vendredi 20 septembre 2024
Mathieu Lewis
Voilà un c.v. qui, du côté joueur, présente un artiste à toute épreuve, prêt à tout essayer et à s'apprêter à toutes les sauces. Son jeu est drôle, intelligent et confiant. Du côté bâtisseur, on trouve un organisateur capable de prendre la relève de grands projets et de fonder ses propres initiatives, et un entraîneur-formateur généreux. C'est comme si les critères du Temple de la Renommée de l'Improvisation au Nouveau-Brunswick avaient été écrits avec « Big Lew » en tête. (Texte: Michel Albert. Photo: Josée Robichaud)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Mathieu Lewis et l'encadrement d’une ligue
La cérémonie de son intronisation est disponible sur YouTube.
jeudi 20 octobre 2022
Sébastien Haché
Joueur-étoile de l'École secondaire Nipisiguit, de la Ligue d'Improvisation Chaleur, de la Ligue d'Improvisation du Campus universitaire de Moncton, de l'Imprévue, de la ligue en ligne La Click, et de la Ligue d'Improvisation Restigouche, si Sébastien Haché pouvait vivre d'improvisation et d'eau fraîche, il le ferait.
Il commence sa carrière d’improvisation en 2004, alors qu’il n’était qu’un jeune garçon de 7e année, et participe au premier camp de sélection de la ligue d’improvisation Chaleur où il y sera juge de ligne les deux premières années. En 9e année, il enfile pour la première fois un chandail de joueur avec la ligue d’improvisation de l'ESN avec laquelle il participera à plusieurs Gougounes Dorées jusqu'à la fin de son secondaire. À l’été 2006, il devient également joueur à la LIC et en fait partie depuis ce temps, parfois comme arbitre, mais surtout comme joueur, n'ayant pris qu’un été de congé. Pendant ses études universitaires, il fait également partie de la Licum et se rendra à la Coupe universitaire plusieurs fois. À mesure que d'autres opportunités se présentent, Sébastien fait toujours le plongeon, que ce soit comme bénévole à de nombreux tournois scolaires, joueur au Zèbre d'Or (une victoire), membre fondateur de la Click, ou prenant la route pour jouer avec la LIR, l'Imprévue, la Punch Up, et les spectacles alternatifs proposés par Improvisation NB.
De retour en région Chaleur, Sébastien devient entraîneur de l'équipe de l'école La Croisée de Robertville, et président de la LIC. Il sera d'ailleurs responsable de ramener la fièvre pour le format d'impro-lutte en remettant la ceinture de la World Improv Federation en jeu lors d'un événement spécial de la LIC, et bien sûr en étant le premier à la remporter dans les temps modernes. Il travaille aussi étroitement avec les autres entraîneurs de la région pour promouvoir la passion de l’impro et donner davantage d’opportunités aux jeunes des circuits primaire et secondaire.
Il fait son entrée au Temple de la Renommée, non pas seulement pour son dévouement évident et son esprit rassembleur, mais aussi pour son jeu qui nous fait vivre une gamme d’émotions différentes. Il peut nous faire rire à en perdre la tête et nous faire pleurer à force qu’il nous touche. Il est capable de proposer aux foules des concepts qui sortent de l’ordinaire et pousser les limites de ce qui est attendu de lui, tout en s'adaptant à des publics divers aux quatre coins de la province et ailleurs. Il faut dire qu'il est également très attachant, et ce n'est pas simplement un personnage de scène, c'est tout aussi vrai en dehors de l'arène. Il est toujours prêt à aider la relève et il aime tout le monde. Pour lui, l’improvisation est plus qu’un jeu, c’est une façon de vivre, ce qui fait de lui une excellente source d’inspiration pour tous les jeunes qui veulent s’épanouir. (Texte: Sarah Anne Grandisson. Photo: Isabel Goguen)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Sébastien Haché et le deuil
La cérémonie de son intronisation est disponible sur YouTube.
lundi 23 mars 2015
Isabel Goguen
Depuis plus de 20 ans, elle s'affaire en tant que joueuse, officielle ou entraîneure dans une variété de ligues et projets d'impro. Elle commence sa carrière d'impro au secondaire avec l'équipe de la Polyvalente Mathieu-Martin avant de s'embarquer dans un long séjour universitaire où elle remplit les rôles, en alternance, de joueuse et d'arbitre en chef à la Licum, faisant deux fois partie de l'équipe-étoile de l'Université de Moncton - la seconde fois (2010) en tant que capitaine - et arbitrant à la Coupe universitaire d'improvisation. Coordonnatrice de la Licum de 2007 à 2009, elle deviendra l'entraîneure de l'équipe-étoile après ses études (2010). À l'extérieur de la Licum, elle fera aussi partie de l'équipe logistique du groupe d'improvisation exploratoire Les Impromptus, jouera dans la Chiac, et deviendra la première femme à arbitrer à la Ligue d'improvisation Chaleur. Comme joueuse, elle trouve sa vitesse relativement tard dans la vie, remportant deux Zèbres d'Or à la barre de l'équipe Choix Esthétique (en 2022 et 2023).
Toujours présente sur la scène universitaire et postuniversitaire, c'est néanmoins ses efforts dans le réseau des écoles secondaires qui ont fait d'elle une sommité en improvisation. Par l'entremise, tout d'abord, de son travail à la Fédération des Jeunes Francophones du Nouveau-Brunswick jusqu'à 2013, puis par dévouement personnel, elle fait preuve d'un bénévolat qu'on ne peut décrire autrement que d'intense, et se rend responsable d'organiser et de crédibiliser le réseau secondaire, d'organiser les tournois provinciaux, de former joueurs et officiels, de développer l'improvisation dans des écoles où un comité tardait à naître, tout en gardant un œil sur les ligues jeunesse comme la LISSE et la LISPA, de proche ou de loin, toujours libre de ses conseils, toujours mettant l'éthique et l'équité au premier plan dans ses décisions et suggestions. Et il s'agit là d'un travail continu, pour lequel elle ne cesse de faire des sacrifices personnels, un travail qui allait mener à la création officielle d'Improvisation Nouveau-Brunswick, dont elle est encore directrice générale.
Sous son leadership, Improvisation NB servira en bout du compte les improvisateurs de tous les âges et niveaux. La création et le maintien d'un site Internet et d'une stratégie de médias sociaux, avec du nouveau contenu chaque semaine, et la promotion d'événements d'impro dans la province, donne à notre jeu une visibilité accrue, tout en mettant des outils disponibles aux improvisateurs et organisateurs qui veulent perfectionner leur spectacle, ou même tout simplement en démarrer un. Elle continue de donner des formations et présentations sur l'impro, entre autres aux intervenants des écoles intermédiaires qui devront participer au nouveau volet d'impro des Jeux d'Acadie. Et chez les plus vieux, on peut la créditer avec la création d'un tournoi d'improvisation adulte, le Zèbre d'Or (dès 2014) et de la mise sur pied d'une ligue en ligne, la Click, pendant la pandémie. Elle coordonne bon nombre de projets, allant de tournées provinciales à spectacles d'improvisation alternative, participant à certains comme la série de pièces improvisées "Sang Titre"; le spectacle intitulé "Le Jeu de la vie : Destins improvisés" dont elle fait partie remporte l'Éphémère dans la catégorie Meilleur événement/spectacle alternatif de l’année en 2024.
Si l'improvisation semble prendre le l'ampleur dans la province, surtout chez les jeunes, nous n'avons pas besoin de chercher très loin. Son souci pour la création d'une relève, pour les détails dans l'organisation d'activités, pour l'importance de partager les expertises, sa foi dans une structure stable pour l'improvisation... tout ça font d'elle une ressource indispensable pour l'impro néo-brunswickoise, pour ne pas parler de l'influence qu'ont ses efforts sur le reste de la francophonie canadienne et d'ailleurs! (Texte : Michel Albert. Photo : Josée Robichaud.)
lundi 17 mars 2014
Annik Landry
Normalement, pour les bâtisseurs, le jeu prend deuxième place. Pas pour Annik. Son parcours de joueuse est rempli de succès. Elle aide la CDJ à gagner la Gougoune Dorée deux fois, en 2001 et 2002, les premières équipes d'Edmundston à réussir cet exploit depuis la fin de leur « streak » de '90 à '96. Cette dernière victoire envoie son équipe (avec des éléments des autres équipes du Nord-Ouest) à la 2e édition des Jeux de la Francophonie canadienne où elle remporte la médaille d'or. Elle participe à cinq Coupes universitaires, la première avec la LILOMA, les autres avec la Licum, et inscrit son nom sur la Coupe en 2004. Il y a même une Rondelle Sacrée et un Richard-Therrien là-dedans quelque part. Avec l'équipe des Impromptus, elle remportera trois Zèbres d'Or. Elle sera aussi une des joueuses importantes de la Click, la ligue en ligne instaurée pendant la pandémie.
Annik Landry est, en effet, une de nos plus grandes « actrices » en impro, capable de se perdre dans ses rôles si bien qu'on peut avoir le sentiment, en jouant avec elle, qu'on parle au personnage, qu'Annik est disparue et que, uh-oh, ça pourrait aller n'importe où. Par rapport à Annik, tout le monde est décroché. Dans son travail avec les Impromptus, elle a démontré maintes et maintes fois combien elle n'avait pas froid aux yeux, à travers sa capacité de jouer des improvisations de très longue haleine sans jamais perdre l'intérêt de son public. Et elle fait partie de cette vague de joueuses qui ont toujours refusé de se laisser mettre dans la boîte du personnage uniquement féminin - vous savez, cette tendance qu'ont certains joueurs de ne donner que des rôles de blondes ou de mères aux improvisatrices - créant des personnages des deux sexes sans effort, et se donnant la pleine gamme d'options pendant un spectacle. Nous voyons à son entrée au Temple de la Renommée les résultats de cette vague, alors qu'une Licum majoritairement composée de femmes l'applaudit. (Photo et texte : Michel M. Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Annik Landry sur l'impro et théâtre
mardi 2 juillet 2013
Alain "Big Al" Degrâce
Natif de Bathurst, Alain Degrâce commence son parcours d’improvisation dans le réseau secondaire alors qu’il fréquente l’École Secondaire Nepisiguit. Son parcours à l’Université de Moncton en administration lui permet de devenir membre et joueur de la Licum de 1997 à 2002 (où il sert de coordonnateur pour une saison, et fait faire une ceinture pour les événements « pay-per-view » de la ligue) avant d’être recruté par la LIEU (Université d’Ottawa) en 2005-06 (il deviendra plus tard joueur, arbitre et entrâineur à l'Université du Québec à Rimouski). Mais c’est lorsqu’il revient dans sa terre natale en 2004 qu’il fonde la LIC. C’est grâce à sa vision, son courage, un nombre d’heures incalculable, sa persévérance, et son dévouement que plusieurs jeunes de la région du nord-est du Nouveau-Brunswick ont pu commencer, aimer et pratiquer le jeu d’improvisation.
Si nous pourrions résumer Alain Degrâce en un seul mot, ce serait définitivement le mot « passion ». Cet homme est intensément dévoué à son sport, tellement qu’il aura longtemps passé toutes ses fins de semaine à faire quelque chose relié à l’impro, souvent à son propre compte, et parfois à son détriment. On le reconnaît pour son chapeau noir qui, au cours des années, a chapeauté un polymorphe : joueur, arbitre, entraîneur, spectateur, et organisateur. Il est et sera toujours un étudiant éternel du jeu de l’improvisation, un amoureux et intense défenseur du style Gravelien, un arbitre coloré et convoité par les ligues et tournois amateurs et secondaires de la province du Québec, et auteur d’un mouvement pour la standardisation des règlements de la CUI. La pandémie ne l'arrête pas non plus, car il se joint rapidement à la ligue en ligne, la Click, participant à deux de ses équipes. Il a encore aujourd'hui les pieds dans la Ligue d’Improvisation Chaleur. (Texte : Philippe St-Onge et Éric Lavoie; Photo: Michel M. Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Alain Degrâce et la standardisation des règlements
jeudi 1 avril 1999
Michel Albert
Depuis pratiquement 40 ans, Michel Albert est un incontournable pilier de l’improvisation au Nouveau-Brunswick. Ayant roulé sa bosse d'abord à la Cité-des-Jeunes A.M.-Sormany, puis au Centre universitaire Saint-Louis-Maillet (la LILOMA) puis à la Ligue d’improvisation du Centre universitaire de Moncton, Michel a tranquillement perfectionné son art, passant de joueur à arbitre, puis à entraîneur, puis à arbitre, puis à joueur, etc. Quoique maintenant capable de passer aisément d'un rôle à un autre, il ne cachera à personne que le titre de « Maître absolu du jeu » lui plaît, et qu'il favorise ainsi le sifflet et le gazou aux dossards et aux caucus.D'une intelligence encyclopédique, Michel est toujours à la recherche de l'excellence, autant dans ses performances à lui que dans celles de ses protégés. Et ces derniers sont nombreux. Tous ceux qui ont eu l'opportunité d'évoluer en sa compagnie, ou sous sa tutelle, s'entendent pour dire que sa culture générale et son souci du spectacle font de notre grand gourou un maître à penser comme il s'en fait peu : un enseignant patient, intègre, honnête, passionné. Comme joueur, il défend par l’exemple le jeu novateur, expérimental, cultivé.
Sa place au Temple était déjà incontestable au moment de l’intronisation, mais presque trois décennies plus tard, elle semble avoir été précipitée. Parce qu’en plus d’avoir entraîné une douzaine d’équipes étoiles de l’Université (dont un tiers se rendront en finale de la Coupe universitaire) et d’avoir ajouté au littoral de l’impro Licumienne des formats tels les « Pay-per-views » et la Journée-Défis, il deviendra : un des fondateurs de la Ligue d’Improvisation Acadienne où il inventera le format « Impro-théâtre » encore en usage au Nouveau-Brunswick; ombudsman à plusieurs Coupes universitaires et aux premiers Jeux de la Francophonie Canadienne et aux subésquents disputés en Acadie; organisateur d’une dizaine de Gougounes Dorées; co-créateur des tournois civils Richard-Therrien (à Edmundston) et avec Improvisation NB, du Zèbre d’Or (à Moncton); membre de la Chiac; formateur invité en salle de classe et lors d'événments culturels; codificateur des 7 pilliers de l'improvisation; membre fondateur de la troupe d’improvisation exploratoire Les Impromptus; créateur de la Click et d'une version enligne de l'impro-match, qui fonctionne lors de la pendémie; écrivain, disons-le, principal du blogue d’Improvisation NB; concepteur et co-animateur du podcast Catégorie Libre; et premier président d’Impro NB. Il est aussi responsable de bon nombre de spectacles dits alternatifs, et remporte deux Prix Éphémères pour son travail dans ce domaine.
Bien que la Licum soit, pour plusieurs générations, à jamais la « ligue à Mike », il aura toujours laissé amplement de place à tous les autres membres, et ne recherche pas le « spotlight », préférant conférer ce rôle à ses joueurs-vedettes. Mais Michel est, et on dirait demeurera toujours, le vrai moteur de l’improvisation au Nouveau-Brunswick. (Texte par Yves Doucet; Photo par Catherine Pogonat)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Michel Albert, Partie 1 et Partie 2




