionaux Madawaska-Victoria, en vue de la Finale des Jeux de l’Acadie; fait partie de la LIMA; et se joint aux Vieilles Ployes pour jouer au Zèbre d’Or, édition 2023, y remportant le prix de la Personnalité la plus sympathique. L’année suivante, son équipe remporte le Zèbre. On retrouve Stéphane comme un joueur enjoué, qui dit toujours oui à tout ce qu'on lui propose. En 2024, il est en lice dans la catégorie Découverte de l’Année au Gala d’improvisation Les Éphémères, ironique pour une personne qui était présente aux débuts du jeu néo-brunswickois. (Texte: Michel Albert. Photo: Josée Robichaud)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Stéphane Bourgoin et le théâtre communautaire
La cérémonie de son intronisation est disponible sur YouTube.

vendredi 6 mai 2016

Eric "Boum" Morneault

Un des joueurs les plus remarqués de son époque, et donc un des plus influents, Boum Morneault commence sa carrière en 1990 à la Cité-des-Jeunes A.M.-Sormany et dès la 10e année, est médaillé le plus utile de son équipe, une équipe qu'il aide à gagner la Gougoune Dorée trois ans de suite. La légende vérifiée veut, qu'une fois, sur un match du midi, un arbitre trop zélé l'avait expulsé en début de partie, et les quelque 200 spectateurs sont sortis. Au niveau universitaire, il se joint immédiatement à l'équipe-étoile de l'Université de Moncton - Campus Moncton - se rend chaque fois en finale de la Coupe universitaire d'improvisation avec celle-ci, et se voit même nommé Choix du Public à la CUI Laval 1994. Il racle évidemment tous les gros prix personnels à la Licum pendant ses années.

Qu'est-ce qui faisait sa popularité? Un jeu physique, intense, très drôle, un faiseur de faces tel un Jim Carey brayon, et une énergie qui attirait l'attention par force de personnalité. C'est un jeu qui fonctionnait bien autant ici qu'au Québec, qui attirait les foules et faisait la promotion de notre jeu, et qui a su créer des disciples comme Réjean Claveau, un autre Templier, qui ont à leur tour, propagé le perfectionnement du jeu physique pendant longtemps dans le réseau néo-brunswickois.

En tant que coordonnateur de la Licum, son charisme naturel a aussi été une force de recrutement. Sous sa gouvernance, cette ligue est passée de trois à quatre équipes, un format qu'elle a plus ou moins gardé pour la prochaine décennie. On dirait que les gens à qui il a donné des opportunités cette année-là ont tendance à éventuellement se retrouver au Temple de la Renommée - en plus de Claveau, on pourrait nommer Bass Levesque et Michael Plourde. Plus tard, il deviendra le premier Néo-Brunswickois à être accepté à l'École nationale de l'Humour, un membre fondateur de la Ligue d'improvisation du Madawaska (la LIMA), un participant aux tournois Richard-Therrien, et un invité spécial à la Ligue d'Improvisation Acadienne, entre autres, prouvant ponctuellement qu'il n'a jamais perdu le je-ne-sais-quoi magique qui a toujours marqué son jeu.

Et dire qu'au tout début, il ne voulait rien savoir de l'impro et qu'il ne s'est essayé que sous pression... (Texte et photo : Michel Albert)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Éric « Boum » Morneault et le concept de l’énergie

lundi 11 janvier 2016

Emili Bellefleur

Emili Bellefleur est une de ces improvisatrices qui, en base âge, s'intéresse au développement de l'improvisation dans son ampleur provinciale, de ses timides débuts comme substitut de l'équipe de la Cité-des-Jeunes A.M. Sormany à Edmundston à la fin des années 90s, participant à des premiers échanges intraprovinciaux via Internet et devenant éventuellement capitaine d'une équipe qui remporte la Gougoune (2001), jusqu'à après son départ du Nouveau-Brunswick quand elle devient ambassadrice de nos valeurs en arbitrant pour un certain temps au Manitoba, terminant son séjour là en 2012 comme Joueuse de l'année. Entre les deux extrémités de cette carrière, elle joue à divers endroits comme aux Jeux de la Francophonie Canadienne, au Mondial Junior de Val-Cartier (avec la RINO), aux Fêtes de la Nouvelle France (pour le Manitoba), et à la Ligue d'improvisation du Centre universitaire de Moncton (Licum) pour plusieurs années, atteignant le rôle de capitaine et de membre de son équipe-étoile, avant de devenir une des arbitres les plus mémorables de la ligue, exportant son style à divers tournois comme la Gougoune, l'Invitationel Richard-Therrien (où elle a aussi joué comme membre de la mythique LISA) et  la Coupe universitaire. Elle terminera sa carrière en Acadie à la Ligue d'Improvisation Acadienne.

En tant que joueuse, on la reconnaît comme une des premières, ou du moins des plus influentes, à rejeter la notion qu'une joueuse doive nécessairement jouer des rôles typiquement féminins, ou dans un style que la vieille garde reconnaissait comme féminin. Cette veine « féministe » deviendra infectieuse alors que plusieurs autres joueuses de son temps - dont Annik Landry, Elyse Hamel et Carolynn McNally, des femmes qui deviendront toutes aussi influentes sur l'impro néo-brunswickoise dans les années suivantes - racontent aujourd'hui avoir été inspirées par elle à briser les barrières d'un conventionnel désuet. Comme arbitre, elle fera sa réputation rapidement, son arbitrage corsé lui accordant le surnom de « Queen of Mean » ou « Reine de la Haine » dès son premier tournoi. Les joueurs allaient vite apprendre à redouter, mais surtout respecter, les banderoles rouges en paillettes.

Une petite mention doit aussi aller à France, sa mère, qui, peut-être portée par l'engouement de sa fille, a prêté appui à la gang d'impro plus d'une fois, offrant sa maison comme « bed & breakfast » et ses habiletés de couturières aux besoins de la cause. L'impro, c'est familial! (Photo et texte : Michel M. Albert.)

samedi 1 décembre 2001

Michel Hédou

Michel Hédou a été instrumental au développement de l'impro dans le Nord-Ouest. Il a d'abord joué au Centre universitaire Saint-Louis-Maillet (aux débuts de la LILOMA en 1985, performant dans le premier improvisathon de 50 heures) et par la suite, avec l'équipe de Moncton (Licum), a remporté la Coupe universitaire d'Improvisation en 1990. Ses accomplissements ne s'arrêtent pas là. Entraîneur de l’équipe de la Cité-des-Jeunes A.M.-Sormany de 1991 à 1995, il l’aide à gagner la Gougoune Dorée chaque année. Sous sa tutelle, l'équipe de la CDJ reconquiert la Gougoune en 2001 après une absence temporaire. En 2002 encore, et cette fois emportera cette équipe aux Jeux de la Francophonie Canadienne où elle se méritera la médaille d’or (ce ne serait pas sa dernière participation à ces Jeux à titre d’entraîneur). Il retournera à la barre de cette équipe dans les dernières années de sa carrière d'enseignant avant de se concentrer sur la LIMA (Ligue d'Improvisation du Madawaska et des Alentours), et agit depuis longtemps comme personne ressource importante dans sa région pour le réseau dans son sens plus large (Jeux d’Acadie, ligues civiles, organisation de Coupes universitaires, etc.).

Pour la Gougoune édition 1995 présentée à Edmundston, Michel a voulu inviter des équipes qui, ordinairement, ne faisaient pas partie du circuit d'impro secondaire. Résultat : Pour la première fois depuis le début du tournoi, l'apparition d'équipes de Grand-Sault et de Saint-Jean. De plus, c'était la première Gougoune à laquelle l'équipe de Mathieu-Martin participe. Depuis, les équipes de Dieppe et de Grand-Sault sont des régulières aux tournois secondaires; Saint-Jean a tout de même participé pour plusieurs années par la suite. L'effet boule-de-neige de telles invitations a fait en sorte que Saint-Léonard, Shédiac et plusieurs autres se sont ajoutées comme participantes aux tournois secondaires de l'époque. Ça, c'est du développement!

C'est le genre de gars qui sait donner confiance à ses joueurs, qui va chercher leur 100%. Plus important encore, tu aimes jouer de l'impro quand tu as Michel comme entraîneur! S'il y a un conseil que Michel a donné et dont ses joueurs se souviennent pour toujours, c'est : « T'as pas besoin d'être moteur pour gagner l'impro ». Il appuyait ce commentaire avec son propre exemple de l'impro (CUI '90) où il n'a pu placer qu'un mot sauf à la toute fin où il a dit : « Maman, tu parles trop! » Sifflet. Moncton gagne l'impro. Le oui-oui-dire, là étaient sa force et la philosophie sur lesquelles il insistait dans ses équipes. Comme joueur, il est pierre angulaire de la LIMA et en 2024, remporte le Zèbre d'Or pour son équipe ambassadrice.
(Texte : Marc-André Castonguay; Photo : Sears)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Michel Hédou et l’écoute

mercredi 1 décembre 1999

Michael "Bauble" Plourde

Michael Plourde a été, pendant longtemps, sans doute le bénévole d'impro le plus sous-apprécié de la province, mais le Temple a souhaité souligner son dévouement par une place parmi ses étoiles. Michael est passé d'excellent juge de ligne dans la Licum, à arbitre auxiliaire dans tous les tournois secondaires de la province. En fait, après son redéménagement à Edmundston, il a passé plusieurs années a n'a presque pas manquer de tournois, tournois auxquels il participait par la grâce de son propre portefeuille, en prenant ses congés lors des fins de semaine appropriées.

Un des organisateurs (et arbitre en chef de la finale) à la CUI 2002 à Edmundston, il participe activement à la LILOMA à l'Université de Moncton-Campus Moncton pour quelque temps. En 2003, il crée le Tournoi Richard-Therrien, une rencontre postsecondaire qui se voulait annuelle dans cette même ville. Par la suite, il devient entraîneur de l'équipe de la Cité-des-Jeunes A.M.-Sormany pour quelques années, et membre de ligues dans sa région, soit au Madawaska ou de l’autre côté de la frontière québécoise au Témiscouata. Quand les tournois secondaires se déroulent dans sa région, on le verra participer à nouveau à titre d’officiel.

Un colon avoué, Michael a le souci du spectacle, faisant tout pour celui-ci. Il a remis le piquant dans le rôle du juge de ligne quand on croyait qu'André Phelps® avait déjà tout fait, et ne manque jamais à l'appel pour rendre quelque chose divertissant. Colon de l'année en 1995 et Colon de la décennie en 2004, « Bauble » a, sans faire exprès, donné une tradition importante à la Licum : celle de remettre ce prix à leur plus divertissant colon de chaque année. Il fut le premier, et en signe de respect, il se retrouva en lice chaque année pour les prochains 10 ans. (Photo par John Boucher)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Michael « Bauble » Plourde et l’arbitre chien

mercredi 1 avril 1998

Michel McSween

Sans Michel McSween, que serait l'impro dans la région du Madawaska aujourd'hui? Un des premiers à jouer notre sport théâtral dans cette région, il fut instrumental à l'instauration et la maintenance de l'impro au Centre universitaire Saint-Louis-Maillet, ligue qui, sous sa direction, ira établir un record mondial pour le plus long match (50 heures; le record sera battu l’année suivante par une autre ligue néo-brunswickoise). Il participe aux 7 premières Coupes universitaires soit comme joueur, entraîneur ou organisateur, ayant été en charge de celle de 1991 à Edmundston, puis aide à en organiser une autre en 2002, y servant aussi de juge de salle et président d’honneur. En 1996-97, il crée la LIMA (Ligue d'Improvisation du Madawaska et Alentours), une ligue civile qui, après une plus de 20 ans en berne, reprend de ses cendres dans les 2020s.

L'amour que McSween avait pour le jeu est évident, car après de nombreuses années, il se prête à l'exercice occasionnellement dans sa région. Dans les années 2000, par exemple, il participe aux tournois Richard-Therrien dont sa région est hôtesse. On peut aussi le remercier pour les excellents joueurs qui nous sortent constamment du Nord-Ouest : des Boum Boum Morneaults aux Moose Lajoies, des Daniel Carriés aux Michel Alberts, en passant par les nombreuses équipes ayant remporté les honneurs aux Gougounes Dorées. Une tradition, ça commence quelque part. Et dans ce cas-ci, ça commence souvent avec Michel McSween.

Tout au long de sa carrière d’improvisateur, il s’est fait recruteur, le gars intense qui venait te voir pour s’assurer que, oui oui, tu allais jouer ou arbitrer toi-là, dans tel ou tel événement, dans telle ou telle ligue. Tristement, Michel McSween est décédé en 2014, laissant plusieurs générations d’improvisateurs reconnaissants derrière lui. Voyez l’hommage que certains lui ont porté sur le blogue d'ImproNB
 ICI(Photo par Michel Hédou)