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jeudi 6 novembre 2025

Stéphane Bourgoin

En 1985, Stéphane Bourgoin devient co-fondateur de la Ligue d’improvisation du Centre universitaire Saint-Louis-Maillet - la LILOMA - à Edmundston (sous le sigle original de la LICUSML), puis quelques années plus tard de la ligue qu'on appelle aujourd'hui la LICUM (les deux fois avec Templier Marc Lebouthilier), et participe aux Coupes universitaires de 1988 à 1990 à titre d’arbitre en chef, soit pour le CUSLM, soit pour la LICUM, puis comme juge de salle jusqu’à 1994. Il sert aussi d’arbitre à plusieurs des premières Gougounes Dorées. Stéphane se soumet aux besoins de ces ligues, et devient rapidement arbitre pour remplir un besoin et laisser sa place à des joueurs qu'il trouve meilleurs - marque de sa qualité comme organisateur et comme personne - son amour réel est pour le jeu. Et c'est à travers du jeu qu'on le redécouvrira.

Après un long intérim pendant lequel il se donne surtout au théâtre communautaire et comme joueur avec la Machine du Madawaska, ancêtre de la Ligue d’improvisation du Madawaska et Alentours, la LIMA, en particulier au Tournoi Richard-Therrien, Stéphane se réintègre au réseau en 2019 comme juge aux Jeux régionaux Madawaska-Victoria, en vue de la Finale des Jeux de l’Acadie; fait partie de la LIMA; et se joint aux Vieilles Ployes pour jouer au Zèbre d’Or, édition 2023, y remportant le prix de la Personnalité la plus sympathique. L’année suivante, son équipe remporte le Zèbre. On retrouve Stéphane comme un joueur enjoué, qui dit toujours oui à tout ce qu'on lui propose. En 2024, il est en lice dans la catégorie Découverte de l’Année au Gala d’improvisation Les Éphémères, ironique pour une personne qui était présente aux débuts du jeu néo-brunswickois. (Texte: Michel Albert. Photo: Josée Robichaud)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Stéphane Bourgoin et le théâtre communautaire
La cérémonie de son intronisation est disponible sur YouTube.

vendredi 20 septembre 2024

Mathieu Lewis

À ses dires, Mathieu Lewis commence sa très longue comparée le 28 juin 1993, et en 2008 devient joueur d’impro pour l’École secondaire Nipisiguit de Bathurst. Presque immédiatement, il est aussi membre de la Ligue d’improvisation Chaleur où il fait plus de 10 ans comme joueur, 7 comme organisateur, et 5 comme président. Il fait deux séjours universitaires à l’Université de Moncton, Campus Moncton, et donc à la Licum et son équipe étoile, un en sortant des études, et l’autre quelques années plus tard. Il sera entraîneur des équipes secondaires de Caraquet et de Bathurst, et donnera des ateliers à travers les Provinces de l'Atlantique. Il jouera aussi divers tournois au Québec et au Nouveau-Brunswick, avec et sans des éléments de la LIC. Plus récemment, il a travaillé à implanter une ligue d’improvisation au niveau primaire pour les jeunes du District scolaire francophone Nord-Est, sert d'entraîneur au niveau primaire (au Domaine étudiant et au Mascaret, et donc aux Jeux de l'Acadie), joue dans la Ligue d'Improvisation olympienne (LIO) et dans la ligue en ligne La Click, participe à la conception de vidéos pédagogiques pour Improvisation Nouveau-Brunswick, et en 2022, crée la Punch-Up, un spectacle d'« improvisation de rue » qui offre des spectacles audacieux mettant en vedette divers vétérans et stars montantes du jeu. Il est aussi un favori des spectacles alternatifs proposés par ImproNB, gravant même son nom à l'illustre ceinture d'ImproMania.

Voilà un c.v. qui, du côté joueur, présente un artiste à toute épreuve, prêt à tout essayer et à s'apprêter à toutes les sauces. Son jeu est drôle, intelligent et confiant. Du côté bâtisseur, on trouve un organisateur capable de prendre la relève de grands projets et de fonder ses propres initiatives, et un entraîneur-formateur généreux. C'est comme si les critères du Temple de la Renommée de l'Improvisation au Nouveau-Brunswick avaient été écrits avec « Big Lew » en tête. (Texte: Michel Albert. Photo: Josée Robichaud)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Mathieu Lewis et l'encadrement d’une ligue
La cérémonie de son intronisation est disponible sur YouTube.

jeudi 12 octobre 2023

Jonathan "Bob" Savoie

« Bob » Savoie commence à jouer de l’impro en 4e année, mais c’est vraiment en 2003 que sa carrière débute quand il joue avec l’équipe de la Polyvalente Roland-Pépin de Campbellton. Dès son premier match, il est clair que Jonathan est né dans ce monde pour jouer de l’impro. Expressif, dominant, physique, il a tout ce qu'il y a de meilleur dans un joueur d’improvisation. Il gagne le Choix du Public à plusieurs reprises, démontrant que ses efforts ont touché les principaux concernés, c'est-à-dire les spectateurs. Ceux présents à un tournoi à Saint Léonard n’oublieront jamais son visage quand le prix lui a été décerné pour la première fois, car le petit gars gêné ne pensait jamais gagner ce prix grandiose et était complètement humble dans ce moment.

Avoir Bob dans son caucus, c'est avoir quelqu'un qui peut te remplir la tête de bonnes idées, et qui peut faire n'importe quoi; il est toujours game et ne refuse jamais. Il trouve toujours moyen de se faire voir ou entendre dans une impro, et on ne peut s’empêcher de le regarder. Son répertoire d’improvisation ne se limite pas seulement à l’humour, car il vient toujours dégager une émotion chez son public. En plus des trois Gougounes Dorées sur sa tablette et une médaille d'argent aux Jeux de la Francophonie Canadienne autour du  cou, il faiut se souvenir que Jonathan a non seulement joué pour l’équipe-étoile de l’Université de Moncton (Campus Moncton), mais aussi l'Imprévue, la Ligue d'Improvisation Olympienne, et la Ligue d'Improvisation Chaleur (souvent pendant les mêmes périodes), en plus d'avoir été officiel dans plusieurs tournois, et entraîneur de l’équipe de Campbellton. Les joueurs sous sa tutelle ont profité de son leadership et de son expertise en impro, et dans les dernières années, il a également donné des ateliers à travers la province.

Comme bâtisseur, il est organisateur du Spectacle pour la Cause, match annuel très couru qui amasse des fonds pour la prévention du suicide, y apportant une capacité inouïe de convaincre d’anciens joueurs de revenir sur scène. En tant qu'une des personnes les plus investies dans le réseau - pour deux mandats aux alentours de cette intronisation, vice-président exécutif d'Impro NB - il voyage souvent de ligue en ligue plusieurs fois par semaine, pour jouer ou donner un show. Em automne 2022 seulement, il était l'homme à tout faire qui ne disait jamais non, en vedette dans 7 différents spectacles de différents formats dans l'espace de 6 semaines. On peut dire que Bob en mange de l’impro et tout le monde qui croise son chemin en profite.

Bob Savoie est sans doute un des meilleurs joueurs d’improvisation que le Nouveau-Brunswick a produit, et dans les 15 dernières années, est devenu beaucoup plus qu’une vedette d’impro. Il est aussi mentor, organisateur, bâtisseur, et un être humain exceptionnel qui se donne à encourager les jeunes adeptes comme les vétérans qui ont perdu confiance - un ami de l'impro et de sa communauté, quoi! En 2024, il remportait l'Éphémère dans la catégorie Meilleure performance dans un événement/spectacle alternatif, soit pour la pièce improvisée Sang Titre 2: Le sang froid. (Texte : Eric Lavoie; photo: Collection Michel Albert)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Jonathan « Bob » Savoie et le concept de la surprise
La cérémonie de son intronisation est disponible sur YouTube.

mercredi 17 mai 2023

Daniel Ouellet

 

Issu du comité d’impro de l’École Mathieu-Martin à Dieppe, Daniel Ouellet fait son entrée dans la Ligue d’improvisation du Campus universitaire de Moncton, la Licum, en 1999 et y reste jusqu’en 2005, devenant membre de l’équipe-étoile de l’Université en cours de route et mettant son nom sur la Coupe universitaire à l’occasion de la victoire de l'équipe en 2004 (précédée par un finale en 2003). Pendant ce temps, Daniel, ou « Pout » pour les intimes, sert d’arbitre en chef de la Ligue d’Improvisation Acadienne en 2004 et 2005, y perfectionnant le personnage d’arbitre élaboré qui change à chaque match qu’il avait introduit dans son travail avec le réseau secondaire. C'est ici qu'il laisse sa marque la plus indélébile, inspirant plusieurs à tenter des personnages d'arbitre plus élaborés et loufoques, parfois réussissant, mais jamais n’égalant Poutini, le Poutnisher et tous les autres arbitres incarnés par Daniel. À la Licum, il sera aussi le moteur de présentations des joueurs et d' intonations de l'hymne national mémorables - on trouve donc chez Pout un sens du spectacle audacieux et ingénieux.

En plus d’arbitrer aux tournois secondaires à travers les années 2000, il sert aussi d’entraîneur aux équipes d’impro de Mathieu-Martin et de Rogersville. Puis, départ pour Ottawa où il jouera avec la LIEU trois ans et participera à deux autres CUIs soit comme joueur ou comme arbitre. En visite et après son retour au Nouveau-Brunswick, il continuera de faire des apparitions comme arbitre pour un certain temps. Et en arrière-scène, il fera des études des statistiques reliées à l'improvisation qui feront des constatations intrigantes et, en quelque sorte, prouveront la pertinence de stats bien néo-brunswickoises, comme l'apport. Une carrière variée qu'Improvisation NB est heureuse de célébrer avec son intronisation au Temple de la Renommée. (Texte et photo: Michel Albert)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Daniel Ouellet et le personnage de l’arbitre
La cérémonie de son intronisation est disponible sur YouTube.

jeudi 20 octobre 2022

Sébastien Haché

Joueur-étoile de l'École secondaire Nipisiguit, de la Ligue d'Improvisation Chaleur, de la Ligue d'Improvisation du Campus universitaire de Moncton, de l'Imprévue, de la ligue en ligne La Click, et de la Ligue d'Improvisation Restigouche, si Sébastien Haché pouvait vivre d'improvisation et d'eau fraîche, il le ferait.

Il commence sa carrière d’improvisation en 2004, alors qu’il n’était qu’un jeune garçon de 7e année, et participe au premier camp de sélection de la ligue d’improvisation Chaleur où il y sera juge de ligne les deux premières années. En 9e année, il enfile pour la première fois un chandail de joueur avec la ligue d’improvisation de l'ESN avec laquelle il participera à plusieurs Gougounes Dorées jusqu'à la fin de son secondaire. À l’été 2006, il devient également joueur à la LIC et en fait partie depuis ce temps, parfois comme arbitre, mais surtout comme joueur, n'ayant pris qu’un été de congé. Pendant ses études universitaires, il fait également partie de la Licum et se rendra à la Coupe universitaire plusieurs fois. À mesure que d'autres opportunités se présentent, Sébastien fait toujours le plongeon, que ce soit comme bénévole à de nombreux tournois scolaires, joueur au Zèbre d'Or (une victoire), membre fondateur de la Click, ou prenant la route pour jouer avec la LIR, l'Imprévue, la Punch Up, et les spectacles alternatifs proposés par Improvisation NB.

De retour en région Chaleur, Sébastien devient entraîneur de l'équipe de l'école La Croisée de Robertville, et président de la LIC. Il sera d'ailleurs responsable de ramener la fièvre pour le format d'impro-lutte en remettant la ceinture de la World Improv Federation en jeu lors d'un événement spécial de la LIC, et bien sûr en étant le premier à la remporter dans les temps modernes. Il travaille aussi étroitement avec les autres entraîneurs de la région pour promouvoir la passion de l’impro et donner davantage d’opportunités aux jeunes des circuits primaire et secondaire.

Il fait son entrée au Temple de la Renommée, non pas seulement pour son dévouement évident et son esprit rassembleur, mais aussi pour son jeu qui nous fait vivre une gamme d’émotions différentes. Il peut nous faire rire à en perdre la tête et nous faire pleurer à force qu’il nous touche. Il est capable de proposer aux foules des concepts qui sortent de l’ordinaire et pousser les limites de ce qui est attendu de lui, tout en s'adaptant à des publics divers aux quatre coins de la province et ailleurs. Il faut dire qu'il est également très attachant, et ce n'est pas simplement un personnage de scène, c'est tout aussi vrai en dehors de l'arène. Il est toujours prêt à aider la relève et il aime tout le monde. Pour lui, l’improvisation est plus qu’un jeu, c’est une façon de vivre, ce qui fait de lui une excellente source d’inspiration pour tous les jeunes qui veulent s’épanouir. (Texte: Sarah Anne Grandisson. Photo: Isabel Goguen)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Sébastien Haché et le deuil
La cérémonie de son intronisation est disponible sur YouTube.

mercredi 15 juin 2022

Etienne Boivin

Connu à la fois pour son jeu lettré, mais aussi étrangement physique, Etienne Boivin est omniprésent dans le monde de l'improvisation au Nouveau-Brunswick à travers la première décennie des années 2000. Joueur-étoile à l'École Mathieu-Martin et à la Ligue d'Improvisation du Campus universitaire de Moncton, il jouera aussi dans la Ligue d'Improvisation Acadienne et la Chiac. Son long séjour universitaire se termine en 2007, mais cette saison de qualité le lance dans deux projets. Le premier: donner une importante partie de son temps à la Licum en tant qu'arbitre en chef et entraîneur de l'équipe-étoile, des postes qu'il aura d'abord rempli dans le réseau secondaire à l'occasion, soit comme arbitre dans les tournois, soit comme entraîneur de l'équipe de Mathieu-Martin. Dans ce rôle, il amène des équipes-étoiles à la Coupe universitaire jusqu'en 2010. Il avait presque gagné cette Coupe en 2004, mais l'avait passée, à une improvisation près, sur le banc des blessés. Tout de même, c'est le groupe auquel il avait contribué qui a remporté les honneurs cette année-là.

L'autre projet d'envergure qui naît de la saison de 2007 est la troupe d'improvisation exploratoire Les Impromptus, dont Etienne est membre fondateur. Rendu possible en partie par sa passion pour l'improvisation plus littéraire et cultivée, ce projet verra Etienne collaborer à divers spectacles novateurs, dont plusieurs séries de pièces improvisées alors que les Impromptus sont sur la route. Son influence se fait donc encore sentir, soit dans les types de spectacles entrepris aujourd'hui au Nouveau-Brunswick, soit dans les cohortes touchées par son jeu, arbitrage et coaching, mais c'est aussi pour son implacable engagement de longue haleine qu'on le voit aujourd'hui prendre sa place au sein du Temple de la Renommée. (Texte et photo: Michel Albert.)

La cérémonie de son intronisation est disponible sur YouTube.

samedi 23 mai 2020

Kevin Doyle

Kevin James Doyle... un charmeur instantané. Quel improvisateur, et quel personnage, autant sur l'improvisoire que dans la vie publique! Né et élevé dans la région de Dalhousie, il fait son entrée dans la grande famille de l'impro de la province alors qu'il s'inscrit à l'école Aux Quatre Vents. Par son jeu plus mature que son âge, ses personnages attachants et/ou détestables, sa vitesse d'esprit, sa présence magnétique sur scène, et son talent brut, il devient une vedette instantanée du secondaire et le chouchou du public, un effet qui perdurera tout le long de sa carrière. Il fait partie de deux équipes qui remportent la Gougoune Dorée, soit en 1998 et en 2000, se méritant aussi une place dans l’équipe du Nouveau-Brunswick aux tout premiers Jeux de la Francophonie Canadienne à Memramcook en '99, il fera ensuite sa grande entrée dans la Licum en 2000.

Dès ses premières présences sur l'improvisoire de la Ligue d'improvisation du Campus universitaire de Moncton, il charme le public et remporte son approbation. Son jeu est brut, et met en valeur la caricature, surtout de personnages représentant des gens de seconde classe, des habitants simples, des criminels, ou qui sont caractérisés par un défaut proéminent. Ceci ne l'empêche toutefois pas de baser ses idées, ses propos et son talent sur ses connaissances impressionnantes de la culture populaire (cinéma, musique, télévision, sports). Sa marque de commerce : ses entrées fracassantes dans les impros, souvent en ouvrant les portes d'un coup de pied, cigarette à la main et adoptant une nonchalance humoristique qui va chercher les spectateurs. C'est cette étrange approbation qui le faisait souvent remporter le point pour son équipe. Même aux Coupes universitaires, il se fait remarquer. Comment oublier son fan club qui le suivait religieusement à la CUI de Sherbrooke en 2001, juste pour le voir jouer (et aussi faire signer des autographes sur leurs cartons de vote), son prix du Choix du Public à celle de 2002, ou les fous rires des arbitres de la LNI à la CUI de 2003?

Au fil du temps, il est devenu un des improvisateurs les plus marquants, et couronnés de succès et de prix, de sa génération. Un grand complice des Essiambres, Roys, Lévesques, St-Onges et cie. Instrumental aux succès de la Licum durant le début des années 2000, il apporte aussi une reconnaissance de la ligue sur la scène universitaire du pays. Pendant et après, il a continué de jouer pour plusieurs ligues, dont la LIA, la LIC, et des ligues québécoises, et entre 2002 et 2006, sera un habitué de l’arbitrage dans les tournois secondaires. (Texte: Philippe St-Onge; photo: Michel Albert)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Kevin Doyle et le nombre de joueurs
La cérémonie de son intronisation est disponible sur YouTube.

samedi 19 octobre 2019

Manon Lacelle

Organisatrice et joueuse-étoile à la Ligue d'Improvisation de la Péninsule Acadienne (LIPA) dans les années '80 où elle a participé au recrutement de futures vedettes comme Robert Gauvin et Marc Degrâce, Manon Lacelle faisait partie de cette première gang au Nouveau-Brunswick qui a voulu imiter la LNI et invité Robert Gravel et ses collègues en Acadie pour lui enseigner les bases du jeu. Après plusieurs années de jeu où elle remportait, plus souvent qu'à son tour, les premières étoiles, elle se tourne vers l'arbitrage pour renforcer ce poste dans la région et suit une formation avec Yvan Ponton pour s'y préparer. À cette époque, les joueurs et officiels se rencontraient de façon hebdomadaire pour pratiquer ou jouer, l'entrain était très fort.

Une des choses que Manon amène à son arbitrage, c'est de donner des rôles d'adjoints à des jeunes qui avaient décroché de l'école afin de les valoriser et de les encourager à avancer dans la vie. Elle arbitre à la toute première CUI en 1987, où elle doit mettre son pied à terre et défendre l'Acadie quand elle apprend que l'équipe de Shippagan serait sanctionnée si elle utilisait ses accents. Sans montrer d'émotion, elle leur donne quelques minutes pour annuler le tournoi, vu que tout le monde, de chaque équipe, a un accent. Tout un geste politique! Appréciée du public québécois, on lui offre même la finale.

Par la suite, Manon se voit souvent dans le rôle de formatrice, donnant des conseils et des ateliers aux vétérans comme aux recrues, universitaires comme secondaires, à travers les années 90, et ce, dans plusieurs coins de la province. Aujourd'hui auteure-compositeure-interprète, conteuse et illustratrice, habitant les Îles-de-la-Madeleine, la distance n'a tout de même pas effacé le respect avec lequel les premières générations d'improvisateurs du Nouveau-Brunswick parlent d'elle. (Texte: Michel Albert; photo: Isabelle Dumas)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Manon Lacelle et l’importance de participer à des tournois

samedi 1 avril 2017

Martin Léger

De ses débuts à la Polyvalente Louis-J.-Robichaud de Shédiac, en passant par la Chiac et la Ligue d'improvisation du Campus universitaire de Moncton, la Licum, l'histoire de Marty Léger allait en être une de persévérance. C'est l'histoire d'un fonceur qui survit à une multitude de revers, souvent en prenant les choses à la léger (calembour!) avec bonne humeur, mais en revenant à la charge. Il est donc un joueur accompli, qui s'est construit lui-même en se donnant des objectifs, quelqu'un qui a dû y travailler pour arriver à son succès. De juge de ligne à joueur à capitaine à joueur étoile, Marty a grimpé les échelons un à la fois. Et avant que vous ne pensiez que c'est un bien faible compliment que nous lui faisons, sachez combien Improvisation NB a de respect pour un tel trajet. Tout le monde a une leçon à apprendre de joueurs comme lui, et pas seulement parce qu'il est parmi nos plus drôles.

Mais si on dit qu'il s'est bâti comme joueur, c'est aussi à titre de bâtisseur du réseau d'impro que l'on veut le célébrer. Après s'être converti en arbitre apprécié sur les scènes des écoles du secondaire et à l'universitaire, Marty passe plusieurs années comme entraîneur de l'équipe de Mathieu-Martin à Dieppe, où il bâtit un club solide à partir de débutants qui, en 2015, connaissent une fiche parfaite - Tournoi de qualification, Gougoune Dorée, et finale de la LISSE (ligue dont Marty s'est d'ailleurs occupé plus qu'à son tour). Son style d'entraîneur est souvent utilisé en exemple pour son focus sur le développement et l'indépendance du joueur, un exemple à suivre, car il mène à des joueurs autonomes qui s'adaptent bien aux défis qui les attendent dans les ligues universitaires et civiles.

Avec, sous sa ceinture, à peu près tous les prix qui se gagnent et tous les rôles qui se jouent en impro, Marty se réintègre ensuite à l'équipe des officiels, et continue à jouer au Zèbre d'Or et dans des spectacles d'improvisation alternative, comme le spectacle "Le Jeu de la vie : Destins improvisés" qui fut créé basé sur une de ses idées, et qui remporte l'Éphémère pour le Meilleur événement/spectacle alternatif de l’année en 2024. (Photo : Nathalie Goguen)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Martin Léger et ses théories sur l’humour

lundi 11 janvier 2016

Emili Bellefleur

Emili Bellefleur est une de ces improvisatrices qui, en base âge, s'intéresse au développement de l'improvisation dans son ampleur provinciale, de ses timides débuts comme substitut de l'équipe de la Cité-des-Jeunes A.M. Sormany à Edmundston à la fin des années 90s, participant à des premiers échanges intraprovinciaux via Internet et devenant éventuellement capitaine d'une équipe qui remporte la Gougoune (2001), jusqu'à après son départ du Nouveau-Brunswick quand elle devient ambassadrice de nos valeurs en arbitrant pour un certain temps au Manitoba, terminant son séjour là en 2012 comme Joueuse de l'année. Entre les deux extrémités de cette carrière, elle joue à divers endroits comme aux Jeux de la Francophonie Canadienne, au Mondial Junior de Val-Cartier (avec la RINO), aux Fêtes de la Nouvelle France (pour le Manitoba), et à la Ligue d'improvisation du Centre universitaire de Moncton (Licum) pour plusieurs années, atteignant le rôle de capitaine et de membre de son équipe-étoile, avant de devenir une des arbitres les plus mémorables de la ligue, exportant son style à divers tournois comme la Gougoune, l'Invitationel Richard-Therrien (où elle a aussi joué comme membre de la mythique LISA) et  la Coupe universitaire. Elle terminera sa carrière en Acadie à la Ligue d'Improvisation Acadienne.

En tant que joueuse, on la reconnaît comme une des premières, ou du moins des plus influentes, à rejeter la notion qu'une joueuse doive nécessairement jouer des rôles typiquement féminins, ou dans un style que la vieille garde reconnaissait comme féminin. Cette veine « féministe » deviendra infectieuse alors que plusieurs autres joueuses de son temps - dont Annik Landry, Elyse Hamel et Carolynn McNally, des femmes qui deviendront toutes aussi influentes sur l'impro néo-brunswickoise dans les années suivantes - racontent aujourd'hui avoir été inspirées par elle à briser les barrières d'un conventionnel désuet. Comme arbitre, elle fera sa réputation rapidement, son arbitrage corsé lui accordant le surnom de « Queen of Mean » ou « Reine de la Haine » dès son premier tournoi. Les joueurs allaient vite apprendre à redouter, mais surtout respecter, les banderoles rouges en paillettes.

Une petite mention doit aussi aller à France, sa mère, qui, peut-être portée par l'engouement de sa fille, a prêté appui à la gang d'impro plus d'une fois, offrant sa maison comme « bed & breakfast » et ses habiletés de couturières aux besoins de la cause. L'impro, c'est familial! (Photo et texte : Michel M. Albert.)

lundi 23 mars 2015

Isabel Goguen

Parfois, on reçoit l'honneur d'être intronisé au Temple longtemps après la fin de sa carrière. Dans d'autres cas, il semble peu probable que la personne ne prenne sa retraite dans un avenir envisageable, mais elle en a trop fait déjà pour continuer à ignorer sa contribution. Tel est le cas pour Isabel Goguen.

Depuis plus de 20 ans, elle s'affaire en tant que joueuse, officielle ou entraîneure dans une variété de ligues et projets d'impro. Elle commence sa carrière d'impro au secondaire avec l'équipe de la Polyvalente Mathieu-Martin avant de s'embarquer dans un long séjour universitaire où elle remplit les rôles, en alternance, de joueuse et d'arbitre en chef à la Licum, faisant deux fois partie de l'équipe-étoile de l'Université de Moncton - la seconde fois (2010) en tant que capitaine - et arbitrant à la Coupe universitaire d'improvisation. Coordonnatrice de la Licum de 2007 à 2009, elle deviendra l'entraîneure de l'équipe-étoile après ses études (2010). À l'extérieur de la Licum, elle fera aussi partie de l'équipe logistique du groupe d'improvisation exploratoire Les Impromptus, jouera dans la Chiac, et deviendra la première femme à arbitrer à la Ligue d'improvisation Chaleur. Comme joueuse, elle trouve sa vitesse relativement tard dans la vie, remportant deux Zèbres d'Or à la barre de l'équipe Choix Esthétique (en 2022 et 2023).

Toujours présente sur la scène universitaire et postuniversitaire, c'est néanmoins ses efforts dans le réseau des écoles secondaires qui ont fait d'elle une sommité en improvisation. Par l'entremise, tout d'abord, de son travail à la Fédération des Jeunes Francophones du Nouveau-Brunswick jusqu'à 2013, puis par dévouement personnel, elle fait preuve d'un bénévolat qu'on ne peut décrire autrement que d'intense, et se rend responsable d'organiser et de crédibiliser le réseau secondaire, d'organiser les tournois provinciaux, de former joueurs et officiels, de développer l'improvisation dans des écoles où un comité tardait à naître, tout en gardant un œil sur les ligues jeunesse comme la LISSE et la LISPA, de proche ou de loin, toujours libre de ses conseils, toujours mettant l'éthique et l'équité au premier plan dans ses décisions et suggestions. Et il s'agit là d'un travail continu, pour lequel elle ne cesse de faire des sacrifices personnels, un travail qui allait mener à la création officielle d'Improvisation Nouveau-Brunswick, dont elle est encore directrice générale.

Sous son leadership, Improvisation NB servira en bout du compte les improvisateurs de tous les âges et niveaux. La création et le maintien d'un site Internet et d'une stratégie de médias sociaux, avec du nouveau contenu chaque semaine, et la promotion d'événements d'impro dans la province, donne à notre jeu une visibilité accrue, tout en mettant des outils disponibles aux improvisateurs et organisateurs qui veulent perfectionner leur spectacle, ou même tout simplement en démarrer un. Elle continue de donner des formations et présentations sur l'impro, entre autres aux intervenants des écoles intermédiaires qui devront participer au nouveau volet d'impro des Jeux d'Acadie. Et chez les plus vieux, on peut la créditer avec la création d'un tournoi d'improvisation adulte, le Zèbre d'Or (dès 2014) et de la mise sur pied d'une ligue en ligne, la Click, pendant la pandémie. Elle coordonne bon nombre de projets, allant de tournées provinciales à spectacles d'improvisation alternative, participant à certains comme la série de pièces improvisées "Sang Titre"; le spectacle intitulé "Le Jeu de la vie : Destins improvisés" dont elle fait partie remporte l'Éphémère dans la catégorie Meilleur événement/spectacle alternatif de l’année en 2024.

Si l'improvisation semble prendre le l'ampleur dans la province, surtout chez les jeunes, nous n'avons pas besoin de chercher très loin. Son souci pour la création d'une relève, pour les détails dans l'organisation d'activités, pour l'importance de partager les expertises, sa foi dans une structure stable pour l'improvisation... tout ça font d'elle une ressource indispensable pour l'impro néo-brunswickoise, pour ne pas parler de l'influence qu'ont ses efforts sur le reste de la francophonie canadienne et d'ailleurs! (Texte : Michel Albert. Photo : Josée Robichaud.)

mardi 2 juillet 2013

Alain "Big Al" Degrâce

L’année 2013 marquait le 10e anniversaire de la Ligue d’Improvisation Chaleur (LIC), une ligue estivale devenue une incontournable de la scène de l’improvisation néo-brunswickoise. Rien n'aurait pu être donc plus approprié que de rendre hommage à son fondateur durant le 10e été de son existence. La LIC fête maintenant son 20e, solidifiant sa place au Temple.

Natif de Bathurst, Alain Degrâce commence son parcours d’improvisation dans le réseau secondaire alors qu’il fréquente l’École Secondaire Nepisiguit. Son parcours à l’Université de Moncton en administration lui permet de devenir membre et joueur de la Licum de 1997 à 2002 (où il sert de coordonnateur pour une saison, et fait faire une ceinture pour les événements « pay-per-view » de la ligue) avant d’être recruté par la LIEU (Université d’Ottawa) en 2005-06 (il deviendra plus tard joueur, arbitre et entrâineur à l'Université du Québec à Rimouski). Mais c’est lorsqu’il revient dans sa terre natale en 2004 qu’il fonde la LIC. C’est grâce à sa vision, son courage, un nombre d’heures incalculable, sa persévérance, et son dévouement que plusieurs jeunes de la région du nord-est du Nouveau-Brunswick ont pu commencer, aimer et pratiquer le jeu d’improvisation.

Si nous pourrions résumer Alain Degrâce en un seul mot, ce serait définitivement le mot « passion ». Cet homme est intensément dévoué à son sport, tellement qu’il aura longtemps passé toutes ses fins de semaine à faire quelque chose relié à l’impro, souvent à son propre compte, et parfois à son détriment. On le reconnaît pour son chapeau noir qui, au cours des années, a chapeauté un polymorphe : joueur, arbitre, entraîneur, spectateur, et organisateur. Il est et sera toujours un étudiant éternel du jeu de l’improvisation, un amoureux et intense défenseur du style Gravelien, un arbitre coloré et convoité par les ligues et tournois amateurs et secondaires de la province du Québec, et auteur d’un mouvement pour la standardisation des règlements de la CUI. La pandémie ne l'arrête pas non plus, car il se joint rapidement à la ligue en ligne, la Click, participant à deux de ses équipes. Il a encore aujourd'hui les pieds dans la Ligue d’Improvisation Chaleur. (Texte : Philippe St-Onge et Éric Lavoie; Photo: Michel M. Albert)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Alain Degrâce et la standardisation des règlements

lundi 19 mars 2012

Eric "Jamaican Tornado" Lavoie

Si le numéro 99 est associé dans la LNH à un des plus grands noms du hockey, soit celui de Wayne Gretzky, dans le monde de l’improvisation au Nouveau-Brunswick, ce numéro est, et sera pour toujours, celui d’Éric « Jamaican Tornado » Lavoie.

Autant bâtisseur que joueur émérite, Éric est le coeur et le sang de l'équipe de la Polyvalente Thomas-Albert de Grand-Sault où il est entraîneur depuis plus de 20 ans (aucune retraite ne semble sticker), une équipe qui profite bien de son expertise et de sa passion pour le jeu. Il supervise aussi la formation de joueurs dans une école intermédaire de sa région, et prête appui à la Ligue d'Improvisation Chaleur pendant la majorité de ses années actives, autant en tant que joueur qu'officiel, conduisant des routes dangereuses pour s'y rendre de façon régulière. C'est le genre de gars qui vient à une Coupe universitaire juste pour la chance d'y être juge de ligne.

Parce que réalisez bien : Éric en MANGE de l'impro. Comme entraîneur ou comme joueur, c'est sa capacité de donner de lui-même qui surprend et impressionne. Sa façon de prendre soin de ses jeunes, de diriger son équipe, fait de lui l’entraîneur le plus respecté du circuit, comme le font foi ses nombreux titres d’entraîneur du tournoi, prix qu’il remportait pratiquement chaque année pour un certain temps. Il ne veut pas que ses joueurs gagnent à moins qu'ils ne gagnent BIEN, une qualité inestimable chez un formateur d'impro. Un joueur qui veut avant tout offrir le meilleur spectacle possible, il ne laisse rien l'empêcher de le faire. Il a joué malade et blessé, mais toujours su donner ses meilleures performances dans les moments les plus importants - un modèle de bravoure et de persévérance pour les improvisateurs de la province.

Et que dire de son jeu tout aussi influent? Un jeu physique aux expressions faciales démesurées et au sens du punch incroyable. Son sens de la répartie et sa capacité de nous transporter dans un univers absurde et loufoque sont souvent imités, mais rarement égalés. La raison est simple : Tornado ne se couche jamais sur ses lauriers. Il continue de peaufiner son jeu, d'aiguiser sa vitesse d'esprit, et refuse de les prendre comme des acquis. Il entraîne maintenant la prochaine génération de Lavoies et joue régulièrement au Zèbre d'Or (sa performance en 2023 lui vaut l'Éphémère de la Meilleure performance dans un impro-match), donc la véritable retraite semble bien loin. (Éléments de texte : Justin Guitard et Michel Albert; Photo : Audrey Lizotte)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Éric Lavoie et le rôle de l’entraîneur

mardi 22 mars 2011

Philippe St-Onge

L’aventure d’impro de Phil commence timidement à l’âge de 12 ans à l’école de St-Jacques, après quoi il se lance dans toutes les ligues qui lui sont accessibles. Dans sa carrière, Phil joue pour la LIPS (à la Cité-des-Jeunes A.M. Sormany), la LILOMA (à l’UMCE), la Licum (à l'Université de Moncton), la Ligue d’Improvisation Acadienne, la Ligue d’Improvisation Chaleur, ainsi que deux ligues à Rimouski (universitaire et estivale) où il réside pour un certain temps.

Suite à une première participation à la Coupe universitaire en 2000 avec l’équipe d’Edmundston, il se retrouvera membre de l’équipe-étoile de l’Université de Moncton pour plusieurs années, et renoue ensuite les liens avec la CUI en tant que capitaine de l’équipe des UQARiens où il pousse son jeu – une mixture de haut ridicule et de concepts intelligents – à son apogée. Bien qu’il prenne sa retraite du jeu pour se concentrer sur sa famille et son rôle de papa, il continue à œuvrer à la standardisation des règlements de la CUI, nécessaire à la survie du prestigieux tournoi. De retour en Acadie, il fera un effort important pour assurer l'improvisation dans le comté de Kent, en particulier à St-Louis-de-Kent où il servira d'entraîneur à l'équipe de la région aux Jeux de l'Acadie.

Pour bon nombre de jeunes improvisateurs, il reste un bâtisseur important. Officiel des plus appréciés, des jeunes comme des vieux, à divers tournois des écoles secondaires, s’y rendant souvent à son propre compte, même des régions reculées du Québec. Il a aussi servi d’entraîneur à l’équipe de l’école Marie-Esther de Shippagan, équipe qui parle encore aujourd’hui de son bon cœur et de sa force d’idées.

Philippe perd la vie à la suite d'une longue lutte contre le cancer en automne 2024, laissant un legs indélébile aux vies qu'il a touchées. (Photo : Michel Albert)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Philippe St-Onge et l’expérimentation que l’improvisation nous permet

dimanche 1 avril 2007

Frédéric Mallet

S’il y a une chose qui nous frappe davantage à mesure que nous prenons de l’âge, c’est la quantité et la qualité des amitiés que nous avons forgées sous le prétexte de faire de l’impro, tant avec les personnes avec lesquelles nous avons joué que les gens qui ont œuvré dans les coulisses pour s’assurer que nous étions capables d'offrir le meilleur de nous-mêmes à chaque fois qu’on sautait sur la patinoire. Frédéric Mallet tombe justement dans cette dernière catégorie et le fait de côtoyer cette grande personne nous rappelle constamment comment les amitiés que nous avons tissées, avec l’improvisation comme toile de fond, nous sont précieuses.

Fred œuvre sur la scène d’improvisation d'abord comme joueur-étoile au niveau secondaire où il était capitaine de l’équipe de l’école Marie-Esther de Shippagan qui a remporté la Gougoune Dorée en 1997, la première fois que cette dernière n’allait pas à Edmundston. Après une année de sursis forcé, il nous est revenu en grande forme afin d’animer d’innombrables heures d’improvisation à la Licum et dans tous les coins de la province lors de tournois au niveau secondaire, nous enrichissant sans cesse avec son humour, ses expériences de vie et sa sagesse légendaire. Il a été mascotte, maître de cérémonie et spectateur à de nombreuses Coupes universitaires d’improvisation, portant un appui important aux équipes des Centres universitaires de Moncton et de Shippagan. Finalement, ne reculant jamais devant un défi, il a été responsable du retour de l’équipe de Shippagan dans le réseau d’improvisation secondaire dans les années 2000 à titre d’entraîneur, amenant rapidement la nouvelle équipe à se qualifier pour la Gougoune Dorée.

Synonyme d’humour, de générosité (le nombre d’heures, de conduites, d’hébergement, est incalculable), de joie de vivre et de courage, nul ne peut nier son apport au développement de l’improvisation dans les quatre coins de la province. Il écrit maintenant pour la télé, ne manquant pas d'opportunités à intégrer l'impro-match dans une scène quand il le peut. (Texte : John Boucher; Photo : coll. Fred Mallet)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Fred Mallet et l’écriture des personnages

samedi 1 avril 2006

Geneviève "Gwen" Maltais

Gwen est entrée à la Licum comme juge de ligne, parce qu'elle n'aimait pas trop jouer - détestait ça même - mais elle voulait s'impliquer. Elle a quand même, cette année-là, été reconnue comme une des trois recrues de l'année et démontré que c'était mérité à travers les années qui ont suivies. Elle est la première à se mériter le prix du Plombier de l'année, un prix qui reconnaît le soutien organisationnel dans la Licum, et qui a pratiquement été créé pour elle. Elle a été coordonnatrice de la Ligue dans une de ses meilleures années d'expansion, et était à la barre quand la ligue universitaire a créé plusieurs projets novateurs qui sont restés longtemps à l'horaire : la journée-défis, le Royal Rumble et ImproMania.

De juge de ligne, elle est passée à arbitre en chef avec succès. Elle était une pionnière de son époque, et a arbitré à la Licum, dans le réseau secondaire et à la Coupe universitaire. Côté organisation, même chose. Elle a mis la main à la pâte dans tous ces paliers, dans l'organisation d'activités et de tournois. Elle a continué ce travail dans la Ligue d'improvisation Acadienne comme régisseure et la LIA n'a pas survécu son départ. Même au sein du public, son influence se fait sentir, et les joueurs de la génération suivante diront de Gwen : "Quand t'entends Gwen rire, tu sais que t'as fait qqchose de bon". On peut ajouter que "Quand t'entends Gwen répéter ce que tu viens de dire, tu viens de dire qqchose de cave!" (Photo: Audrey Lizotte)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Geneviève « Gwen » Maltais et le syndrôme de l’imposteur et autres névroses de l’improvisateur

jeudi 1 décembre 2005

André Roy

Joueur de longue date à la Licum et ensuite la LIA, André est peut-être mieux connu pour ses habiletés d'organisateur. Difficile d'imaginer un coordonnateur plus efficace ou dévoué, un travail qu'il a fait deux ans à l'Université, proprement dit, et en collaboration avec d'autres coordonnateurs plus d'une fois. André se levait souvent au beau milieu de la nuit pour travailler à l'organisation de la Coupe universitaire d'Improvisation 2004 à Moncton, un défi qu'il a su très bien relever. N'oublions pas ses qualités de joueur non plus : L'"Achille Talon" acadien, il a un style bien à lui, et était capitaine de l'équipe-étoile qui a remporté la CUI cette même année. La finale était, aux dires de son entraîneur Robert Gauvin, le meilleur match d'André. Comme entraîneur, il a aidé l'équipe de Campbellton à gagner sa première Gougoune Dorée, et comme arbitre, il a oeuvré à la Licum et à la CUI. Par la suite, il devriendra un membre important de la Ligue d'Improvisation Acadienne.

Nous devons ici également mentionner ses qualités de producteur. Combien de spectacles d'humour a-t-il organisés et fait tourner, donnant à bon nombre de nos improvisateurs la chance de faire connaître leur humour - et leurs origines en impro - au reste de la province? À travers les Maind'nez, SIGA, Les 203, Les Mardis d'Fous Rires, de la Revue Acadienne issue de la LIA, et enfin comme producteur de stand-up, de télévision et de films, André aide à diffuser le fait humoristique en Acadie, et promeuve l'impro en même temps. (Photo : Audrey Lizotte)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : André Roy et l’impro comme moteur créatif et économique

vendredi 1 avril 2005

Daniel Albert (AKA Dr Apport)

Ayant commencé à jouer de l'impro à la Cité-des-Jeunes A.M.-Sormany, Daniel Albert fait partie de son équipe-étoile comme substitut sa seule année, mais abandonne avant la fin de son secondaire. Quand il arrive à l'Université de Moncton, son frère Michel lui offre le poste de statisticien et une légende est née. Après un an à lutter avec les non-sens de l'Apport créé par Dédé Paulin, il réinvente la formule pour la rendre plus crédible et plus juste. Son Apport est depuis devenu un standard au Nouveau-Brunswick et est aussi utilisé ailleurs. Il oeuvre également un an comme arbitre en chef dans la Licum, et revient de l'Ontario où il vit par la suite pour faire les stats de la CUI 2002 à Edmundston.

De plus, on peut lui donner le crédit de la conception originale du site Internet de la Licum, le premier site néo-brunswickois de son genre. Son approche était simple : Regardons ce qui se fait ailleurs en termes de sites sur l'impro, et faisons mieux et plus drôle. Ses contributions informatiques au site ont été des plus utiles et n'ont pas encore perdu leur cachet. Quand il était ici, il était tout un phénomène : sensiblement timide dans son sarrau, et rougissant à tout coup quand il recevait une ovation à chaque fois qu'on l'annonçait. Derrière ce personnage public se cachait un type d'une volonté hors du commun, avec un professionnalisme et un oeil judicieux. Également, mentionnons qu'en tant que deuxième Colon de l'Année, il nous a fait changer une farce d'un an en une tradition durable. (Photo : Nicole Bouchard)

jeudi 1 avril 2004

Jean-Sébastien Levesque

Jean-Sébastien Lévesque est le joueur que tout apprenti improvisateur devrait prendre comme modèle. Depuis 1994, le chemin parcouru par Bass est impressionnant et inspirant, se culminant par son excellence au sein de l'équipe gagnante de la CUI 2004, le respect incalculable de ses plus anciens compatriotes, et l'adulation de plusieurs générations, car Jean-Sébastien ne fut pas instantanément le joueur qu'il est aujourd'hui. De ses timides débuts au sein de l'équipe des Blancs de la Licum, on se souvient de l'élève assidu prêt à mettre en pratique conseils et révélations autodidactes dans le but avoué de servir le spectacle avant tout. Il sort de son cocon en 1996 en gagnant les prix du joueur le plus étoilé, du plus sympathique et du plus amélioré au terme d'une saison où il a dû assumer presque seul la participation de son équipe. Il participe en 1997 à sa première Coupe universitaire d'impro à l'UQAM et doit patienter jusqu'à la coupe de 2004 pour graver son nom sur le précieux trophée, dans la foulée de ses titres acquis de Joueur le plus utile du Tournoi, de Choix du public et de Joueur le plus étoilé.

Par la suite, il sera capitaine à la Ligue d'Improvisation Acadienne (LIA), un des habitués des Spectacles d'Improvisation Modifiés, et membre de la troupe d'improvisation Les Impromptus. Cette dernière fera une tournée de la province et sera à la source de l'équipe ultra-performante qui gagnera trois Zèbres d'Or. Il sera aussi un favori des spectacles dits alternatifs comme Coeur, Cages et Corridors, présentés au tout début du retour du huis-clôt imposé par la Pandémie.

On retient plusieurs choses de Bass comme joueur : son exécution précise, son attention aux détails, son humour aiguisé et sa compréhension exhaustive de ce qui fonctionne dans notre art. Et la passion... Joueur généreux, mais ferme, il ne joue pas pour satisfaire son ego ni pour recevoir les adulations qui lui sont dues. Il sert une seule cause, celle du spectacle, avec une humilité parfois étonnante pour un joueur de sa qualité. Ne reculant devant rien, ne refusant jamais, il a gravi les échelons et termine son illustre carrière universitaire au paroxysme de son talent. (Texte : Samuel Chiasson; Photo : Michel Albert)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Bass Levesque et les bases de l’impro

mardi 1 avril 2003

André Alan Phelps®

André Alan Phelps®, arbitre-adjoint de la Licum entre 1992 et 1994, est responsable pour non seulement avoir révolutionné le rôle du juge de ligne d'impro au Nouveau-Brunswick, mais aussi à l'échelle nationale grâce à deux participations à la Coupe universitaire d'Improvisation. Son personnage de scène était le plus efficace de ces premiers efforts de présenter le rôle d'adjoint à un pied d'égalité avec les autres improvisateurs en jeu. Les équipes à la CUI demandaient même d'être de son côté à cause de l'inspiration qu'elles tiraient de sa performance. Même si une impro était platte, on pouvait toujours se tourner vers André pour un divertissement subtil.

Mais sa contribution ne s'arrête pas là. Depuis la CUI 93 à Moncton, où il a créé une série d'oeuvres visuelles en guise de prix de fin de tournoi, Phelps® a fait les prix de fin d'année de la Licum. Pour 10 ans (son plan du début), il a créé gravures, céramiques et peintures pour la Ligue, et ce, même après avoir lancé sa carrière professionnelle dans le monde de l'art contemporain canadien. Ses oeuvres sont prisées des improvisateurs, et les prix de la Licum ont longtemps continué à s'appeller les Phelps®, même si fabriqués par quelqu'un d'autre, l'Oscar de l'impro. (Photo : Michel Thibodeau)