Connu à la fois pour son jeu lettré, mais aussi étrangement physique, Etienne Boivin est omniprésent dans le monde de l'improvisation au Nouveau-Brunswick à travers la première décennie des années 2000. Joueur-étoile à l'École Mathieu-Martin et à la Ligue d'Improvisation du Campus universitaire de Moncton, il jouera aussi dans la Ligue d'Improvisation Acadienne et la Chiac. Son long séjour universitaire se termine en 2007, mais cette saison de qualité le lance dans deux projets. Le premier: donner une importante partie de son temps à la Licum en tant qu'arbitre en chef et entraîneur de l'équipe-étoile, des postes qu'il aura d'abord rempli dans le réseau secondaire à l'occasion, soit comme arbitre dans les tournois, soit comme entraîneur de l'équipe de Mathieu-Martin. Dans ce rôle, il amène des équipes-étoiles à la Coupe universitaire jusqu'en 2010. Il avait presque gagné cette Coupe en 2004, mais l'avait passée, à une improvisation près, sur le banc des blessés. Tout de même, c'est le groupe auquel il avait contribué qui a remporté les honneurs cette année-là.
L'autre projet d'envergure qui naît de la saison de 2007 est la troupe d'improvisation exploratoire Les Impromptus, dont Etienne est membre fondateur. Rendu possible en partie par sa passion pour l'improvisation plus littéraire et cultivée, ce projet verra Etienne collaborer à divers spectacles novateurs, dont plusieurs séries de pièces improvisées alors que les Impromptus sont sur la route. Son influence se fait donc encore sentir, soit dans les types de spectacles entrepris aujourd'hui au Nouveau-Brunswick, soit dans les cohortes touchées par son jeu, arbitrage et coaching, mais c'est aussi pour son implacable engagement de longue haleine qu'on le voit aujourd'hui prendre sa place au sein du Temple de la Renommée. (Texte et photo: Michel Albert.)
La cérémonie de son intronisation est disponible sur YouTube.
Aucun message portant le libellé Chiac. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Chiac. Afficher tous les messages
mercredi 15 juin 2022
samedi 20 octobre 2018
Mark Doiron
Mark Doiron commence son trajet d'improvisation à Shédiac, membre de l'équipe-étoile de la Polyvalente Louis-J.-Robichaud, la première à se qualifier pour le Championnat provincial, tournoi auquel elle se rend, cette année-là, en demi-finale. À l'Université de Moncton, il sera joueur-étoile au mi des années 2000, apprécié autant ici que dans les rencontres interprovinciales et ce, malgré le fait que nos amis québécois ne saisissaient pas toujours le caractère acadien de son langage. Mais vous voyez, Mark a cette façon de jouer qui transcende la parole. Il est un de nos plus grands exemples de sympathie pure. Sa bonne humeur, son attitude positive, son rire infectieux, sa vulnérabilité innée, sa joie de vivre, tout ça fait en sorte qu'il est non seulement apprécié, mais adoré, de collègues comme de publics. À chaque fois qu'il revient jouer sur nos planches, comme au Zèbre d'Or et au Match des Anciens, on réalise combien il nous manque. Mark a aussi été entraîneur de l'équipe de LJR pendant un certain temps, et est un des co-fondateurs de la Chiac, une regrettée ligue civile à Moncton qui n'a pas survécu son départ du Nouveau-Brunswick, mais qui reste dans nos souvenirs les plus précieux. Tout comme ses performances énergiques et charmantes, d'ailleurs. Bâtisseur, entraîneur, joueur hors pair, ambassadeur pour l’Acadie, mais aussi, bel exemple d’esprit sportif. (Texte et photo: Michel Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Mark Doiron et le respect
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Mark Doiron et le respect
samedi 14 avril 2018
Nathalie Goguen
Nathalie Goguen commence à jouer de l’impro à la Polyvalente Mathieu-Martin de Dieppe en 2006, membre de son équipe-étoile à deux occasions. Puis après le secondaire, elle joue une saison dans la ligue civile la Chiac, et à l'université, se range du côté des officiels et bénévoles, d’abord comme photographe, puis comme responsable de la musique, et enfin comme coordonnatrice de la Ligue d’improvisation du Campus universitaire de Moncton, la Licum. Mais c’est vraiment comme DJ qu’elle elle la mieux connue, ayant joué ce rôle à un nombre incalculable d’événements d’impro aux niveaux primaire, secondaire, universitaire et civil depuis une plus d'une décennie. Elle a perfectionné ce rôle comme personne d’autre ne l’a fait avant et est maintenant et dorénavant la référence quand ça vient à ce poste de soutien. Impros à part, ça vaut la peine de voir un match auquel elle fait tourner les platines (façon de parler), pour les liens qu’elle crée entre l’impro jouée et les chansons qui suivent. Elle ajoute un niveau de plus à chaque spectacle.
De plus, D-D-D-D-D-DJ Nath fait régulièrement une bonne part du travail logistique des tournois organisés par Improvisation Nouveau-Brunswick (horaires, etc.) et fut la première Vice-présidente interne de l’organisme, en charge de développer son côté formations et ateliers. Aux tournois, ses tâches font en sorte qu’elle est parmi ceux et celles qui ont le moins de pauses – ne l’approchez pas en mi-après-midi sans nourriture à lui offrir! – mais trouve quand même le temps de donner des conseils à ceux qui en ont besoin. C’est grâce à cette générosité d’esprit et ce dévouement hors pair, autant que pour son expertise dans un poste souvent sous-estimé, que nous avons le plaisir d’introniser Nathalie Goguen – DJ Nath! – au Temple de la Renommée de l’improvisation! (Texte : Miche Albert; Photo : Josée Robichaud)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Nathalie Goguen, musique et musicalité
De plus, D-D-D-D-D-DJ Nath fait régulièrement une bonne part du travail logistique des tournois organisés par Improvisation Nouveau-Brunswick (horaires, etc.) et fut la première Vice-présidente interne de l’organisme, en charge de développer son côté formations et ateliers. Aux tournois, ses tâches font en sorte qu’elle est parmi ceux et celles qui ont le moins de pauses – ne l’approchez pas en mi-après-midi sans nourriture à lui offrir! – mais trouve quand même le temps de donner des conseils à ceux qui en ont besoin. C’est grâce à cette générosité d’esprit et ce dévouement hors pair, autant que pour son expertise dans un poste souvent sous-estimé, que nous avons le plaisir d’introniser Nathalie Goguen – DJ Nath! – au Temple de la Renommée de l’improvisation! (Texte : Miche Albert; Photo : Josée Robichaud)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Nathalie Goguen, musique et musicalité
samedi 1 avril 2017
Martin Léger
De ses débuts à la Polyvalente Louis-J.-Robichaud de Shédiac, en passant par la Chiac et la Ligue d'improvisation du Campus universitaire de Moncton, la Licum, l'histoire de Marty Léger allait en être une de persévérance. C'est l'histoire d'un fonceur qui survit à une multitude de revers, souvent en prenant les choses à la léger (calembour!) avec bonne humeur, mais en revenant à la charge. Il est donc un joueur accompli, qui s'est construit lui-même en se donnant des objectifs, quelqu'un qui a dû y travailler pour arriver à son succès. De juge de ligne à joueur à capitaine à joueur étoile, Marty a grimpé les échelons un à la fois. Et avant que vous ne pensiez que c'est un bien faible compliment que nous lui faisons, sachez combien Improvisation NB a de respect pour un tel trajet. Tout le monde a une leçon à apprendre de joueurs comme lui, et pas seulement parce qu'il est parmi nos plus drôles.
Mais si on dit qu'il s'est bâti comme joueur, c'est aussi à titre de bâtisseur du réseau d'impro que l'on veut le célébrer. Après s'être converti en arbitre apprécié sur les scènes des écoles du secondaire et à l'universitaire, Marty passe plusieurs années comme entraîneur de l'équipe de Mathieu-Martin à Dieppe, où il bâtit un club solide à partir de débutants qui, en 2015, connaissent une fiche parfaite - Tournoi de qualification, Gougoune Dorée, et finale de la LISSE (ligue dont Marty s'est d'ailleurs occupé plus qu'à son tour). Son style d'entraîneur est souvent utilisé en exemple pour son focus sur le développement et l'indépendance du joueur, un exemple à suivre, car il mène à des joueurs autonomes qui s'adaptent bien aux défis qui les attendent dans les ligues universitaires et civiles.
Avec, sous sa ceinture, à peu près tous les prix qui se gagnent et tous les rôles qui se jouent en impro, Marty se réintègre ensuite à l'équipe des officiels, et continue à jouer au Zèbre d'Or et dans des spectacles d'improvisation alternative, comme le spectacle "Le Jeu de la vie : Destins improvisés" qui fut créé basé sur une de ses idées, et qui remporte l'Éphémère pour le Meilleur événement/spectacle alternatif de l’année en 2024. (Photo : Nathalie Goguen)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Martin Léger et ses théories sur l’humour
Mais si on dit qu'il s'est bâti comme joueur, c'est aussi à titre de bâtisseur du réseau d'impro que l'on veut le célébrer. Après s'être converti en arbitre apprécié sur les scènes des écoles du secondaire et à l'universitaire, Marty passe plusieurs années comme entraîneur de l'équipe de Mathieu-Martin à Dieppe, où il bâtit un club solide à partir de débutants qui, en 2015, connaissent une fiche parfaite - Tournoi de qualification, Gougoune Dorée, et finale de la LISSE (ligue dont Marty s'est d'ailleurs occupé plus qu'à son tour). Son style d'entraîneur est souvent utilisé en exemple pour son focus sur le développement et l'indépendance du joueur, un exemple à suivre, car il mène à des joueurs autonomes qui s'adaptent bien aux défis qui les attendent dans les ligues universitaires et civiles.
Avec, sous sa ceinture, à peu près tous les prix qui se gagnent et tous les rôles qui se jouent en impro, Marty se réintègre ensuite à l'équipe des officiels, et continue à jouer au Zèbre d'Or et dans des spectacles d'improvisation alternative, comme le spectacle "Le Jeu de la vie : Destins improvisés" qui fut créé basé sur une de ses idées, et qui remporte l'Éphémère pour le Meilleur événement/spectacle alternatif de l’année en 2024. (Photo : Nathalie Goguen)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Martin Léger et ses théories sur l’humour
lundi 23 mars 2015
Isabel Goguen
Parfois, on reçoit l'honneur d'être intronisé au Temple longtemps après la fin de sa carrière. Dans d'autres cas, il semble peu probable que la personne ne prenne sa retraite dans un avenir envisageable, mais elle en a trop fait déjà pour continuer à ignorer sa contribution. Tel est le cas pour Isabel Goguen.
Depuis plus de 20 ans, elle s'affaire en tant que joueuse, officielle ou entraîneure dans une variété de ligues et projets d'impro. Elle commence sa carrière d'impro au secondaire avec l'équipe de la Polyvalente Mathieu-Martin avant de s'embarquer dans un long séjour universitaire où elle remplit les rôles, en alternance, de joueuse et d'arbitre en chef à la Licum, faisant deux fois partie de l'équipe-étoile de l'Université de Moncton - la seconde fois (2010) en tant que capitaine - et arbitrant à la Coupe universitaire d'improvisation. Coordonnatrice de la Licum de 2007 à 2009, elle deviendra l'entraîneure de l'équipe-étoile après ses études (2010). À l'extérieur de la Licum, elle fera aussi partie de l'équipe logistique du groupe d'improvisation exploratoire Les Impromptus, jouera dans la Chiac, et deviendra la première femme à arbitrer à la Ligue d'improvisation Chaleur. Comme joueuse, elle trouve sa vitesse relativement tard dans la vie, remportant deux Zèbres d'Or à la barre de l'équipe Choix Esthétique (en 2022 et 2023).
Toujours présente sur la scène universitaire et postuniversitaire, c'est néanmoins ses efforts dans le réseau des écoles secondaires qui ont fait d'elle une sommité en improvisation. Par l'entremise, tout d'abord, de son travail à la Fédération des Jeunes Francophones du Nouveau-Brunswick jusqu'à 2013, puis par dévouement personnel, elle fait preuve d'un bénévolat qu'on ne peut décrire autrement que d'intense, et se rend responsable d'organiser et de crédibiliser le réseau secondaire, d'organiser les tournois provinciaux, de former joueurs et officiels, de développer l'improvisation dans des écoles où un comité tardait à naître, tout en gardant un œil sur les ligues jeunesse comme la LISSE et la LISPA, de proche ou de loin, toujours libre de ses conseils, toujours mettant l'éthique et l'équité au premier plan dans ses décisions et suggestions. Et il s'agit là d'un travail continu, pour lequel elle ne cesse de faire des sacrifices personnels, un travail qui allait mener à la création officielle d'Improvisation Nouveau-Brunswick, dont elle est encore directrice générale.
Sous son leadership, Improvisation NB servira en bout du compte les improvisateurs de tous les âges et niveaux. La création et le maintien d'un site Internet et d'une stratégie de médias sociaux, avec du nouveau contenu chaque semaine, et la promotion d'événements d'impro dans la province, donne à notre jeu une visibilité accrue, tout en mettant des outils disponibles aux improvisateurs et organisateurs qui veulent perfectionner leur spectacle, ou même tout simplement en démarrer un. Elle continue de donner des formations et présentations sur l'impro, entre autres aux intervenants des écoles intermédiaires qui devront participer au nouveau volet d'impro des Jeux d'Acadie. Et chez les plus vieux, on peut la créditer avec la création d'un tournoi d'improvisation adulte, le Zèbre d'Or (dès 2014) et de la mise sur pied d'une ligue en ligne, la Click, pendant la pandémie. Elle coordonne bon nombre de projets, allant de tournées provinciales à spectacles d'improvisation alternative, participant à certains comme la série de pièces improvisées "Sang Titre"; le spectacle intitulé "Le Jeu de la vie : Destins improvisés" dont elle fait partie remporte l'Éphémère dans la catégorie Meilleur événement/spectacle alternatif de l’année en 2024.
Si l'improvisation semble prendre le l'ampleur dans la province, surtout chez les jeunes, nous n'avons pas besoin de chercher très loin. Son souci pour la création d'une relève, pour les détails dans l'organisation d'activités, pour l'importance de partager les expertises, sa foi dans une structure stable pour l'improvisation... tout ça font d'elle une ressource indispensable pour l'impro néo-brunswickoise, pour ne pas parler de l'influence qu'ont ses efforts sur le reste de la francophonie canadienne et d'ailleurs! (Texte : Michel Albert. Photo : Josée Robichaud.)
Depuis plus de 20 ans, elle s'affaire en tant que joueuse, officielle ou entraîneure dans une variété de ligues et projets d'impro. Elle commence sa carrière d'impro au secondaire avec l'équipe de la Polyvalente Mathieu-Martin avant de s'embarquer dans un long séjour universitaire où elle remplit les rôles, en alternance, de joueuse et d'arbitre en chef à la Licum, faisant deux fois partie de l'équipe-étoile de l'Université de Moncton - la seconde fois (2010) en tant que capitaine - et arbitrant à la Coupe universitaire d'improvisation. Coordonnatrice de la Licum de 2007 à 2009, elle deviendra l'entraîneure de l'équipe-étoile après ses études (2010). À l'extérieur de la Licum, elle fera aussi partie de l'équipe logistique du groupe d'improvisation exploratoire Les Impromptus, jouera dans la Chiac, et deviendra la première femme à arbitrer à la Ligue d'improvisation Chaleur. Comme joueuse, elle trouve sa vitesse relativement tard dans la vie, remportant deux Zèbres d'Or à la barre de l'équipe Choix Esthétique (en 2022 et 2023).
Toujours présente sur la scène universitaire et postuniversitaire, c'est néanmoins ses efforts dans le réseau des écoles secondaires qui ont fait d'elle une sommité en improvisation. Par l'entremise, tout d'abord, de son travail à la Fédération des Jeunes Francophones du Nouveau-Brunswick jusqu'à 2013, puis par dévouement personnel, elle fait preuve d'un bénévolat qu'on ne peut décrire autrement que d'intense, et se rend responsable d'organiser et de crédibiliser le réseau secondaire, d'organiser les tournois provinciaux, de former joueurs et officiels, de développer l'improvisation dans des écoles où un comité tardait à naître, tout en gardant un œil sur les ligues jeunesse comme la LISSE et la LISPA, de proche ou de loin, toujours libre de ses conseils, toujours mettant l'éthique et l'équité au premier plan dans ses décisions et suggestions. Et il s'agit là d'un travail continu, pour lequel elle ne cesse de faire des sacrifices personnels, un travail qui allait mener à la création officielle d'Improvisation Nouveau-Brunswick, dont elle est encore directrice générale.
Sous son leadership, Improvisation NB servira en bout du compte les improvisateurs de tous les âges et niveaux. La création et le maintien d'un site Internet et d'une stratégie de médias sociaux, avec du nouveau contenu chaque semaine, et la promotion d'événements d'impro dans la province, donne à notre jeu une visibilité accrue, tout en mettant des outils disponibles aux improvisateurs et organisateurs qui veulent perfectionner leur spectacle, ou même tout simplement en démarrer un. Elle continue de donner des formations et présentations sur l'impro, entre autres aux intervenants des écoles intermédiaires qui devront participer au nouveau volet d'impro des Jeux d'Acadie. Et chez les plus vieux, on peut la créditer avec la création d'un tournoi d'improvisation adulte, le Zèbre d'Or (dès 2014) et de la mise sur pied d'une ligue en ligne, la Click, pendant la pandémie. Elle coordonne bon nombre de projets, allant de tournées provinciales à spectacles d'improvisation alternative, participant à certains comme la série de pièces improvisées "Sang Titre"; le spectacle intitulé "Le Jeu de la vie : Destins improvisés" dont elle fait partie remporte l'Éphémère dans la catégorie Meilleur événement/spectacle alternatif de l’année en 2024.
Si l'improvisation semble prendre le l'ampleur dans la province, surtout chez les jeunes, nous n'avons pas besoin de chercher très loin. Son souci pour la création d'une relève, pour les détails dans l'organisation d'activités, pour l'importance de partager les expertises, sa foi dans une structure stable pour l'improvisation... tout ça font d'elle une ressource indispensable pour l'impro néo-brunswickoise, pour ne pas parler de l'influence qu'ont ses efforts sur le reste de la francophonie canadienne et d'ailleurs! (Texte : Michel Albert. Photo : Josée Robichaud.)
samedi 20 mars 2010
Carolynn McNally
Y a-t-il quelqu'un qui, dans les années 2000, a donné plus de temps QU'ELLE N'AVAIT PAS à l'impro? Que ce soit comme entraîneure de Shédiac ou de l'équipe-étoile de l'Université de Moncton, ou comme Impromptue ou capitaine de la Chiac, et avant ça de la Licum, on n’aurait pas dit qu'elle écrivait une thèse de maîtrise ou ensuite un livre.Dans tout sauf MC (haha), Carolynn a trouvé moyen de nous charmer - joueuse, entraîneure, et arbitre - et nous alons vous dire pourquoi. Elle ne se repose jamais sur ses lauriers, et elle n'accepte jamais sans le questionner. Voilà quelqu'un qui a véritablement AJOUTÉ au débat sur l'impro, créé de nouvelles approches et de nouveaux ateliers, et qui l'a fait basé sur la situation et sur le groupe en main au lieu de répéter ce qui se faisait dans le passé. Pas évident d'enseigner de nouveaux trucs à un vieux chien comme Michel Albert, Bass Levesque, etc., mais elle l'a fait. Comme entraîneure de la Polyvalente Louis-J.-Robichaud, elle nous a donné des joueuses à longue haleine comme Renée Leblanc et Amélie Montour.
Combien sont entrés en contact avec Carolynn dans ses années actives et qui ont vu leur improvisation changée, combien issus d'AUTRES équipes sont venus la voir pour des conseils, ce qu'elle a toujours pris comme son devoir. Elle est bâtisseure de jeune talent, bâtisseure de confiance, bâtisseure de culture. Parmi ses créations, notons aussi l'atelier des entraîneurs qui a entammé une conversation qui est devenue un réseau.
Elle était la conscience de la troupe des Impromptus, toujours à la pousser à faire mieux et à essayer autre chose. Une junkie à défis. La "drill sergeant". (Photo : Michel Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Carolynn McNally et la place de femmes, historiquement
jeudi 1 avril 1999
Michel Albert
Depuis pratiquement 40 ans, Michel Albert est un incontournable pilier de l’improvisation au Nouveau-Brunswick. Ayant roulé sa bosse d'abord à la Cité-des-Jeunes A.M.-Sormany, puis au Centre universitaire Saint-Louis-Maillet (la LILOMA) puis à la Ligue d’improvisation du Centre universitaire de Moncton, Michel a tranquillement perfectionné son art, passant de joueur à arbitre, puis à entraîneur, puis à arbitre, puis à joueur, etc. Quoique maintenant capable de passer aisément d'un rôle à un autre, il ne cachera à personne que le titre de « Maître absolu du jeu » lui plaît, et qu'il favorise ainsi le sifflet et le gazou aux dossards et aux caucus.D'une intelligence encyclopédique, Michel est toujours à la recherche de l'excellence, autant dans ses performances à lui que dans celles de ses protégés. Et ces derniers sont nombreux. Tous ceux qui ont eu l'opportunité d'évoluer en sa compagnie, ou sous sa tutelle, s'entendent pour dire que sa culture générale et son souci du spectacle font de notre grand gourou un maître à penser comme il s'en fait peu : un enseignant patient, intègre, honnête, passionné. Comme joueur, il défend par l’exemple le jeu novateur, expérimental, cultivé.
Sa place au Temple était déjà incontestable au moment de l’intronisation, mais presque trois décennies plus tard, elle semble avoir été précipitée. Parce qu’en plus d’avoir entraîné une douzaine d’équipes étoiles de l’Université (dont un tiers se rendront en finale de la Coupe universitaire) et d’avoir ajouté au littoral de l’impro Licumienne des formats tels les « Pay-per-views » et la Journée-Défis, il deviendra : un des fondateurs de la Ligue d’Improvisation Acadienne où il inventera le format « Impro-théâtre » encore en usage au Nouveau-Brunswick; ombudsman à plusieurs Coupes universitaires et aux premiers Jeux de la Francophonie Canadienne et aux subésquents disputés en Acadie; organisateur d’une dizaine de Gougounes Dorées; co-créateur des tournois civils Richard-Therrien (à Edmundston) et avec Improvisation NB, du Zèbre d’Or (à Moncton); membre de la Chiac; formateur invité en salle de classe et lors d'événments culturels; codificateur des 7 pilliers de l'improvisation; membre fondateur de la troupe d’improvisation exploratoire Les Impromptus; créateur de la Click et d'une version enligne de l'impro-match, qui fonctionne lors de la pendémie; écrivain, disons-le, principal du blogue d’Improvisation NB; concepteur et co-animateur du podcast Catégorie Libre; et premier président d’Impro NB. Il est aussi responsable de bon nombre de spectacles dits alternatifs, et remporte deux Prix Éphémères pour son travail dans ce domaine.
Bien que la Licum soit, pour plusieurs générations, à jamais la « ligue à Mike », il aura toujours laissé amplement de place à tous les autres membres, et ne recherche pas le « spotlight », préférant conférer ce rôle à ses joueurs-vedettes. Mais Michel est, et on dirait demeurera toujours, le vrai moteur de l’improvisation au Nouveau-Brunswick. (Texte par Yves Doucet; Photo par Catherine Pogonat)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Michel Albert, Partie 1 et Partie 2
Libellés :
Arbitre,
Bâtisseur,
Chiac,
Click,
Entraineur,
Impromptus,
Joueur,
LIA,
Licum,
LILOMA,
Nord-Ouest,
Temple de la Renommée de l'Improvisation au Nouveau-Brunswick
S'abonner à :
Messages (Atom)




