jeudi 4 juin 2026
Karine Pelletier
La Licum en particulier n'aurait pas VISIBLEMENT été la même pendant ses années, car c'est SON sens de la mise en scène qui définit le spectacle à son époque. Ses idées pour les hymnes nationaux et présentations des joueurs sont devenues mythiques, tout comme les éléments de Pay-per-View auxquels elle a participé et les performances de Spice Girls qu'elle faisait avec son équipe du secondaire auparavant. Joueuse de soutien et plombière principalement, combien de bonnes impros sont nées spécifiquement de ses caucus? C'est une machine à idée qui a su améliorer les spectacles d'improvisation du début du millénaire et créé une tradition du « show à côté du show » au Nouveau-Brunswick. (Texte et photo: Michel Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Karine Pelletier et le spectacle qui encadre le spectacle
La cérémonie de son intronisation est disponible sur YouTube.
mercredi 7 mai 2025
Geneviève "Chicks" Arseneau
En 1999, elle assemble et entraîne la première équipe d'impro néo-brunswickoise à défendre l'honneur de la province aux Jeux de la Francophonie canadienne tenus à Memramcook. En 2002, après une grosse finale à la CUI, elle se joint à la Ligue d'Improvisation Acadienne, à travers laquelle elle aide à populariser et démystifier l'impro-match en devenant animatrice et productrice de L'Acadie s'improvise, une diffusion de deux saisons de la LIA sur les ondes de Rogers (deux saisons qui auront tourné longtemps, on dirait même "tellement longtemps" - ceux qui savent, savent). Elle se sera aussi servie de ses habiletés de communicatrice pour animer des Spectacles d'Improvisation Modifiés (ou SIM), entre autres. Aujourd'hui, cette favorite du public élève la prochaine génération d'improvisateurs. (Texte: Philippe St-Onge et Michel Albert. Photo: Michel Albert)
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jeudi 16 mai 2024
Eric "Fireball" Doucet
À la direction générale de la Fédération des Jeunes Francophones du Nouveau-Brunswick, il aura travaillé avec bon nombre d'improvisateur.trice.s, leur donnant souvent leurs premières expériences professionnelles - comprenant bien les capacités que l'on tire d'un background d'impro, une stratégie qu'il attribue à son collègue Paul Ward, parce que Fireball est d'abord et avant tout, une personne humble. Le projet Art sur Roues est né pendant ses années en poste, projet qui allait éventuellement inclure un volet Improvisation, laissant la porte ouverte à d'autres initiatives d'impro organisées par la FJFNB, dont le projet pilote qui a donné naissance à Improvisation NB. Que ce soit à travers son entregent qui a contribué à garder une pleine génération d'improvisateur.trice.s plus tissée-serrée que d'autres, ou par son travail communautaire qui a su faire reluire l'improvisation auprès des jeunes, il aura bien mérité sa place au Temple de la Renommée. (Texte et photo: Michel Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Eric Mathieu Doucet et le chaos
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mercredi 17 mai 2023
Daniel Ouellet
Issu du comité d’impro de l’École Mathieu-Martin à Dieppe, Daniel Ouellet fait son entrée dans la Ligue d’improvisation du Campus universitaire de Moncton, la Licum, en 1999 et y reste jusqu’en 2005, devenant membre de l’équipe-étoile de l’Université en cours de route et mettant son nom sur la Coupe universitaire à l’occasion de la victoire de l'équipe en 2004 (précédée par un finale en 2003). Pendant ce temps, Daniel, ou « Pout » pour les intimes, sert d’arbitre en chef de la Ligue d’Improvisation Acadienne en 2004 et 2005, y perfectionnant le personnage d’arbitre élaboré qui change à chaque match qu’il avait introduit dans son travail avec le réseau secondaire. C'est ici qu'il laisse sa marque la plus indélébile, inspirant plusieurs à tenter des personnages d'arbitre plus élaborés et loufoques, parfois réussissant, mais jamais n’égalant Poutini, le Poutnisher et tous les autres arbitres incarnés par Daniel. À la Licum, il sera aussi le moteur de présentations des joueurs et d' intonations de l'hymne national mémorables - on trouve donc chez Pout un sens du spectacle audacieux et ingénieux.
En plus d’arbitrer aux tournois secondaires à travers les années 2000, il sert aussi d’entraîneur aux équipes d’impro de Mathieu-Martin et de Rogersville. Puis, départ pour Ottawa où il jouera avec la LIEU trois ans et participera à deux autres CUIs soit comme joueur ou comme arbitre. En visite et après son retour au Nouveau-Brunswick, il continuera de faire des apparitions comme arbitre pour un certain temps. Et en arrière-scène, il fera des études des statistiques reliées à l'improvisation qui feront des constatations intrigantes et, en quelque sorte, prouveront la pertinence de stats bien néo-brunswickoises, comme l'apport. Une carrière variée qu'Improvisation NB est heureuse de célébrer avec son intronisation au Temple de la Renommée. (Texte et photo: Michel Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Daniel Ouellet et le personnage de l’arbitre
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mercredi 15 juin 2022
Etienne Boivin
L'autre projet d'envergure qui naît de la saison de 2007 est la troupe d'improvisation exploratoire Les Impromptus, dont Etienne est membre fondateur. Rendu possible en partie par sa passion pour l'improvisation plus littéraire et cultivée, ce projet verra Etienne collaborer à divers spectacles novateurs, dont plusieurs séries de pièces improvisées alors que les Impromptus sont sur la route. Son influence se fait donc encore sentir, soit dans les types de spectacles entrepris aujourd'hui au Nouveau-Brunswick, soit dans les cohortes touchées par son jeu, arbitrage et coaching, mais c'est aussi pour son implacable engagement de longue haleine qu'on le voit aujourd'hui prendre sa place au sein du Temple de la Renommée. (Texte et photo: Michel Albert.)
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samedi 23 mai 2020
Kevin Doyle
Kevin James Doyle... un charmeur instantané. Quel improvisateur, et quel personnage, autant sur l'improvisoire que dans la vie publique! Né et élevé dans la région de Dalhousie, il fait son entrée dans la grande famille de l'impro de la province alors qu'il s'inscrit à l'école Aux Quatre Vents. Par son jeu plus mature que son âge, ses personnages attachants et/ou détestables, sa vitesse d'esprit, sa présence magnétique sur scène, et son talent brut, il devient une vedette instantanée du secondaire et le chouchou du public, un effet qui perdurera tout le long de sa carrière. Il fait partie de deux équipes qui remportent la Gougoune Dorée, soit en 1998 et en 2000, se méritant aussi une place dans l’équipe du Nouveau-Brunswick aux tout premiers Jeux de la Francophonie Canadienne à Memramcook en '99, il fera ensuite sa grande entrée dans la Licum en 2000.
Dès ses premières présences sur l'improvisoire de la Ligue d'improvisation du Campus universitaire de Moncton, il charme le public et remporte son approbation. Son jeu est brut, et met en valeur la caricature, surtout de personnages représentant des gens de seconde classe, des habitants simples, des criminels, ou qui sont caractérisés par un défaut proéminent. Ceci ne l'empêche toutefois pas de baser ses idées, ses propos et son talent sur ses connaissances impressionnantes de la culture populaire (cinéma, musique, télévision, sports). Sa marque de commerce : ses entrées fracassantes dans les impros, souvent en ouvrant les portes d'un coup de pied, cigarette à la main et adoptant une nonchalance humoristique qui va chercher les spectateurs. C'est cette étrange approbation qui le faisait souvent remporter le point pour son équipe. Même aux Coupes universitaires, il se fait remarquer. Comment oublier son fan club qui le suivait religieusement à la CUI de Sherbrooke en 2001, juste pour le voir jouer (et aussi faire signer des autographes sur leurs cartons de vote), son prix du Choix du Public à celle de 2002, ou les fous rires des arbitres de la LNI à la CUI de 2003?
Au fil du temps, il est devenu un des improvisateurs les plus marquants, et couronnés de succès et de prix, de sa génération. Un grand complice des Essiambres, Roys, Lévesques, St-Onges et cie. Instrumental aux succès de la Licum durant le début des années 2000, il apporte aussi une reconnaissance de la ligue sur la scène universitaire du pays. Pendant et après, il a continué de jouer pour plusieurs ligues, dont la LIA, la LIC, et des ligues québécoises, et entre 2002 et 2006, sera un habitué de l’arbitrage dans les tournois secondaires. (Texte: Philippe St-Onge; photo: Michel Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Kevin Doyle et le nombre de joueurs
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samedi 21 octobre 2017
Eric Thériault
Au mi des années 90s, dans son rôle d'enseignant et entraîneur, il ressuscite l'équipe de la Polyvalente Mathieu-Martin, absente depuis le début de ce que l'on reconnaît comme le réseau secondaire aujourd'hui, un réseau dans lequel cette école est devenue une incontournable. Il ressuscite aussi sa propre carrière d'improvisateur au début des années 2000 en devenant un pilier de la Ligue d'Improvisation Acadienne, à laquelle il prête sa notoriété et sa capacité de jeu de haut calibre.
D'un côté plus personnel, Eric est la personne qui, au lieu de faire de grands discours de motivation, est plutôt celle qui glisse un petit mot d'encouragement intime aux co-équipiers qu'il apprécie. C'est bien parce qu'Eric a la belle qualité de véritablement aimer et admirer ce que les autres font, quelque chose que son succès personnel n'a jamais estompé. (Texte : Michel Albert; Photo : Mélanie Roy)
lundi 11 janvier 2016
Emili Bellefleur
En tant que joueuse, on la reconnaît comme une des premières, ou du moins des plus influentes, à rejeter la notion qu'une joueuse doive nécessairement jouer des rôles typiquement féminins, ou dans un style que la vieille garde reconnaissait comme féminin. Cette veine « féministe » deviendra infectieuse alors que plusieurs autres joueuses de son temps - dont Annik Landry, Elyse Hamel et Carolynn McNally, des femmes qui deviendront toutes aussi influentes sur l'impro néo-brunswickoise dans les années suivantes - racontent aujourd'hui avoir été inspirées par elle à briser les barrières d'un conventionnel désuet. Comme arbitre, elle fera sa réputation rapidement, son arbitrage corsé lui accordant le surnom de « Queen of Mean » ou « Reine de la Haine » dès son premier tournoi. Les joueurs allaient vite apprendre à redouter, mais surtout respecter, les banderoles rouges en paillettes.
Une petite mention doit aussi aller à France, sa mère, qui, peut-être portée par l'engouement de sa fille, a prêté appui à la gang d'impro plus d'une fois, offrant sa maison comme « bed & breakfast » et ses habiletés de couturières aux besoins de la cause. L'impro, c'est familial! (Photo et texte : Michel M. Albert.)
lundi 12 janvier 2015
Eric Butler
Pour tout le monde qui a eu la chance de partager l'arène avec lui, Eric Butler est synonyme de générosité. Désarmant, il met les autres en confiance, ne cherche jamais à "shafter" l'autre (pourtant un réflexe chez bien des joueurs de son époque), et prend la responsabilité des insuccès sur ses épaules, même s'il n'a rien à se reprocher. C'est la même générosité et la même intégrité d'esprit qui l'a propulsé vers un certain succès au théâtre et à la télé; quelqu'un avec qui on veut travailler, quoi! Talentueux, sympathique, et d'abord et avant tout, VRAI. Il reste un exemple hors pair de l'attitude qu'un joueur d'impro devrait adopter, et vous ne serez pas surpris d'entendre que plusieurs joueurs de son temps, et qui sont venus après, le voient comme un exemple à suivre encore aujourd'hui. (Photo et texte : Michel M. Albert)
lundi 18 mars 2013
Sylvain Ward
Dès ses débuts à la Polyvalente Marie-Esther, Sylvain se démarque avec un jeu déjà solide surtout grâce à sa force première, la création de personnages. Il était capable de charmer le public très rapidement avec son évident talent de comédien. À son arrivée à la Licum en septembre 2002, Sylvain capte vite l'attention de tous et devient un favori des spectateurs. Il accède à l'équipe-étoile de l'Université de Moncton dès sa deuxième année et grave son nom sur la CUI en tant que substitut. Mais comme cela arrive souvent, un joueur méritera sa CUI plus tard dans sa carrière universitaire. Son entrée en art dramatique propulse son jeu vers de nouveaux sommets. Chaque année, on lui demande de représenter l'Université de Moncton à la Coupe universitaire et son jeu reste en constante évolution. Il deviendra un des meilleurs joueurs du Nouveau-Brunswick, en mariant les outils du comédien à ceux de l'improvisateur-né.
Quand la Licum passe à ce qu'elle appelle "Phase 2", Sylvain est parmi les joueurs finissants qui poussent les limites de ce qui peut se faire en impro en matière de ton et d'audace. Un des fondateurs des Impromptus après ses études, il amène au groupe ses personnages vrais et cocasses, un élément musical qui change le champ sonore de l'improvisation au N.-B., et se retrouve souvent en charge des mises en scène et de la scénographie des spectacles. Son amour pour l'improvisation l'apporte à donner des ateliers dans toutes les écoles secondaires de la province - soit à travers les Impromptus ou la FJFNB - où il sert de modèle à plusieurs. C'est lui qui développe le concept de "La Table", une occasion pour les jeunes d'approfondir leur vocabulaire d'impro avec des vétérans et experts lors de tournois, expérience qui a bénéficié à plusieurs équipes dans ses années actives. Par son refus de s'asseoir sur ses lauriers et son don de toujours pousser le jeu dans différents sens, Sylvain sera toujours reconnu comme un joueur ayant son public à coeur et ce public le reconnaîtra comme un des grands. (Texte: Rémi Goupil avec Michel Albert. Photo: Isabel Goguen)
lundi 19 mars 2012
Daniel "Puce" Carrier
Peu de joueurs ont réussi à exceller à la fois au secondaire et sur deux campus universitaires comme l'a fait Daniel "Puce" Carrier. Daniel est un paradoxe de l'improvisation. Lors de ses années actives, il était timide, mais brillait sur la glace. Il était calme, mais plein d'énergie. Il était compétitif, mais zen. Il était un joueur qui passait souvent inaperçu jusqu'au moment où il prenait une improvisation médiocre et la rendait intéressante et divertissante. Et bien qu'un joueur de calibre aux tournois, il ne voulait pas pour autant sentir la pression de la "compétition" et voguait plutôt dans le sens de la générosité.Son trajet commence à la Cité-des-Jeunes A.-M. Sormany où il fait immédiatement l'équipe-étoile, puis en devient capitaine. En trois ans ('95 à '97), deux victoires à la Gougoune Dorée et une finale. En '96-'97, il est le seul joueur du secondaire retenu pour jouer dans la ligue civile du Madawaska, la LIMA. En '97-'98, avec l'aide de ses partenaires, Christian "Moose" Lajoie et Dominic Dalpé, il redonne à la LILOMA (Ligue du Campus d'Edmundston) une stabilité et une fierté après plusieurs années de néglect, grâce à une éthique de travail et un effort incroyable de promotion. Il devient de loin un des joueurs les plus aimés de l’histoire de la LILOMA et, à lui seul, est capable d’attirer des partisans. C'est avec le Campus d'Edmundston qu'il participera à quatre Coupes universitaires d'Improvisation, la dernière à titre d'entraîneur, guidant en 2002 son équipe à sa meilleure performance à la CUI.
Il se rend ensuite à Moncton, où il jouera dans la Licum et y remportera une de ses deux CUIs en 2004. Ajoutons à son C.V. une victoire au Tournoi Richard-Therrien, une participation à la Ligue d'Improvisation Acadienne, des matchs dans plusieurs festivals, et de nombreux prix personnels. Et pour tout ça, Puce a toujours su rester humble et généreux. On le verrait dans un livre "Un bon exemple de..."
Sa générosité et capacité d'être rassembleur sont à la source de plusieurs belles histoires d'impro, comme la fois qu'il a pu assembler une équipe complète d'officiels à la dernière minute pour un tournoi à Edmundston, ou quand le cégep de Rimouski a dû se désister le jour-même d'un match amical avec la LILOMA par manque de voitures, Puce décide de faire l'aller-retour pour aller les chercher gratuitement. Le Nouveau-Brunswick peut difficilement trouver meilleur ambassadeur. (Éléments du texte : Jean-Sébastien Levesque, Michael Plourde et Michel Albert; Photo : Michel Albert)
mardi 22 mars 2011
Philippe St-Onge
L’aventure d’impro de Phil commence timidement à l’âge de 12 ans à l’école de St-Jacques, après quoi il se lance dans toutes les ligues qui lui sont accessibles. Dans sa carrière, Phil joue pour la LIPS (à la Cité-des-Jeunes A.M. Sormany), la LILOMA (à l’UMCE), la Licum (à l'Université de Moncton), la Ligue d’Improvisation Acadienne, la Ligue d’Improvisation Chaleur, ainsi que deux ligues à Rimouski (universitaire et estivale) où il réside pour un certain temps.Suite à une première participation à la Coupe universitaire en 2000 avec l’équipe d’Edmundston, il se retrouvera membre de l’équipe-étoile de l’Université de Moncton pour plusieurs années, et renoue ensuite les liens avec la CUI en tant que capitaine de l’équipe des UQARiens où il pousse son jeu – une mixture de haut ridicule et de concepts intelligents – à son apogée. Bien qu’il prenne sa retraite du jeu pour se concentrer sur sa famille et son rôle de papa, il continue à œuvrer à la standardisation des règlements de la CUI, nécessaire à la survie du prestigieux tournoi. De retour en Acadie, il fera un effort important pour assurer l'improvisation dans le comté de Kent, en particulier à St-Louis-de-Kent où il servira d'entraîneur à l'équipe de la région aux Jeux de l'Acadie.
Pour bon nombre de jeunes improvisateurs, il reste un bâtisseur important. Officiel des plus appréciés, des jeunes comme des vieux, à divers tournois des écoles secondaires, s’y rendant souvent à son propre compte, même des régions reculées du Québec. Il a aussi servi d’entraîneur à l’équipe de l’école Marie-Esther de Shippagan, équipe qui parle encore aujourd’hui de son bon cœur et de sa force d’idées.
Philippe perd la vie à la suite d'une longue lutte contre le cancer en automne 2024, laissant un legs indélébile aux vies qu'il a touchées. (Photo : Michel Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Philippe St-Onge et l’expérimentation que l’improvisation nous permet
jeudi 20 mars 2008
Christian Essiambre
Dès ses débuts en improvisation, Christian Essiambre semblait fait pour la scène. Outre son talent naturel, on pouvait remarquer un dévouement et une passion hors de l’ordinaire. Une fois arrivé à l’Université cependant, le talent de Christian explose. En plus d’attirer un public toujours croissant à la Licum, il participe à plusieurs Coupes universitaires d’improvisation. Même après son départ de Moncton, il continue à s’impliquer, en tant qu’entraîneur de la Polyvalente Roland-Pépin de Campbellton et en temps que joueur pour la ligue Sprite de Montréal. À son retour en Acadie, il prendra en main l'équipe intermédiaire de l'école Le Sommet, y entrainant la prochaine génération d'Essiambres du même coup. Il aide aussi l'équipe des Impromptus remporter trois Zèbres d'Or haut la main, et participe à un match d'improvisation ici et là, comme le Match pour la Cause (anti-suicide) annuellement disputé dans la Restigouche.On se souviendra de Christian longtemps. Son jeu physique, sa rapidité d’esprit, et son talent fou font de lui un joueur extraordinaire et à toute épreuve. Ce qui fait de lui un GRAND joueur, c’est sa passion, sa générosité, son habileté d’apprendre et de s’améliorer. Christian est devenu, en quelques années, bien plus qu’un bout en train, mais l’ambassadeur d’une nouvelle génération d’improvisateurs, aussi bien ici qu’à l’étranger. (Photo: Michel Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Christian Essiambre, le décrochage et le 4e mur
samedi 1 avril 2006
Geneviève "Gwen" Maltais
Gwen est entrée à la Licum comme juge de ligne, parce qu'elle n'aimait pas trop jouer - détestait ça même - mais elle voulait s'impliquer. Elle a quand même, cette année-là, été reconnue comme une des trois recrues de l'année et démontré que c'était mérité à travers les années qui ont suivies. Elle est la première à se mériter le prix du Plombier de l'année, un prix qui reconnaît le soutien organisationnel dans la Licum, et qui a pratiquement été créé pour elle. Elle a été coordonnatrice de la Ligue dans une de ses meilleures années d'expansion, et était à la barre quand la ligue universitaire a créé plusieurs projets novateurs qui sont restés longtemps à l'horaire : la journée-défis, le Royal Rumble et ImproMania.De juge de ligne, elle est passée à arbitre en chef avec succès. Elle était une pionnière de son époque, et a arbitré à la Licum, dans le réseau secondaire et à la Coupe universitaire. Côté organisation, même chose. Elle a mis la main à la pâte dans tous ces paliers, dans l'organisation d'activités et de tournois. Elle a continué ce travail dans la Ligue d'improvisation Acadienne comme régisseure et la LIA n'a pas survécu son départ. Même au sein du public, son influence se fait sentir, et les joueurs de la génération suivante diront de Gwen : "Quand t'entends Gwen rire, tu sais que t'as fait qqchose de bon". On peut ajouter que "Quand t'entends Gwen répéter ce que tu viens de dire, tu viens de dire qqchose de cave!" (Photo: Audrey Lizotte)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Geneviève « Gwen » Maltais et le syndrôme de l’imposteur et autres névroses de l’improvisateur
jeudi 1 décembre 2005
André Roy
Joueur de longue date à la Licum et ensuite la LIA, André est peut-être mieux connu pour ses habiletés d'organisateur. Difficile d'imaginer un coordonnateur plus efficace ou dévoué, un travail qu'il a fait deux ans à l'Université, proprement dit, et en collaboration avec d'autres coordonnateurs plus d'une fois. André se levait souvent au beau milieu de la nuit pour travailler à l'organisation de la Coupe universitaire d'Improvisation 2004 à Moncton, un défi qu'il a su très bien relever. N'oublions pas ses qualités de joueur non plus : L'"Achille Talon" acadien, il a un style bien à lui, et était capitaine de l'équipe-étoile qui a remporté la CUI cette même année. La finale était, aux dires de son entraîneur Robert Gauvin, le meilleur match d'André. Comme entraîneur, il a aidé l'équipe de Campbellton à gagner sa première Gougoune Dorée, et comme arbitre, il a oeuvré à la Licum et à la CUI. Par la suite, il devriendra un membre important de la Ligue d'Improvisation Acadienne.Nous devons ici également mentionner ses qualités de producteur. Combien de spectacles d'humour a-t-il organisés et fait tourner, donnant à bon nombre de nos improvisateurs la chance de faire connaître leur humour - et leurs origines en impro - au reste de la province? À travers les Maind'nez, SIGA, Les 203, Les Mardis d'Fous Rires, de la Revue Acadienne issue de la LIA, et enfin comme producteur de stand-up, de télévision et de films, André aide à diffuser le fait humoristique en Acadie, et promeuve l'impro en même temps. (Photo : Audrey Lizotte)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : André Roy et l’impro comme moteur créatif et économique
mercredi 1 décembre 2004
John Boucher
Toujours un joueur solide, se débrouillant bien dans toutes les catégories de notre répertoire, c'est en tant qu'entraîneur que John Boucher semble nous laisser un héritage encore plus important. Les jeunes joueurs du Sud-Est ont John en très haute estime, sans grande surprise puisqu'il est un avocat important des fondements du jeu et de la passion pour ce type d'expression. Passionné, méticuleux, intéressé et intéressant, John touche deux secteurs, celui de son jeu, qui fut toujours à la hauteur, et celui de promoteur de passion, de formateur de joueurs, de philosophe du jeu, de bénévole dévoué, de débaucheur de jeunesse et de constance.Sur le plan de ses accomplissements, on compte 3 participations au sein de l'équipe-étoile de l'Université de Moncton, deux Coupes Richard-Therrien, deux Coupes Dr Levesque (à la LIA), et la formation de joueurs qui ont remporté la CUI, comme Daniel Ouellet et Etienne Boivin. Il a été entraîneur à Mathieu-Martin, à l'Odyssée, et dans la Licum, et a même fait ce travail dans le réseau des écoles anglophones. (Texte : Samuel Chiasson; Photo : Digiphoto, Edmundston)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : John Boucher et les portes qu’ouvre l’improvisation
jeudi 1 avril 2004
Jean-Sébastien Levesque
Jean-Sébastien Lévesque est le joueur que tout apprenti improvisateur devrait prendre comme modèle. Depuis 1994, le chemin parcouru par Bass est impressionnant et inspirant, se culminant par son excellence au sein de l'équipe gagnante de la CUI 2004, le respect incalculable de ses plus anciens compatriotes, et l'adulation de plusieurs générations, car Jean-Sébastien ne fut pas instantanément le joueur qu'il est aujourd'hui. De ses timides débuts au sein de l'équipe des Blancs de la Licum, on se souvient de l'élève assidu prêt à mettre en pratique conseils et révélations autodidactes dans le but avoué de servir le spectacle avant tout. Il sort de son cocon en 1996 en gagnant les prix du joueur le plus étoilé, du plus sympathique et du plus amélioré au terme d'une saison où il a dû assumer presque seul la participation de son équipe. Il participe en 1997 à sa première Coupe universitaire d'impro à l'UQAM et doit patienter jusqu'à la coupe de 2004 pour graver son nom sur le précieux trophée, dans la foulée de ses titres acquis de Joueur le plus utile du Tournoi, de Choix du public et de Joueur le plus étoilé.Par la suite, il sera capitaine à la Ligue d'Improvisation Acadienne (LIA), un des habitués des Spectacles d'Improvisation Modifiés, et membre de la troupe d'improvisation Les Impromptus. Cette dernière fera une tournée de la province et sera à la source de l'équipe ultra-performante qui gagnera trois Zèbres d'Or. Il sera aussi un favori des spectacles dits alternatifs comme Coeur, Cages et Corridors, présentés au tout début du retour du huis-clôt imposé par la Pandémie.
On retient plusieurs choses de Bass comme joueur : son exécution précise, son attention aux détails, son humour aiguisé et sa compréhension exhaustive de ce qui fonctionne dans notre art. Et la passion... Joueur généreux, mais ferme, il ne joue pas pour satisfaire son ego ni pour recevoir les adulations qui lui sont dues. Il sert une seule cause, celle du spectacle, avec une humilité parfois étonnante pour un joueur de sa qualité. Ne reculant devant rien, ne refusant jamais, il a gravi les échelons et termine son illustre carrière universitaire au paroxysme de son talent. (Texte : Samuel Chiasson; Photo : Michel Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Bass Levesque et les bases de l’impro
samedi 1 novembre 2003
Mireille Blanchard
Mireille Blanchard a excellé à tous les niveaux où elle a joué. Dès ses prouesses à l'école secondaire, on savait tout de suite que cette jolie blonde au regard déconcertant et à la naïveté désarmante laisserait sa marque sur notre sport. Joueuse instinctive au plus haut point, et dotée d'une présence sur scène et d'une capacité à puncher avec ses plus adeptes contemporains, Mireille fut acclamée à ses cinq Coupes universitaires comme une grande joueuse, gagnant à Saint-Boniface le prix de la meilleure moyenne en 1998 et passant à un cheveu de rapporter le prix de la joueuse la plus CUI à Laval en 2000 (prix qu'elle aurait largement mérité). Gagnante du prix de la joueuse la plus utile de la Licum à une reprise, son jeu était tellement apprécié de ses pairs que la ligue s'est même permise de lui remettre un Phelps® soulignant l'ensemble de sa carrière. Déjà gagnante du Royal Rumble, Mireille se démarque des autres joueuses de ce sport par son franc-parler et ses personnages "gros comme le bras", comparativement aux personnages plus discrets et raffinés des autres improvisatrices. Charmante, attachante et drôle, on la revoit ensuite sur les planches au sein de la Ligue Acadienne d'Improvisation (LIA), où elle est sans équivoque une préférée de la foule.Elle fut la première présidente de l'Association des anciens improvisateurs (trices) universitaires du Nouveau-Brunswick (Anciunb), organisme précurseur d'Improvisation NB, qui veillait à la sauvegarde de notre art, et fut instrumentale à sa création, et à l'établissement de ses diverses activités, dont la Ligue d'Improvisation Acadienne. (Texte : Samuel Chiasson; Photo : André-Claude Paulin)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Mireille Blanchard et l’underdog
dimanche 1 décembre 2002
Samuel Chiasson
Chaque époque est marquée par quelques excellents joueurs d’impro, mais il y en a toujours un qui ressort plus que les autres. La deuxième moitié des années 90 fut marquée par Samuel Chiasson. Joueur dominant de la Licum pendant 5 saisons, il fut membre de l’équipe-étoile à 5 reprises, étant son capitaine à la CUI Ottawa en 1999. Les honneurs individuels décernés à Samuel sont nombreux, ne se limitant pas à : 3 fois Joueur le plus utile de la Licum, Recrue de l’année de la Licum en 1995-96, et 2 fois Joueur le plus étoilé de la Licum. Il s’est également fait remarquer aux CUIs : Joueur le plus CUI à UQAM en 1997 et Choix du public (ex æquo avec Réjean Claveau) à la CUI St-Boniface en 1998.Pourquoi Samuel était-il si dominant? C’est grâce à sa grande polyvalence, son désir d’aller plus loin, mais avant tout, son amour pour l’improvisation. Malgré tous les honneurs individuels qu’il a reçus, Samuel était avant tout un joueur d’équipe. Ceux et celles qui ont eu la chance d’être ses co-équipiers sont devenus de meilleurs improvisateurs. L’amour que Samuel a pour l’impro se voit dans sa présence à de nombreux tournois secondaires, en tant qu’officiel ou pour donner des ateliers. Il fait de même pour la Licum à la même époque. Samuel est également un des membres fondateurs de l’ANCIUNB - Association des anciens improvisateurs universitaires du Nouveau-Brunswick (un précurseur d'Improvisation NB) et, au grand plaisir de tous, est revenu au jeu dans la Ligue d’improvisation acadienne (LIA) où il a pu continuer à en mettre plein la vue au public. Un novateur audacieux, il aura longtemps été le meilleur joueur de la province. (Texte : Marc-André Castonguay; Photo : Mélanie Roy)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Samuel Chiasson et l’audace
lundi 1 avril 2002
Yves Doucet
Pour un certaine génération, davantage connu comme entraîneur, Yves Doucet a également laissé sa marque en tant que joueur, portant le "C" pour l'Université de Moncton à la Coupe universitaire de Sherbrooke et la gagnant deux ans auparavant de celle de Moncton en 1993. Il est la définition même du joueur généreux, respectueux et intelligent. Son jeu verbo-moteur impressionnant fait de lui une machine à rimer, et son imagination et jeu posé ont fait de lui un des joueurs les plus agréables à côtoyer et à affronter. Sa générosité se poursuit même hors de l'arène, puisqu'il a pris le temps d'entraîner l'équipe de l'école secondaire de Shédiac (Louis-J.-Robichaud) qui, sous sa tutelle, a su progresser de façon exponentielle. Son seul semestre comme responsable de celle de l'École secondaire Nipisiguit à Bathurst a laissé sa marque sur des joueurs tels que Geneviève Arseneau et Alain Degrâce. Il a été l'entraîneur chéri de l'équipe-étoile de l'Université de Moncton en 2001 et 2002 et a déjà été juge de salle à la CUI, en plus d'arbitre à des tournois secondaires et à la CUI. Par la suite, il jouera dans la Ligue d'Improvisation Acadienne (LIA) dont il est co-fondateur, et dans l'équipe des Impromptus à trois Zèbres d'Or (ceci, après avoir participé comme joueur invité à un impro-théâtre de la troupe mythique).Il fait partie du sport pour les bonnes raisons, et le respect qu'il inspire est totalement justifié, respect qu'il n'a pas commandé, mais tout bonnement mérité, et ça, en impro, c'est la forme la plus sincère de respect.
(Texte : Samuel Chiasson; Photo : Mélanie Roy)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Yves Doucet et le rôle de l’improvisation dans la construction identitaire et culturelle









