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vendredi 20 septembre 2024

Mathieu Lewis

À ses dires, Mathieu Lewis commence sa très longue comparée le 28 juin 1993, et en 2008 devient joueur d’impro pour l’École secondaire Nipisiguit de Bathurst. Presque immédiatement, il est aussi membre de la Ligue d’improvisation Chaleur où il fait plus de 10 ans comme joueur, 7 comme organisateur, et 5 comme président. Il fait deux séjours universitaires à l’Université de Moncton, Campus Moncton, et donc à la Licum et son équipe étoile, un en sortant des études, et l’autre quelques années plus tard. Il sera entraîneur des équipes secondaires de Caraquet et de Bathurst, et donnera des ateliers à travers les Provinces de l'Atlantique. Il jouera aussi divers tournois au Québec et au Nouveau-Brunswick, avec et sans des éléments de la LIC. Plus récemment, il a travaillé à implanter une ligue d’improvisation au niveau primaire pour les jeunes du District scolaire francophone Nord-Est, sert d'entraîneur au niveau primaire (au Domaine étudiant et au Mascaret, et donc aux Jeux de l'Acadie), joue dans la Ligue d'Improvisation olympienne (LIO) et dans la ligue en ligne La Click, participe à la conception de vidéos pédagogiques pour Improvisation Nouveau-Brunswick, et en 2022, crée la Punch-Up, un spectacle d'« improvisation de rue » qui offre des spectacles audacieux mettant en vedette divers vétérans et stars montantes du jeu. Il est aussi un favori des spectacles alternatifs proposés par ImproNB, gravant même son nom à l'illustre ceinture d'ImproMania.

Voilà un c.v. qui, du côté joueur, présente un artiste à toute épreuve, prêt à tout essayer et à s'apprêter à toutes les sauces. Son jeu est drôle, intelligent et confiant. Du côté bâtisseur, on trouve un organisateur capable de prendre la relève de grands projets et de fonder ses propres initiatives, et un entraîneur-formateur généreux. C'est comme si les critères du Temple de la Renommée de l'Improvisation au Nouveau-Brunswick avaient été écrits avec « Big Lew » en tête. (Texte: Michel Albert. Photo: Josée Robichaud)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Mathieu Lewis et l'encadrement d’une ligue
La cérémonie de son intronisation est disponible sur YouTube.

jeudi 12 octobre 2023

Jonathan "Bob" Savoie

« Bob » Savoie commence à jouer de l’impro en 4e année, mais c’est vraiment en 2003 que sa carrière débute quand il joue avec l’équipe de la Polyvalente Roland-Pépin de Campbellton. Dès son premier match, il est clair que Jonathan est né dans ce monde pour jouer de l’impro. Expressif, dominant, physique, il a tout ce qu'il y a de meilleur dans un joueur d’improvisation. Il gagne le Choix du Public à plusieurs reprises, démontrant que ses efforts ont touché les principaux concernés, c'est-à-dire les spectateurs. Ceux présents à un tournoi à Saint Léonard n’oublieront jamais son visage quand le prix lui a été décerné pour la première fois, car le petit gars gêné ne pensait jamais gagner ce prix grandiose et était complètement humble dans ce moment.

Avoir Bob dans son caucus, c'est avoir quelqu'un qui peut te remplir la tête de bonnes idées, et qui peut faire n'importe quoi; il est toujours game et ne refuse jamais. Il trouve toujours moyen de se faire voir ou entendre dans une impro, et on ne peut s’empêcher de le regarder. Son répertoire d’improvisation ne se limite pas seulement à l’humour, car il vient toujours dégager une émotion chez son public. En plus des trois Gougounes Dorées sur sa tablette et une médaille d'argent aux Jeux de la Francophonie Canadienne autour du  cou, il faiut se souvenir que Jonathan a non seulement joué pour l’équipe-étoile de l’Université de Moncton (Campus Moncton), mais aussi l'Imprévue, la Ligue d'Improvisation Olympienne, et la Ligue d'Improvisation Chaleur (souvent pendant les mêmes périodes), en plus d'avoir été officiel dans plusieurs tournois, et entraîneur de l’équipe de Campbellton. Les joueurs sous sa tutelle ont profité de son leadership et de son expertise en impro, et dans les dernières années, il a également donné des ateliers à travers la province.

Comme bâtisseur, il est organisateur du Spectacle pour la Cause, match annuel très couru qui amasse des fonds pour la prévention du suicide, y apportant une capacité inouïe de convaincre d’anciens joueurs de revenir sur scène. En tant qu'une des personnes les plus investies dans le réseau - pour deux mandats aux alentours de cette intronisation, vice-président exécutif d'Impro NB - il voyage souvent de ligue en ligue plusieurs fois par semaine, pour jouer ou donner un show. Em automne 2022 seulement, il était l'homme à tout faire qui ne disait jamais non, en vedette dans 7 différents spectacles de différents formats dans l'espace de 6 semaines. On peut dire que Bob en mange de l’impro et tout le monde qui croise son chemin en profite.

Bob Savoie est sans doute un des meilleurs joueurs d’improvisation que le Nouveau-Brunswick a produit, et dans les 15 dernières années, est devenu beaucoup plus qu’une vedette d’impro. Il est aussi mentor, organisateur, bâtisseur, et un être humain exceptionnel qui se donne à encourager les jeunes adeptes comme les vétérans qui ont perdu confiance - un ami de l'impro et de sa communauté, quoi! En 2024, il remportait l'Éphémère dans la catégorie Meilleure performance dans un événement/spectacle alternatif, soit pour la pièce improvisée Sang Titre 2: Le sang froid. (Texte : Eric Lavoie; photo: Collection Michel Albert)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Jonathan « Bob » Savoie et le concept de la surprise
La cérémonie de son intronisation est disponible sur YouTube.

jeudi 20 octobre 2022

Sébastien Haché

Joueur-étoile de l'École secondaire Nipisiguit, de la Ligue d'Improvisation Chaleur, de la Ligue d'Improvisation du Campus universitaire de Moncton, de l'Imprévue, de la ligue en ligne La Click, et de la Ligue d'Improvisation Restigouche, si Sébastien Haché pouvait vivre d'improvisation et d'eau fraîche, il le ferait.

Il commence sa carrière d’improvisation en 2004, alors qu’il n’était qu’un jeune garçon de 7e année, et participe au premier camp de sélection de la ligue d’improvisation Chaleur où il y sera juge de ligne les deux premières années. En 9e année, il enfile pour la première fois un chandail de joueur avec la ligue d’improvisation de l'ESN avec laquelle il participera à plusieurs Gougounes Dorées jusqu'à la fin de son secondaire. À l’été 2006, il devient également joueur à la LIC et en fait partie depuis ce temps, parfois comme arbitre, mais surtout comme joueur, n'ayant pris qu’un été de congé. Pendant ses études universitaires, il fait également partie de la Licum et se rendra à la Coupe universitaire plusieurs fois. À mesure que d'autres opportunités se présentent, Sébastien fait toujours le plongeon, que ce soit comme bénévole à de nombreux tournois scolaires, joueur au Zèbre d'Or (une victoire), membre fondateur de la Click, ou prenant la route pour jouer avec la LIR, l'Imprévue, la Punch Up, et les spectacles alternatifs proposés par Improvisation NB.

De retour en région Chaleur, Sébastien devient entraîneur de l'équipe de l'école La Croisée de Robertville, et président de la LIC. Il sera d'ailleurs responsable de ramener la fièvre pour le format d'impro-lutte en remettant la ceinture de la World Improv Federation en jeu lors d'un événement spécial de la LIC, et bien sûr en étant le premier à la remporter dans les temps modernes. Il travaille aussi étroitement avec les autres entraîneurs de la région pour promouvoir la passion de l’impro et donner davantage d’opportunités aux jeunes des circuits primaire et secondaire.

Il fait son entrée au Temple de la Renommée, non pas seulement pour son dévouement évident et son esprit rassembleur, mais aussi pour son jeu qui nous fait vivre une gamme d’émotions différentes. Il peut nous faire rire à en perdre la tête et nous faire pleurer à force qu’il nous touche. Il est capable de proposer aux foules des concepts qui sortent de l’ordinaire et pousser les limites de ce qui est attendu de lui, tout en s'adaptant à des publics divers aux quatre coins de la province et ailleurs. Il faut dire qu'il est également très attachant, et ce n'est pas simplement un personnage de scène, c'est tout aussi vrai en dehors de l'arène. Il est toujours prêt à aider la relève et il aime tout le monde. Pour lui, l’improvisation est plus qu’un jeu, c’est une façon de vivre, ce qui fait de lui une excellente source d’inspiration pour tous les jeunes qui veulent s’épanouir. (Texte: Sarah Anne Grandisson. Photo: Isabel Goguen)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Sébastien Haché et le deuil
La cérémonie de son intronisation est disponible sur YouTube.

samedi 23 mai 2020

Kevin Doyle

Kevin James Doyle... un charmeur instantané. Quel improvisateur, et quel personnage, autant sur l'improvisoire que dans la vie publique! Né et élevé dans la région de Dalhousie, il fait son entrée dans la grande famille de l'impro de la province alors qu'il s'inscrit à l'école Aux Quatre Vents. Par son jeu plus mature que son âge, ses personnages attachants et/ou détestables, sa vitesse d'esprit, sa présence magnétique sur scène, et son talent brut, il devient une vedette instantanée du secondaire et le chouchou du public, un effet qui perdurera tout le long de sa carrière. Il fait partie de deux équipes qui remportent la Gougoune Dorée, soit en 1998 et en 2000, se méritant aussi une place dans l’équipe du Nouveau-Brunswick aux tout premiers Jeux de la Francophonie Canadienne à Memramcook en '99, il fera ensuite sa grande entrée dans la Licum en 2000.

Dès ses premières présences sur l'improvisoire de la Ligue d'improvisation du Campus universitaire de Moncton, il charme le public et remporte son approbation. Son jeu est brut, et met en valeur la caricature, surtout de personnages représentant des gens de seconde classe, des habitants simples, des criminels, ou qui sont caractérisés par un défaut proéminent. Ceci ne l'empêche toutefois pas de baser ses idées, ses propos et son talent sur ses connaissances impressionnantes de la culture populaire (cinéma, musique, télévision, sports). Sa marque de commerce : ses entrées fracassantes dans les impros, souvent en ouvrant les portes d'un coup de pied, cigarette à la main et adoptant une nonchalance humoristique qui va chercher les spectateurs. C'est cette étrange approbation qui le faisait souvent remporter le point pour son équipe. Même aux Coupes universitaires, il se fait remarquer. Comment oublier son fan club qui le suivait religieusement à la CUI de Sherbrooke en 2001, juste pour le voir jouer (et aussi faire signer des autographes sur leurs cartons de vote), son prix du Choix du Public à celle de 2002, ou les fous rires des arbitres de la LNI à la CUI de 2003?

Au fil du temps, il est devenu un des improvisateurs les plus marquants, et couronnés de succès et de prix, de sa génération. Un grand complice des Essiambres, Roys, Lévesques, St-Onges et cie. Instrumental aux succès de la Licum durant le début des années 2000, il apporte aussi une reconnaissance de la ligue sur la scène universitaire du pays. Pendant et après, il a continué de jouer pour plusieurs ligues, dont la LIA, la LIC, et des ligues québécoises, et entre 2002 et 2006, sera un habitué de l’arbitrage dans les tournois secondaires. (Texte: Philippe St-Onge; photo: Michel Albert)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Kevin Doyle et le nombre de joueurs
La cérémonie de son intronisation est disponible sur YouTube.

samedi 30 mars 2019

Justin Guitard

Si Justin Guitard se retrouve au Temple de la Renommée, c'est parce qu'il est un exemple de dévouement et de persévérance à tous les niveaux. Comme joueur, il débute sa carrière en 2005 à l’École Secondaire Nipisiguit de Bathurst où il est un joueur atypique dans on équipe, un plombier parmi surtout des puncheurs. Par la suite, il fera partie de la LIEU à l’Université d’Ottawa, de la Ligue d’Improvisation Chaleur, et de la Ligue d’improvisation du Campus universitaire de Moncton, l’équipe-étoile de laquelle il fera partie à la CUI 2010 à Moncton (il s'en tirera finaliste), sans compter son rôle de leadership au sein de l'équipe des Grosses Caves au Zèbre d'Or. Subséquemment un favori des matchs-étoiles, Justin est, comme joueur, infatigable. Pour lui, donner moins que 100% de son énergie au dur labeur de divertir une foule, c'est impossible. Cela se traduit à des apparitions dans des vidéos promotionnelles de la Licum, où il n'a jamais peur du ridicule. Ce serait donner moins que son 100% que de montrer la plus mince des hontes.

Vers la fin de son séjour universitaire, il deviendra entraîneur de l’équipe de l’école secondaire l’Odyssée à Moncton, poste qu’il occupe depuis près d'une vingtaine d'années, qu’il amènera à remporter plusieurs Gougounes Dorées, et à une apparition aux Jeux de la Francophonie Canadienne. Il innove au sein de l'école en créant une classe foyer d'improvisation afin de développer le talent d'improvisation de L'Odyssée. On peut dire qu'il ne s'échappe pratiquement jamais de son comité d'impro. Dans le cadre de ce travail, il organisera plusieurs saisons de la Ligue d'Improvisation Secondaire du Sud-Est, en plus du volet d'improvisation à l'échelle régionale des Jeux de l'Acadie dans le Sud-Est. Ceci l'amènera à fonder la Ligue d'Improvisation Olympienne (la LIO) où ses élèves du présent et du passé - puis d'autres membres de la communauté d'impro - peuvent jouer dans des format de matchs alternatifs. Son rôle d'arbitre dans cette ligue lui a valu l'Éphémère dans la catégorie Officiel.lle de l'année en 2024.

À titre de premier Représentant des Entraîneurs d'Improvisation Nouveau-Brunswick, il a œuvré au remaniement complet des règlements et du système de divisions utilisé dans nos tournois. S'il pouvait embouteiller cette passion qui lui permet d'en faire autant, il ferait une fortune. Vu que c'est impossible, nous lui offrons au lieu cette place bien méritée dans le Temple de la Renommée de l'Improvisation au Nouveau-Brunswick. (Texte : Michel Albert; photo : Josée Robichaud)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Justin Guitard et la relation que l’on doit entretenir avec le public

lundi 18 novembre 2013

Rémi Goupil

La réputation de Rémi Goupil n'est plus à faire. Joueur dans diverses ligues et équipes depuis la toute fin des années 90s, dont celle de l'École Marie-Esther au secondaire, la Licum à l'universitaire, et la LIC du côté civil, Rémi a apporté à chacune une bonhomie sympathique souvent récompensée par ses pairs, et un leadership axé sur le bon jeu. Il termine plus ou moins sa carrière d'impro avec deux victoires au Zèbre d'Or sous sa ceinture. C'est une attitude qu'il apporte avec lui à l'arrière-scène, où il a contribué fortement à l'essor de l'improvisation dans la Péninsule acadienne. Après ses études, et en tant qu'agent culturel, il y a pris les rênes de l'équipe de la Polyvalente Louis-Mailloux comme entraîneur - donc responsable de joueurs appréciés comme Marc et Ann Marie Bernier - tout en aidant à la création et au bon maintien d'équipes aux écoles secondaires de Shippagan, de Tracadie-Sheila et de Néguac. Sa présence dans la Péninsule marque, en fait, la première fois depuis longtemps (sinon la seule fois) que les quatre polyvalentes péninsulaires ont chacune une équipe. Pour aider sa région à s'épanouir, il assure un roulement d'ateliers et de spectacles d'improvisation dans ces écoles, et prend en main la 20e Gougoune Dorée, où il instaure la pratique d'inviter des joueurs des équipes qui n'y se sont pas qualifiées pour leur offrir des ateliers et leur donner le coup de pouce nécessaire à revenir plus fort l'année suivante.

En tant que directeur général de la Fédération des Jeunes Francophones du Nouveau-Brunswick, il relève le défi de donner à l'improvisation secondaire une structure plus professionnelle et une légitimité accrue, employant plusieurs improvisateurs pour créer le squelette d'une association qu'on appellera Improvisation NB. Bien que sous l'égide de la FJFNB pendant une courte période seulement, le circuit secondaire profite pendant ce temps d'ateliers, colloques et promotion qui auront nourri les jeunes improvisateurs, fait développer l'improvisation dans des coins encore arides de la province, et augmenté la visibilité et crédibilité de notre activité. En tant que responsable des activités socio-culturelles de l'Université de Moncton - Campus Moncton, il garde encore l'improvisation dans son coeur et facilite la production de spectacles - universitaires et autres - dans les espaces du campus.

L'impact sur l'impro de son duo musical atroce, les Pastels Arc-en-Ciel (avec co-Templier Sylvain Ward), n'a pas encore été identifié. (Texte et photo : Michel Albert)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Rémi Goupil et le leadership

mardi 2 juillet 2013

Alain "Big Al" Degrâce

L’année 2013 marquait le 10e anniversaire de la Ligue d’Improvisation Chaleur (LIC), une ligue estivale devenue une incontournable de la scène de l’improvisation néo-brunswickoise. Rien n'aurait pu être donc plus approprié que de rendre hommage à son fondateur durant le 10e été de son existence. La LIC fête maintenant son 20e, solidifiant sa place au Temple.

Natif de Bathurst, Alain Degrâce commence son parcours d’improvisation dans le réseau secondaire alors qu’il fréquente l’École Secondaire Nepisiguit. Son parcours à l’Université de Moncton en administration lui permet de devenir membre et joueur de la Licum de 1997 à 2002 (où il sert de coordonnateur pour une saison, et fait faire une ceinture pour les événements « pay-per-view » de la ligue) avant d’être recruté par la LIEU (Université d’Ottawa) en 2005-06 (il deviendra plus tard joueur, arbitre et entrâineur à l'Université du Québec à Rimouski). Mais c’est lorsqu’il revient dans sa terre natale en 2004 qu’il fonde la LIC. C’est grâce à sa vision, son courage, un nombre d’heures incalculable, sa persévérance, et son dévouement que plusieurs jeunes de la région du nord-est du Nouveau-Brunswick ont pu commencer, aimer et pratiquer le jeu d’improvisation.

Si nous pourrions résumer Alain Degrâce en un seul mot, ce serait définitivement le mot « passion ». Cet homme est intensément dévoué à son sport, tellement qu’il aura longtemps passé toutes ses fins de semaine à faire quelque chose relié à l’impro, souvent à son propre compte, et parfois à son détriment. On le reconnaît pour son chapeau noir qui, au cours des années, a chapeauté un polymorphe : joueur, arbitre, entraîneur, spectateur, et organisateur. Il est et sera toujours un étudiant éternel du jeu de l’improvisation, un amoureux et intense défenseur du style Gravelien, un arbitre coloré et convoité par les ligues et tournois amateurs et secondaires de la province du Québec, et auteur d’un mouvement pour la standardisation des règlements de la CUI. La pandémie ne l'arrête pas non plus, car il se joint rapidement à la ligue en ligne, la Click, participant à deux de ses équipes. Il a encore aujourd'hui les pieds dans la Ligue d’Improvisation Chaleur. (Texte : Philippe St-Onge et Éric Lavoie; Photo: Michel M. Albert)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Alain Degrâce et la standardisation des règlements

lundi 19 mars 2012

Eric "Jamaican Tornado" Lavoie

Si le numéro 99 est associé dans la LNH à un des plus grands noms du hockey, soit celui de Wayne Gretzky, dans le monde de l’improvisation au Nouveau-Brunswick, ce numéro est, et sera pour toujours, celui d’Éric « Jamaican Tornado » Lavoie.

Autant bâtisseur que joueur émérite, Éric est le coeur et le sang de l'équipe de la Polyvalente Thomas-Albert de Grand-Sault où il est entraîneur depuis plus de 20 ans (aucune retraite ne semble sticker), une équipe qui profite bien de son expertise et de sa passion pour le jeu. Il supervise aussi la formation de joueurs dans une école intermédaire de sa région, et prête appui à la Ligue d'Improvisation Chaleur pendant la majorité de ses années actives, autant en tant que joueur qu'officiel, conduisant des routes dangereuses pour s'y rendre de façon régulière. C'est le genre de gars qui vient à une Coupe universitaire juste pour la chance d'y être juge de ligne.

Parce que réalisez bien : Éric en MANGE de l'impro. Comme entraîneur ou comme joueur, c'est sa capacité de donner de lui-même qui surprend et impressionne. Sa façon de prendre soin de ses jeunes, de diriger son équipe, fait de lui l’entraîneur le plus respecté du circuit, comme le font foi ses nombreux titres d’entraîneur du tournoi, prix qu’il remportait pratiquement chaque année pour un certain temps. Il ne veut pas que ses joueurs gagnent à moins qu'ils ne gagnent BIEN, une qualité inestimable chez un formateur d'impro. Un joueur qui veut avant tout offrir le meilleur spectacle possible, il ne laisse rien l'empêcher de le faire. Il a joué malade et blessé, mais toujours su donner ses meilleures performances dans les moments les plus importants - un modèle de bravoure et de persévérance pour les improvisateurs de la province.

Et que dire de son jeu tout aussi influent? Un jeu physique aux expressions faciales démesurées et au sens du punch incroyable. Son sens de la répartie et sa capacité de nous transporter dans un univers absurde et loufoque sont souvent imités, mais rarement égalés. La raison est simple : Tornado ne se couche jamais sur ses lauriers. Il continue de peaufiner son jeu, d'aiguiser sa vitesse d'esprit, et refuse de les prendre comme des acquis. Il entraîne maintenant la prochaine génération de Lavoies et joue régulièrement au Zèbre d'Or (sa performance en 2023 lui vaut l'Éphémère de la Meilleure performance dans un impro-match), donc la véritable retraite semble bien loin. (Éléments de texte : Justin Guitard et Michel Albert; Photo : Audrey Lizotte)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Éric Lavoie et le rôle de l’entraîneur

mardi 22 mars 2011

Philippe St-Onge

L’aventure d’impro de Phil commence timidement à l’âge de 12 ans à l’école de St-Jacques, après quoi il se lance dans toutes les ligues qui lui sont accessibles. Dans sa carrière, Phil joue pour la LIPS (à la Cité-des-Jeunes A.M. Sormany), la LILOMA (à l’UMCE), la Licum (à l'Université de Moncton), la Ligue d’Improvisation Acadienne, la Ligue d’Improvisation Chaleur, ainsi que deux ligues à Rimouski (universitaire et estivale) où il réside pour un certain temps.

Suite à une première participation à la Coupe universitaire en 2000 avec l’équipe d’Edmundston, il se retrouvera membre de l’équipe-étoile de l’Université de Moncton pour plusieurs années, et renoue ensuite les liens avec la CUI en tant que capitaine de l’équipe des UQARiens où il pousse son jeu – une mixture de haut ridicule et de concepts intelligents – à son apogée. Bien qu’il prenne sa retraite du jeu pour se concentrer sur sa famille et son rôle de papa, il continue à œuvrer à la standardisation des règlements de la CUI, nécessaire à la survie du prestigieux tournoi. De retour en Acadie, il fera un effort important pour assurer l'improvisation dans le comté de Kent, en particulier à St-Louis-de-Kent où il servira d'entraîneur à l'équipe de la région aux Jeux de l'Acadie.

Pour bon nombre de jeunes improvisateurs, il reste un bâtisseur important. Officiel des plus appréciés, des jeunes comme des vieux, à divers tournois des écoles secondaires, s’y rendant souvent à son propre compte, même des régions reculées du Québec. Il a aussi servi d’entraîneur à l’équipe de l’école Marie-Esther de Shippagan, équipe qui parle encore aujourd’hui de son bon cœur et de sa force d’idées.

Philippe perd la vie à la suite d'une longue lutte contre le cancer en automne 2024, laissant un legs indélébile aux vies qu'il a touchées. (Photo : Michel Albert)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Philippe St-Onge et l’expérimentation que l’improvisation nous permet