En 1985, Stéphane Bourgoin devient co-fondateur de la Ligue d’improvisation du Centre universitaire Saint-Louis-Maillet - la LILOMA - à Edmundston (sous le sigle original de la LICUSML), puis quelques années plus tard de la ligue qu'on appelle aujourd'hui la LICUM (les deux fois avec Templier Marc Lebouthilier), et participe aux Coupes universitaires de 1988 à 1990 à titre d’arbitre en chef, soit pour le CUSLM, soit pour la LICUM, puis comme juge de salle jusqu’à 1994. Il sert aussi d’arbitre à plusieurs des premières Gougounes Dorées. Stéphane se soumet aux besoins de ces ligues, et devient rapidement arbitre pour remplir un besoin et laisser sa place à des joueurs qu'il trouve meilleurs - marque de sa qualité comme organisateur et comme personne - son amour réel est pour le jeu. Et c'est à travers du jeu qu'on le redécouvrira.
Après un long intérim pendant lequel il se donne surtout au théâtre communautaire et comme joueur avec la Machine du Madawaska, ancêtre de la Ligue d’improvisation du Madawaska et Alentours, la LIMA, en particulier au Tournoi Richard-Therrien, Stéphane se réintègre au réseau en 2019 comme juge aux Jeux régionaux Madawaska-Victoria, en vue de la Finale des Jeux de l’Acadie; fait partie de la LIMA; et se joint aux Vieilles Ployes pour jouer au Zèbre d’Or, édition 2023, y remportant le prix de la Personnalité la plus sympathique. L’année suivante, son équipe remporte le Zèbre. On retrouve Stéphane comme un joueur enjoué, qui dit toujours oui à tout ce qu'on lui propose. En 2024, il est en lice dans la catégorie Découverte de l’Année au Gala d’improvisation Les Éphémères, ironique pour une personne qui était présente aux débuts du jeu néo-brunswickois. (Texte: Michel Albert. Photo: Josée Robichaud)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Stéphane Bourgoin et le théâtre communautaire
La cérémonie de son intronisation est disponible sur YouTube.
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jeudi 6 novembre 2025
samedi 21 octobre 2017
Eric Thériault
Un de nos plus anciens improvisateurs, Eric Thériault est un membre-clé des équipes de la LILOMA (au Centre universitaire St-Louis-Maillet) et de la LICUM (au Centre universitaire de Moncton) à la fin des années '80 et début '90, qui éventuellement aide cette dernière à remporter la Coupe universitaire d'improvisation en 1990, à laquelle il contribue, entre autres, la supplémentaire grâce à laquelle l'Acadie remporte sa première victoire à ce tournoi d'envergure nationale. Il traduit son sens inégalé du punch et du sketch instantané en une carrière d'humoriste, soit avec le duo l'Ensemble Vide, et connaît du succès pendant plusieurs décennies avec ce projet.
Au mi des années 90s, dans son rôle d'enseignant et entraîneur, il ressuscite l'équipe de la Polyvalente Mathieu-Martin, absente depuis le début de ce que l'on reconnaît comme le réseau secondaire aujourd'hui, un réseau dans lequel cette école est devenue une incontournable. Il ressuscite aussi sa propre carrière d'improvisateur au début des années 2000 en devenant un pilier de la Ligue d'Improvisation Acadienne, à laquelle il prête sa notoriété et sa capacité de jeu de haut calibre.
D'un côté plus personnel, Eric est la personne qui, au lieu de faire de grands discours de motivation, est plutôt celle qui glisse un petit mot d'encouragement intime aux co-équipiers qu'il apprécie. C'est bien parce qu'Eric a la belle qualité de véritablement aimer et admirer ce que les autres font, quelque chose que son succès personnel n'a jamais estompé. (Texte : Michel Albert; Photo : Mélanie Roy)
Au mi des années 90s, dans son rôle d'enseignant et entraîneur, il ressuscite l'équipe de la Polyvalente Mathieu-Martin, absente depuis le début de ce que l'on reconnaît comme le réseau secondaire aujourd'hui, un réseau dans lequel cette école est devenue une incontournable. Il ressuscite aussi sa propre carrière d'improvisateur au début des années 2000 en devenant un pilier de la Ligue d'Improvisation Acadienne, à laquelle il prête sa notoriété et sa capacité de jeu de haut calibre.
D'un côté plus personnel, Eric est la personne qui, au lieu de faire de grands discours de motivation, est plutôt celle qui glisse un petit mot d'encouragement intime aux co-équipiers qu'il apprécie. C'est bien parce qu'Eric a la belle qualité de véritablement aimer et admirer ce que les autres font, quelque chose que son succès personnel n'a jamais estompé. (Texte : Michel Albert; Photo : Mélanie Roy)
vendredi 6 mai 2016
Eric "Boum" Morneault
Un des joueurs les plus remarqués de son époque, et donc un des plus influents, Boum Morneault commence sa carrière en 1990 à la Cité-des-Jeunes A.M.-Sormany et dès la 10e année, est médaillé le plus utile de son équipe, une équipe qu'il aide à gagner la Gougoune Dorée trois ans de suite. La légende vérifiée veut, qu'une fois, sur un match du midi, un arbitre trop zélé l'avait expulsé en début de partie, et les quelque 200 spectateurs sont sortis. Au niveau universitaire, il se joint immédiatement à l'équipe-étoile de l'Université de Moncton - Campus Moncton - se rend chaque fois en finale de la Coupe universitaire d'improvisation avec celle-ci, et se voit même nommé Choix du Public à la CUI Laval 1994. Il racle évidemment tous les gros prix personnels à la Licum pendant ses années.
Qu'est-ce qui faisait sa popularité? Un jeu physique, intense, très drôle, un faiseur de faces tel un Jim Carey brayon, et une énergie qui attirait l'attention par force de personnalité. C'est un jeu qui fonctionnait bien autant ici qu'au Québec, qui attirait les foules et faisait la promotion de notre jeu, et qui a su créer des disciples comme Réjean Claveau, un autre Templier, qui ont à leur tour, propagé le perfectionnement du jeu physique pendant longtemps dans le réseau néo-brunswickois.
En tant que coordonnateur de la Licum, son charisme naturel a aussi été une force de recrutement. Sous sa gouvernance, cette ligue est passée de trois à quatre équipes, un format qu'elle a plus ou moins gardé pour la prochaine décennie. On dirait que les gens à qui il a donné des opportunités cette année-là ont tendance à éventuellement se retrouver au Temple de la Renommée - en plus de Claveau, on pourrait nommer Bass Levesque et Michael Plourde. Plus tard, il deviendra le premier Néo-Brunswickois à être accepté à l'École nationale de l'Humour, un membre fondateur de la Ligue d'improvisation du Madawaska (la LIMA), un participant aux tournois Richard-Therrien, et un invité spécial à la Ligue d'Improvisation Acadienne, entre autres, prouvant ponctuellement qu'il n'a jamais perdu le je-ne-sais-quoi magique qui a toujours marqué son jeu.
Et dire qu'au tout début, il ne voulait rien savoir de l'impro et qu'il ne s'est essayé que sous pression... (Texte et photo : Michel Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Éric « Boum » Morneault et le concept de l’énergie
Qu'est-ce qui faisait sa popularité? Un jeu physique, intense, très drôle, un faiseur de faces tel un Jim Carey brayon, et une énergie qui attirait l'attention par force de personnalité. C'est un jeu qui fonctionnait bien autant ici qu'au Québec, qui attirait les foules et faisait la promotion de notre jeu, et qui a su créer des disciples comme Réjean Claveau, un autre Templier, qui ont à leur tour, propagé le perfectionnement du jeu physique pendant longtemps dans le réseau néo-brunswickois.
En tant que coordonnateur de la Licum, son charisme naturel a aussi été une force de recrutement. Sous sa gouvernance, cette ligue est passée de trois à quatre équipes, un format qu'elle a plus ou moins gardé pour la prochaine décennie. On dirait que les gens à qui il a donné des opportunités cette année-là ont tendance à éventuellement se retrouver au Temple de la Renommée - en plus de Claveau, on pourrait nommer Bass Levesque et Michael Plourde. Plus tard, il deviendra le premier Néo-Brunswickois à être accepté à l'École nationale de l'Humour, un membre fondateur de la Ligue d'improvisation du Madawaska (la LIMA), un participant aux tournois Richard-Therrien, et un invité spécial à la Ligue d'Improvisation Acadienne, entre autres, prouvant ponctuellement qu'il n'a jamais perdu le je-ne-sais-quoi magique qui a toujours marqué son jeu.
Et dire qu'au tout début, il ne voulait rien savoir de l'impro et qu'il ne s'est essayé que sous pression... (Texte et photo : Michel Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Éric « Boum » Morneault et le concept de l’énergie
lundi 11 janvier 2016
Emili Bellefleur
Emili Bellefleur est une de ces improvisatrices qui, en base âge, s'intéresse au développement de l'improvisation dans son ampleur provinciale, de ses timides débuts comme substitut de l'équipe de la Cité-des-Jeunes A.M. Sormany à Edmundston à la fin des années 90s, participant à des premiers échanges intraprovinciaux via Internet et devenant éventuellement capitaine d'une équipe qui remporte la Gougoune (2001), jusqu'à après son départ du Nouveau-Brunswick quand elle devient ambassadrice de nos valeurs en arbitrant pour un certain temps au Manitoba, terminant son séjour là en 2012 comme Joueuse de l'année. Entre les deux extrémités de cette carrière, elle joue à divers endroits comme aux Jeux de la Francophonie Canadienne, au Mondial Junior de Val-Cartier (avec la RINO), aux Fêtes de la Nouvelle France (pour le Manitoba), et à la Ligue d'improvisation du Centre universitaire de Moncton (Licum) pour plusieurs années, atteignant le rôle de capitaine et de membre de son équipe-étoile, avant de devenir une des arbitres les plus mémorables de la ligue, exportant son style à divers tournois comme la Gougoune, l'Invitationel Richard-Therrien (où elle a aussi joué comme membre de la mythique LISA) et la Coupe universitaire. Elle terminera sa carrière en Acadie à la Ligue d'Improvisation Acadienne.
En tant que joueuse, on la reconnaît comme une des premières, ou du moins des plus influentes, à rejeter la notion qu'une joueuse doive nécessairement jouer des rôles typiquement féminins, ou dans un style que la vieille garde reconnaissait comme féminin. Cette veine « féministe » deviendra infectieuse alors que plusieurs autres joueuses de son temps - dont Annik Landry, Elyse Hamel et Carolynn McNally, des femmes qui deviendront toutes aussi influentes sur l'impro néo-brunswickoise dans les années suivantes - racontent aujourd'hui avoir été inspirées par elle à briser les barrières d'un conventionnel désuet. Comme arbitre, elle fera sa réputation rapidement, son arbitrage corsé lui accordant le surnom de « Queen of Mean » ou « Reine de la Haine » dès son premier tournoi. Les joueurs allaient vite apprendre à redouter, mais surtout respecter, les banderoles rouges en paillettes.
Une petite mention doit aussi aller à France, sa mère, qui, peut-être portée par l'engouement de sa fille, a prêté appui à la gang d'impro plus d'une fois, offrant sa maison comme « bed & breakfast » et ses habiletés de couturières aux besoins de la cause. L'impro, c'est familial! (Photo et texte : Michel M. Albert.)
En tant que joueuse, on la reconnaît comme une des premières, ou du moins des plus influentes, à rejeter la notion qu'une joueuse doive nécessairement jouer des rôles typiquement féminins, ou dans un style que la vieille garde reconnaissait comme féminin. Cette veine « féministe » deviendra infectieuse alors que plusieurs autres joueuses de son temps - dont Annik Landry, Elyse Hamel et Carolynn McNally, des femmes qui deviendront toutes aussi influentes sur l'impro néo-brunswickoise dans les années suivantes - racontent aujourd'hui avoir été inspirées par elle à briser les barrières d'un conventionnel désuet. Comme arbitre, elle fera sa réputation rapidement, son arbitrage corsé lui accordant le surnom de « Queen of Mean » ou « Reine de la Haine » dès son premier tournoi. Les joueurs allaient vite apprendre à redouter, mais surtout respecter, les banderoles rouges en paillettes.
Une petite mention doit aussi aller à France, sa mère, qui, peut-être portée par l'engouement de sa fille, a prêté appui à la gang d'impro plus d'une fois, offrant sa maison comme « bed & breakfast » et ses habiletés de couturières aux besoins de la cause. L'impro, c'est familial! (Photo et texte : Michel M. Albert.)
lundi 17 mars 2014
Annik Landry
Quand on parle de combiner performance sur la glace et organisation d'arrière-scène, la p'tite fille (mais grande joueuse) de Riceville NB fait l'envie de tous. Du départ, impliquée dans l'organisation de tournois à la Cité-des-Jeunes A.M.-Sormany et bénévole et officielle à la CUI 2002 à Edmundston, elle restera hautement engagée au niveau organisationnel dans la LILOMA (à l'Université de Moncton - Campus Edmundston) et dans la Licum (UdeM - Campus Moncton). Comme coordonnatrice de cette dernière ligue en 2006, elle voit au premier changement de salle depuis 1997 quand la Licum déménage de l'Osmose à la Salle multi du Centre étudiant (maintenant Le Coude) et à divers changements importants dans la structure des spectacles Licumiens sous l'étiquette « Phase 2 » et dans le cadre du 20e anniversaire de la ligue. « Licum Phase 2 » remportera le prix de l'Initiative de l'année à l'Université de Moncton. Suite à son départ de la scène universitaire, elle devient membre fondatrice du groupe d'improvisation exploratoire Les Impromptus, et son gestionnaire. Sous son leadership, le groupe fait plusieurs tournées de spectacles et d'ateliers à travers la province, dans le but de pousser les limites du jeu et d'augmenter sa visibilité comme forme d'expression sérieuse.
Normalement, pour les bâtisseurs, le jeu prend deuxième place. Pas pour Annik. Son parcours de joueuse est rempli de succès. Elle aide la CDJ à gagner la Gougoune Dorée deux fois, en 2001 et 2002, les premières équipes d'Edmundston à réussir cet exploit depuis la fin de leur « streak » de '90 à '96. Cette dernière victoire envoie son équipe (avec des éléments des autres équipes du Nord-Ouest) à la 2e édition des Jeux de la Francophonie canadienne où elle remporte la médaille d'or. Elle participe à cinq Coupes universitaires, la première avec la LILOMA, les autres avec la Licum, et inscrit son nom sur la Coupe en 2004. Il y a même une Rondelle Sacrée et un Richard-Therrien là-dedans quelque part. Avec l'équipe des Impromptus, elle remportera trois Zèbres d'Or. Elle sera aussi une des joueuses importantes de la Click, la ligue en ligne instaurée pendant la pandémie.
Annik Landry est, en effet, une de nos plus grandes « actrices » en impro, capable de se perdre dans ses rôles si bien qu'on peut avoir le sentiment, en jouant avec elle, qu'on parle au personnage, qu'Annik est disparue et que, uh-oh, ça pourrait aller n'importe où. Par rapport à Annik, tout le monde est décroché. Dans son travail avec les Impromptus, elle a démontré maintes et maintes fois combien elle n'avait pas froid aux yeux, à travers sa capacité de jouer des improvisations de très longue haleine sans jamais perdre l'intérêt de son public. Et elle fait partie de cette vague de joueuses qui ont toujours refusé de se laisser mettre dans la boîte du personnage uniquement féminin - vous savez, cette tendance qu'ont certains joueurs de ne donner que des rôles de blondes ou de mères aux improvisatrices - créant des personnages des deux sexes sans effort, et se donnant la pleine gamme d'options pendant un spectacle. Nous voyons à son entrée au Temple de la Renommée les résultats de cette vague, alors qu'une Licum majoritairement composée de femmes l'applaudit. (Photo et texte : Michel M. Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Annik Landry sur l'impro et théâtre
Normalement, pour les bâtisseurs, le jeu prend deuxième place. Pas pour Annik. Son parcours de joueuse est rempli de succès. Elle aide la CDJ à gagner la Gougoune Dorée deux fois, en 2001 et 2002, les premières équipes d'Edmundston à réussir cet exploit depuis la fin de leur « streak » de '90 à '96. Cette dernière victoire envoie son équipe (avec des éléments des autres équipes du Nord-Ouest) à la 2e édition des Jeux de la Francophonie canadienne où elle remporte la médaille d'or. Elle participe à cinq Coupes universitaires, la première avec la LILOMA, les autres avec la Licum, et inscrit son nom sur la Coupe en 2004. Il y a même une Rondelle Sacrée et un Richard-Therrien là-dedans quelque part. Avec l'équipe des Impromptus, elle remportera trois Zèbres d'Or. Elle sera aussi une des joueuses importantes de la Click, la ligue en ligne instaurée pendant la pandémie.
Annik Landry est, en effet, une de nos plus grandes « actrices » en impro, capable de se perdre dans ses rôles si bien qu'on peut avoir le sentiment, en jouant avec elle, qu'on parle au personnage, qu'Annik est disparue et que, uh-oh, ça pourrait aller n'importe où. Par rapport à Annik, tout le monde est décroché. Dans son travail avec les Impromptus, elle a démontré maintes et maintes fois combien elle n'avait pas froid aux yeux, à travers sa capacité de jouer des improvisations de très longue haleine sans jamais perdre l'intérêt de son public. Et elle fait partie de cette vague de joueuses qui ont toujours refusé de se laisser mettre dans la boîte du personnage uniquement féminin - vous savez, cette tendance qu'ont certains joueurs de ne donner que des rôles de blondes ou de mères aux improvisatrices - créant des personnages des deux sexes sans effort, et se donnant la pleine gamme d'options pendant un spectacle. Nous voyons à son entrée au Temple de la Renommée les résultats de cette vague, alors qu'une Licum majoritairement composée de femmes l'applaudit. (Photo et texte : Michel M. Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Annik Landry sur l'impro et théâtre
lundi 26 novembre 2012
Richard Therrien
Le Temple offre pour la première fois un honneur posthume en la personne de Richard Therrien, grand facilitateur d'improvisation à l'Université de Moncton Campus d'Edmundston.
C'est en 1985 que M. Therrien, alors directeur des activités socioculturelles du Centre universitaire Saint-Louis-Maillet (maintenant l'UMCE), accepte l'offre de Ghislain Taschereau de la LI2FUM (maintenant la LICUM) de donner un atelier d'improvisation aux joueurs d'Edmundston. C'est à la suite de cet atelier que les participants, dont deux membres actuels du Temple, Michel Hédou et Michel McSween, forment la Ligue d'Improvisation LOuis-MAillet (LILOMA). C'est Richard qui a, par la suite, fait toutes les démarches nécessaires non seulement pour former la LILOMA, mais aussi pour s'assurer que les membres de la nouvelle ligue participent à la toute première Coupe Universitaire d'Improvisation à Trois-Rivières en 1987, où il leur sert d'entraîneur, leur premier.
Déjà une force culturelle dans la communauté du Madawaska à travers sa première passion, la troupe folklorique des Danseurs de la Vallée St-Jean, il aurait pu s'en tenir à se concentrer sur cette activité seule. Mais son amour pour l'improvisation aura fait en sorte que les équipes auraient rarement besoin de faire des campagnes de financement pour aller aux tournois, une partie de son budget toujours réservée à ce comité. Plus d'une fois, il aura suivi l'équipe à la CUI pour donner son appui, ou même pour participer en tant que juge (pendant la période où un tel poste était requis), toujours avec intelligence et intégrité.
Son décès dans un accident de route en septembre 2002 a créé un grand vide à l'UMCE, un vide qui n'a jamais été rempli. Par manque d'appui socioculturel, la LILOMA qu'il a aidé à fonder a cessé d'exister en 2005. Afin de l'honorer, un tournoi amical portant son nom a été tenu entre 2003 et 2005, au profit d'un fonds de bourse qu'il avait créé en honneur de ses parents.
M. Therrien aurait pu ignorer ou négliger l'offre de Ghislain Taschereau, mais grâce à son souci pour le développement culturel dans sa région, la LILOMA a pu connaître de belles années entre 1985 et 2005. S'il avait dit non, il est possible de croire que les Michels Hédou, McSween et Albert, les Daniel Carrier, Philippe St-Onge et Marc Lebouthillier de ce monde - pour ne nommer que des Templiers - n'auraient pas commencé ou continuer leur cheminement en improvisation. Prenons un moment pour se souvenir du pionnier qui nous a donné toute une branche de notre famille d'improvisation. (Texte : Michael Plourde avec Michel Albert. Photo : Société historique du Madawaska)
C'est en 1985 que M. Therrien, alors directeur des activités socioculturelles du Centre universitaire Saint-Louis-Maillet (maintenant l'UMCE), accepte l'offre de Ghislain Taschereau de la LI2FUM (maintenant la LICUM) de donner un atelier d'improvisation aux joueurs d'Edmundston. C'est à la suite de cet atelier que les participants, dont deux membres actuels du Temple, Michel Hédou et Michel McSween, forment la Ligue d'Improvisation LOuis-MAillet (LILOMA). C'est Richard qui a, par la suite, fait toutes les démarches nécessaires non seulement pour former la LILOMA, mais aussi pour s'assurer que les membres de la nouvelle ligue participent à la toute première Coupe Universitaire d'Improvisation à Trois-Rivières en 1987, où il leur sert d'entraîneur, leur premier.
Déjà une force culturelle dans la communauté du Madawaska à travers sa première passion, la troupe folklorique des Danseurs de la Vallée St-Jean, il aurait pu s'en tenir à se concentrer sur cette activité seule. Mais son amour pour l'improvisation aura fait en sorte que les équipes auraient rarement besoin de faire des campagnes de financement pour aller aux tournois, une partie de son budget toujours réservée à ce comité. Plus d'une fois, il aura suivi l'équipe à la CUI pour donner son appui, ou même pour participer en tant que juge (pendant la période où un tel poste était requis), toujours avec intelligence et intégrité.
Son décès dans un accident de route en septembre 2002 a créé un grand vide à l'UMCE, un vide qui n'a jamais été rempli. Par manque d'appui socioculturel, la LILOMA qu'il a aidé à fonder a cessé d'exister en 2005. Afin de l'honorer, un tournoi amical portant son nom a été tenu entre 2003 et 2005, au profit d'un fonds de bourse qu'il avait créé en honneur de ses parents.
M. Therrien aurait pu ignorer ou négliger l'offre de Ghislain Taschereau, mais grâce à son souci pour le développement culturel dans sa région, la LILOMA a pu connaître de belles années entre 1985 et 2005. S'il avait dit non, il est possible de croire que les Michels Hédou, McSween et Albert, les Daniel Carrier, Philippe St-Onge et Marc Lebouthillier de ce monde - pour ne nommer que des Templiers - n'auraient pas commencé ou continuer leur cheminement en improvisation. Prenons un moment pour se souvenir du pionnier qui nous a donné toute une branche de notre famille d'improvisation. (Texte : Michael Plourde avec Michel Albert. Photo : Société historique du Madawaska)
lundi 19 mars 2012
Eric "Jamaican Tornado" Lavoie
Si le numéro 99 est associé dans la LNH à un des plus grands noms du hockey, soit celui de Wayne Gretzky, dans le monde de l’improvisation au Nouveau-Brunswick, ce numéro est, et sera pour toujours, celui d’Éric « Jamaican Tornado » Lavoie.Autant bâtisseur que joueur émérite, Éric est le coeur et le sang de l'équipe de la Polyvalente Thomas-Albert de Grand-Sault où il est entraîneur depuis plus de 20 ans (aucune retraite ne semble sticker), une équipe qui profite bien de son expertise et de sa passion pour le jeu. Il supervise aussi la formation de joueurs dans une école intermédaire de sa région, et prête appui à la Ligue d'Improvisation Chaleur pendant la majorité de ses années actives, autant en tant que joueur qu'officiel, conduisant des routes dangereuses pour s'y rendre de façon régulière. C'est le genre de gars qui vient à une Coupe universitaire juste pour la chance d'y être juge de ligne.
Parce que réalisez bien : Éric en MANGE de l'impro. Comme entraîneur ou comme joueur, c'est sa capacité de donner de lui-même qui surprend et impressionne. Sa façon de prendre soin de ses jeunes, de diriger son équipe, fait de lui l’entraîneur le plus respecté du circuit, comme le font foi ses nombreux titres d’entraîneur du tournoi, prix qu’il remportait pratiquement chaque année pour un certain temps. Il ne veut pas que ses joueurs gagnent à moins qu'ils ne gagnent BIEN, une qualité inestimable chez un formateur d'impro. Un joueur qui veut avant tout offrir le meilleur spectacle possible, il ne laisse rien l'empêcher de le faire. Il a joué malade et blessé, mais toujours su donner ses meilleures performances dans les moments les plus importants - un modèle de bravoure et de persévérance pour les improvisateurs de la province.
Et que dire de son jeu tout aussi influent? Un jeu physique aux expressions faciales démesurées et au sens du punch incroyable. Son sens de la répartie et sa capacité de nous transporter dans un univers absurde et loufoque sont souvent imités, mais rarement égalés. La raison est simple : Tornado ne se couche jamais sur ses lauriers. Il continue de peaufiner son jeu, d'aiguiser sa vitesse d'esprit, et refuse de les prendre comme des acquis. Il entraîne maintenant la prochaine génération de Lavoies et joue régulièrement au Zèbre d'Or (sa performance en 2023 lui vaut l'Éphémère de la Meilleure performance dans un impro-match), donc la véritable retraite semble bien loin. (Éléments de texte : Justin Guitard et Michel Albert; Photo : Audrey Lizotte)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Éric Lavoie et le rôle de l’entraîneur
Daniel "Puce" Carrier
Peu de joueurs ont réussi à exceller à la fois au secondaire et sur deux campus universitaires comme l'a fait Daniel "Puce" Carrier. Daniel est un paradoxe de l'improvisation. Lors de ses années actives, il était timide, mais brillait sur la glace. Il était calme, mais plein d'énergie. Il était compétitif, mais zen. Il était un joueur qui passait souvent inaperçu jusqu'au moment où il prenait une improvisation médiocre et la rendait intéressante et divertissante. Et bien qu'un joueur de calibre aux tournois, il ne voulait pas pour autant sentir la pression de la "compétition" et voguait plutôt dans le sens de la générosité.Son trajet commence à la Cité-des-Jeunes A.-M. Sormany où il fait immédiatement l'équipe-étoile, puis en devient capitaine. En trois ans ('95 à '97), deux victoires à la Gougoune Dorée et une finale. En '96-'97, il est le seul joueur du secondaire retenu pour jouer dans la ligue civile du Madawaska, la LIMA. En '97-'98, avec l'aide de ses partenaires, Christian "Moose" Lajoie et Dominic Dalpé, il redonne à la LILOMA (Ligue du Campus d'Edmundston) une stabilité et une fierté après plusieurs années de néglect, grâce à une éthique de travail et un effort incroyable de promotion. Il devient de loin un des joueurs les plus aimés de l’histoire de la LILOMA et, à lui seul, est capable d’attirer des partisans. C'est avec le Campus d'Edmundston qu'il participera à quatre Coupes universitaires d'Improvisation, la dernière à titre d'entraîneur, guidant en 2002 son équipe à sa meilleure performance à la CUI.
Il se rend ensuite à Moncton, où il jouera dans la Licum et y remportera une de ses deux CUIs en 2004. Ajoutons à son C.V. une victoire au Tournoi Richard-Therrien, une participation à la Ligue d'Improvisation Acadienne, des matchs dans plusieurs festivals, et de nombreux prix personnels. Et pour tout ça, Puce a toujours su rester humble et généreux. On le verrait dans un livre "Un bon exemple de..."
Sa générosité et capacité d'être rassembleur sont à la source de plusieurs belles histoires d'impro, comme la fois qu'il a pu assembler une équipe complète d'officiels à la dernière minute pour un tournoi à Edmundston, ou quand le cégep de Rimouski a dû se désister le jour-même d'un match amical avec la LILOMA par manque de voitures, Puce décide de faire l'aller-retour pour aller les chercher gratuitement. Le Nouveau-Brunswick peut difficilement trouver meilleur ambassadeur. (Éléments du texte : Jean-Sébastien Levesque, Michael Plourde et Michel Albert; Photo : Michel Albert)
mardi 22 mars 2011
Philippe St-Onge
L’aventure d’impro de Phil commence timidement à l’âge de 12 ans à l’école de St-Jacques, après quoi il se lance dans toutes les ligues qui lui sont accessibles. Dans sa carrière, Phil joue pour la LIPS (à la Cité-des-Jeunes A.M. Sormany), la LILOMA (à l’UMCE), la Licum (à l'Université de Moncton), la Ligue d’Improvisation Acadienne, la Ligue d’Improvisation Chaleur, ainsi que deux ligues à Rimouski (universitaire et estivale) où il réside pour un certain temps.Suite à une première participation à la Coupe universitaire en 2000 avec l’équipe d’Edmundston, il se retrouvera membre de l’équipe-étoile de l’Université de Moncton pour plusieurs années, et renoue ensuite les liens avec la CUI en tant que capitaine de l’équipe des UQARiens où il pousse son jeu – une mixture de haut ridicule et de concepts intelligents – à son apogée. Bien qu’il prenne sa retraite du jeu pour se concentrer sur sa famille et son rôle de papa, il continue à œuvrer à la standardisation des règlements de la CUI, nécessaire à la survie du prestigieux tournoi. De retour en Acadie, il fera un effort important pour assurer l'improvisation dans le comté de Kent, en particulier à St-Louis-de-Kent où il servira d'entraîneur à l'équipe de la région aux Jeux de l'Acadie.
Pour bon nombre de jeunes improvisateurs, il reste un bâtisseur important. Officiel des plus appréciés, des jeunes comme des vieux, à divers tournois des écoles secondaires, s’y rendant souvent à son propre compte, même des régions reculées du Québec. Il a aussi servi d’entraîneur à l’équipe de l’école Marie-Esther de Shippagan, équipe qui parle encore aujourd’hui de son bon cœur et de sa force d’idées.
Philippe perd la vie à la suite d'une longue lutte contre le cancer en automne 2024, laissant un legs indélébile aux vies qu'il a touchées. (Photo : Michel Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Philippe St-Onge et l’expérimentation que l’improvisation nous permet
vendredi 1 avril 2005
Daniel Albert (AKA Dr Apport)
Ayant commencé à jouer de l'impro à la Cité-des-Jeunes A.M.-Sormany, Daniel Albert fait partie de son équipe-étoile comme substitut sa seule année, mais abandonne avant la fin de son secondaire. Quand il arrive à l'Université de Moncton, son frère Michel lui offre le poste de statisticien et une légende est née. Après un an à lutter avec les non-sens de l'Apport créé par Dédé Paulin, il réinvente la formule pour la rendre plus crédible et plus juste. Son Apport est depuis devenu un standard au Nouveau-Brunswick et est aussi utilisé ailleurs. Il oeuvre également un an comme arbitre en chef dans la Licum, et revient de l'Ontario où il vit par la suite pour faire les stats de la CUI 2002 à Edmundston.De plus, on peut lui donner le crédit de la conception originale du site Internet de la Licum, le premier site néo-brunswickois de son genre. Son approche était simple : Regardons ce qui se fait ailleurs en termes de sites sur l'impro, et faisons mieux et plus drôle. Ses contributions informatiques au site ont été des plus utiles et n'ont pas encore perdu leur cachet. Quand il était ici, il était tout un phénomène : sensiblement timide dans son sarrau, et rougissant à tout coup quand il recevait une ovation à chaque fois qu'on l'annonçait. Derrière ce personnage public se cachait un type d'une volonté hors du commun, avec un professionnalisme et un oeil judicieux. Également, mentionnons qu'en tant que deuxième Colon de l'Année, il nous a fait changer une farce d'un an en une tradition durable. (Photo : Nicole Bouchard)
mercredi 1 décembre 2004
John Boucher
Toujours un joueur solide, se débrouillant bien dans toutes les catégories de notre répertoire, c'est en tant qu'entraîneur que John Boucher semble nous laisser un héritage encore plus important. Les jeunes joueurs du Sud-Est ont John en très haute estime, sans grande surprise puisqu'il est un avocat important des fondements du jeu et de la passion pour ce type d'expression. Passionné, méticuleux, intéressé et intéressant, John touche deux secteurs, celui de son jeu, qui fut toujours à la hauteur, et celui de promoteur de passion, de formateur de joueurs, de philosophe du jeu, de bénévole dévoué, de débaucheur de jeunesse et de constance.Sur le plan de ses accomplissements, on compte 3 participations au sein de l'équipe-étoile de l'Université de Moncton, deux Coupes Richard-Therrien, deux Coupes Dr Levesque (à la LIA), et la formation de joueurs qui ont remporté la CUI, comme Daniel Ouellet et Etienne Boivin. Il a été entraîneur à Mathieu-Martin, à l'Odyssée, et dans la Licum, et a même fait ce travail dans le réseau des écoles anglophones. (Texte : Samuel Chiasson; Photo : Digiphoto, Edmundston)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : John Boucher et les portes qu’ouvre l’improvisation
samedi 1 décembre 2001
Michel Hédou
Michel Hédou a été instrumental au développement de l'impro dans le Nord-Ouest. Il a d'abord joué au Centre universitaire Saint-Louis-Maillet (aux débuts de la LILOMA en 1985, performant dans le premier improvisathon de 50 heures) et par la suite, avec l'équipe de Moncton (Licum), a remporté la Coupe universitaire d'Improvisation en 1990. Ses accomplissements ne s'arrêtent pas là. Entraîneur de l’équipe de la Cité-des-Jeunes A.M.-Sormany de 1991 à 1995, il l’aide à gagner la Gougoune Dorée chaque année. Sous sa tutelle, l'équipe de la CDJ reconquiert la Gougoune en 2001 après une absence temporaire. En 2002 encore, et cette fois emportera cette équipe aux Jeux de la Francophonie Canadienne où elle se méritera la médaille d’or (ce ne serait pas sa dernière participation à ces Jeux à titre d’entraîneur). Il retournera à la barre de cette équipe dans les dernières années de sa carrière d'enseignant avant de se concentrer sur la LIMA (Ligue d'Improvisation du Madawaska et des Alentours), et agit depuis longtemps comme personne ressource importante dans sa région pour le réseau dans son sens plus large (Jeux d’Acadie, ligues civiles, organisation de Coupes universitaires, etc.).Pour la Gougoune édition 1995 présentée à Edmundston, Michel a voulu inviter des équipes qui, ordinairement, ne faisaient pas partie du circuit d'impro secondaire. Résultat : Pour la première fois depuis le début du tournoi, l'apparition d'équipes de Grand-Sault et de Saint-Jean. De plus, c'était la première Gougoune à laquelle l'équipe de Mathieu-Martin participe. Depuis, les équipes de Dieppe et de Grand-Sault sont des régulières aux tournois secondaires; Saint-Jean a tout de même participé pour plusieurs années par la suite. L'effet boule-de-neige de telles invitations a fait en sorte que Saint-Léonard, Shédiac et plusieurs autres se sont ajoutées comme participantes aux tournois secondaires de l'époque. Ça, c'est du développement!
C'est le genre de gars qui sait donner confiance à ses joueurs, qui va chercher leur 100%. Plus important encore, tu aimes jouer de l'impro quand tu as Michel comme entraîneur! S'il y a un conseil que Michel a donné et dont ses joueurs se souviennent pour toujours, c'est : « T'as pas besoin d'être moteur pour gagner l'impro ». Il appuyait ce commentaire avec son propre exemple de l'impro (CUI '90) où il n'a pu placer qu'un mot sauf à la toute fin où il a dit : « Maman, tu parles trop! » Sifflet. Moncton gagne l'impro. Le oui-oui-dire, là étaient sa force et la philosophie sur lesquelles il insistait dans ses équipes. Comme joueur, il est pierre angulaire de la LIMA et en 2024, remporte le Zèbre d'Or pour son équipe ambassadrice.
(Texte : Marc-André Castonguay; Photo : Sears)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Michel Hédou et l’écoute
mercredi 1 décembre 1999
Michael "Bauble" Plourde
Michael Plourde a été, pendant longtemps, sans doute le bénévole d'impro le plus sous-apprécié de la province, mais le Temple a souhaité souligner son dévouement par une place parmi ses étoiles. Michael est passé d'excellent juge de ligne dans la Licum, à arbitre auxiliaire dans tous les tournois secondaires de la province. En fait, après son redéménagement à Edmundston, il a passé plusieurs années a n'a presque pas manquer de tournois, tournois auxquels il participait par la grâce de son propre portefeuille, en prenant ses congés lors des fins de semaine appropriées.Un des organisateurs (et arbitre en chef de la finale) à la CUI 2002 à Edmundston, il participe activement à la LILOMA à l'Université de Moncton-Campus Moncton pour quelque temps. En 2003, il crée le Tournoi Richard-Therrien, une rencontre postsecondaire qui se voulait annuelle dans cette même ville. Par la suite, il devient entraîneur de l'équipe de la Cité-des-Jeunes A.M.-Sormany pour quelques années, et membre de ligues dans sa région, soit au Madawaska ou de l’autre côté de la frontière québécoise au Témiscouata. Quand les tournois secondaires se déroulent dans sa région, on le verra participer à nouveau à titre d’officiel.
Un colon avoué, Michael a le souci du spectacle, faisant tout pour celui-ci. Il a remis le piquant dans le rôle du juge de ligne quand on croyait qu'André Phelps® avait déjà tout fait, et ne manque jamais à l'appel pour rendre quelque chose divertissant. Colon de l'année en 1995 et Colon de la décennie en 2004, « Bauble » a, sans faire exprès, donné une tradition importante à la Licum : celle de remettre ce prix à leur plus divertissant colon de chaque année. Il fut le premier, et en signe de respect, il se retrouva en lice chaque année pour les prochains 10 ans. (Photo par John Boucher)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Michael « Bauble » Plourde et l’arbitre chien
jeudi 1 avril 1999
Michel Albert
Depuis pratiquement 40 ans, Michel Albert est un incontournable pilier de l’improvisation au Nouveau-Brunswick. Ayant roulé sa bosse d'abord à la Cité-des-Jeunes A.M.-Sormany, puis au Centre universitaire Saint-Louis-Maillet (la LILOMA) puis à la Ligue d’improvisation du Centre universitaire de Moncton, Michel a tranquillement perfectionné son art, passant de joueur à arbitre, puis à entraîneur, puis à arbitre, puis à joueur, etc. Quoique maintenant capable de passer aisément d'un rôle à un autre, il ne cachera à personne que le titre de « Maître absolu du jeu » lui plaît, et qu'il favorise ainsi le sifflet et le gazou aux dossards et aux caucus.D'une intelligence encyclopédique, Michel est toujours à la recherche de l'excellence, autant dans ses performances à lui que dans celles de ses protégés. Et ces derniers sont nombreux. Tous ceux qui ont eu l'opportunité d'évoluer en sa compagnie, ou sous sa tutelle, s'entendent pour dire que sa culture générale et son souci du spectacle font de notre grand gourou un maître à penser comme il s'en fait peu : un enseignant patient, intègre, honnête, passionné. Comme joueur, il défend par l’exemple le jeu novateur, expérimental, cultivé.
Sa place au Temple était déjà incontestable au moment de l’intronisation, mais presque trois décennies plus tard, elle semble avoir été précipitée. Parce qu’en plus d’avoir entraîné une douzaine d’équipes étoiles de l’Université (dont un tiers se rendront en finale de la Coupe universitaire) et d’avoir ajouté au littoral de l’impro Licumienne des formats tels les « Pay-per-views » et la Journée-Défis, il deviendra : un des fondateurs de la Ligue d’Improvisation Acadienne où il inventera le format « Impro-théâtre » encore en usage au Nouveau-Brunswick; ombudsman à plusieurs Coupes universitaires et aux premiers Jeux de la Francophonie Canadienne et aux subésquents disputés en Acadie; organisateur d’une dizaine de Gougounes Dorées; co-créateur des tournois civils Richard-Therrien (à Edmundston) et avec Improvisation NB, du Zèbre d’Or (à Moncton); membre de la Chiac; formateur invité en salle de classe et lors d'événments culturels; codificateur des 7 pilliers de l'improvisation; membre fondateur de la troupe d’improvisation exploratoire Les Impromptus; créateur de la Click et d'une version enligne de l'impro-match, qui fonctionne lors de la pendémie; écrivain, disons-le, principal du blogue d’Improvisation NB; concepteur et co-animateur du podcast Catégorie Libre; et premier président d’Impro NB. Il est aussi responsable de bon nombre de spectacles dits alternatifs, et remporte deux Prix Éphémères pour son travail dans ce domaine.
Bien que la Licum soit, pour plusieurs générations, à jamais la « ligue à Mike », il aura toujours laissé amplement de place à tous les autres membres, et ne recherche pas le « spotlight », préférant conférer ce rôle à ses joueurs-vedettes. Mais Michel est, et on dirait demeurera toujours, le vrai moteur de l’improvisation au Nouveau-Brunswick. (Texte par Yves Doucet; Photo par Catherine Pogonat)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Michel Albert, Partie 1 et Partie 2
Libellés :
Arbitre,
Bâtisseur,
Chiac,
Click,
Entraineur,
Impromptus,
Joueur,
LIA,
Licum,
LILOMA,
Nord-Ouest,
Temple de la Renommée de l'Improvisation au Nouveau-Brunswick
mercredi 1 avril 1998
Michel McSween
Sans Michel McSween, que serait l'impro dans la région du Madawaska aujourd'hui? Un des premiers à jouer notre sport théâtral dans cette région, il fut instrumental à l'instauration et la maintenance de l'impro au Centre universitaire Saint-Louis-Maillet, ligue qui, sous sa direction, ira établir un record mondial pour le plus long match (50 heures; le record sera battu l’année suivante par une autre ligue néo-brunswickoise). Il participe aux 7 premières Coupes universitaires soit comme joueur, entraîneur ou organisateur, ayant été en charge de celle de 1991 à Edmundston, puis aide à en organiser une autre en 2002, y servant aussi de juge de salle et président d’honneur. En 1996-97, il crée la LIMA (Ligue d'Improvisation du Madawaska et Alentours), une ligue civile qui, après une plus de 20 ans en berne, reprend de ses cendres dans les 2020s.L'amour que McSween avait pour le jeu est évident, car après de nombreuses années, il se prête à l'exercice occasionnellement dans sa région. Dans les années 2000, par exemple, il participe aux tournois Richard-Therrien dont sa région est hôtesse. On peut aussi le remercier pour les excellents joueurs qui nous sortent constamment du Nord-Ouest : des Boum Boum Morneaults aux Moose Lajoies, des Daniel Carriés aux Michel Alberts, en passant par les nombreuses équipes ayant remporté les honneurs aux Gougounes Dorées. Une tradition, ça commence quelque part. Et dans ce cas-ci, ça commence souvent avec Michel McSween.
Tout au long de sa carrière d’improvisateur, il s’est fait recruteur, le gars intense qui venait te voir pour s’assurer que, oui oui, tu allais jouer ou arbitrer toi-là, dans tel ou tel événement, dans telle ou telle ligue. Tristement, Michel McSween est décédé en 2014, laissant plusieurs générations d’improvisateurs reconnaissants derrière lui. Voyez l’hommage que certains lui ont porté sur le blogue d'ImproNB
ICI. (Photo par Michel Hédou)
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