Parfois, on reçoit l'honneur d'être intronisé au Temple longtemps après la fin de sa carrière. Dans d'autres cas, il semble peu probable que la personne ne prenne sa retraite dans un avenir envisageable, mais elle en a trop fait déjà pour continuer à ignorer sa contribution. Tel est le cas pour Isabel Goguen.
Depuis plus de 20 ans, elle s'affaire en tant que joueuse, officielle ou entraîneure dans une variété de ligues et projets d'impro. Elle commence sa carrière d'impro au secondaire avec l'équipe de la Polyvalente Mathieu-Martin avant de s'embarquer dans un long séjour universitaire où elle remplit les rôles, en alternance, de joueuse et d'arbitre en chef à la Licum, faisant deux fois partie de l'équipe-étoile de l'Université de Moncton - la seconde fois (2010) en tant que capitaine - et arbitrant à la Coupe universitaire d'improvisation. Coordonnatrice de la Licum de 2007 à 2009, elle deviendra l'entraîneure de l'équipe-étoile après ses études (2010). À l'extérieur de la Licum, elle fera aussi partie de l'équipe logistique du groupe d'improvisation exploratoire Les Impromptus, jouera dans la Chiac, et deviendra la première femme à arbitrer à la Ligue d'improvisation Chaleur. Comme joueuse, elle trouve sa vitesse relativement tard dans la vie, remportant deux Zèbres d'Or à la barre de l'équipe Choix Esthétique (en 2022 et 2023).
Toujours présente sur la scène universitaire et postuniversitaire, c'est néanmoins ses efforts dans le réseau des écoles secondaires qui ont fait d'elle une sommité en improvisation. Par l'entremise, tout d'abord, de son travail à la Fédération des Jeunes Francophones du Nouveau-Brunswick jusqu'à 2013, puis par dévouement personnel, elle fait preuve d'un bénévolat qu'on ne peut décrire autrement que d'intense, et se rend responsable d'organiser et de crédibiliser le réseau secondaire, d'organiser les tournois provinciaux, de former joueurs et officiels, de développer l'improvisation dans des écoles où un comité tardait à naître, tout en gardant un œil sur les ligues jeunesse comme la LISSE et la LISPA, de proche ou de loin, toujours libre de ses conseils, toujours mettant l'éthique et l'équité au premier plan dans ses décisions et suggestions. Et il s'agit là d'un travail continu, pour lequel elle ne cesse de faire des sacrifices personnels, un travail qui allait mener à la création officielle d'Improvisation Nouveau-Brunswick, dont elle est encore directrice générale.
Sous son leadership, Improvisation NB servira en bout du compte les improvisateurs de tous les âges et niveaux. La création et le maintien d'un site Internet et d'une stratégie de médias sociaux, avec du nouveau contenu chaque semaine, et la promotion d'événements d'impro dans la province, donne à notre jeu une visibilité accrue, tout en mettant des outils disponibles aux improvisateurs et organisateurs qui veulent perfectionner leur spectacle, ou même tout simplement en démarrer un. Elle continue de donner des formations et présentations sur l'impro, entre autres aux intervenants des écoles intermédiaires qui devront participer au nouveau volet d'impro des Jeux d'Acadie. Et chez les plus vieux, on peut la créditer avec la création d'un tournoi d'improvisation adulte, le Zèbre d'Or (dès 2014) et de la mise sur pied d'une ligue en ligne, la Click, pendant la pandémie. Elle coordonne bon nombre de projets, allant de tournées provinciales à spectacles d'improvisation alternative, participant à certains comme la série de pièces improvisées "Sang Titre"; le spectacle intitulé "Le Jeu de la vie : Destins improvisés" dont elle fait partie remporte l'Éphémère dans la catégorie Meilleur événement/spectacle alternatif de l’année en 2024.
Si l'improvisation semble prendre le l'ampleur dans la province, surtout chez les jeunes, nous n'avons pas besoin de chercher très loin. Son souci pour la création d'une relève, pour les détails dans l'organisation d'activités, pour l'importance de partager les expertises, sa foi dans une structure stable pour l'improvisation... tout ça font d'elle une ressource indispensable pour l'impro néo-brunswickoise, pour ne pas parler de l'influence qu'ont ses efforts sur le reste de la francophonie canadienne et d'ailleurs! (Texte : Michel Albert. Photo : Josée Robichaud.)
lundi 23 mars 2015
lundi 12 janvier 2015
Eric Butler
Eric Butler a commencé sa carrière d'impro dans la saison 1987-1988 de la Ligue d'improvisation de la Péninsule acadienne (LIPA), avant de débarquer à Moncton où il devient un membre clé de la Licum jusqu'en 1992, faisant partie de la majorité des équipes-étoiles montées pendant cette période. Il inscrira son nom sur la convoitée Coupe universitaire d'Improvisation (CUI) à l'UQAM en 1990 lorsque l'équipe de Moncton charme le public montréalais. Après, Eric a trop peu d'opportunités de jouer, du moins, au goût des improvisateurs qui l'ont côtoyé et qui auraient voulu en voir plus. En effet, il quitte sur un "high" et reste à ce haut niveau de performance à tous les matchs-étoiles ou matchs de la Ligue d'Improvisation Acadienne (LIA) auxquels il aura pu participer.
Pour tout le monde qui a eu la chance de partager l'arène avec lui, Eric Butler est synonyme de générosité. Désarmant, il met les autres en confiance, ne cherche jamais à "shafter" l'autre (pourtant un réflexe chez bien des joueurs de son époque), et prend la responsabilité des insuccès sur ses épaules, même s'il n'a rien à se reprocher. C'est la même générosité et la même intégrité d'esprit qui l'a propulsé vers un certain succès au théâtre et à la télé; quelqu'un avec qui on veut travailler, quoi! Talentueux, sympathique, et d'abord et avant tout, VRAI. Il reste un exemple hors pair de l'attitude qu'un joueur d'impro devrait adopter, et vous ne serez pas surpris d'entendre que plusieurs joueurs de son temps, et qui sont venus après, le voient comme un exemple à suivre encore aujourd'hui. (Photo et texte : Michel M. Albert)
Pour tout le monde qui a eu la chance de partager l'arène avec lui, Eric Butler est synonyme de générosité. Désarmant, il met les autres en confiance, ne cherche jamais à "shafter" l'autre (pourtant un réflexe chez bien des joueurs de son époque), et prend la responsabilité des insuccès sur ses épaules, même s'il n'a rien à se reprocher. C'est la même générosité et la même intégrité d'esprit qui l'a propulsé vers un certain succès au théâtre et à la télé; quelqu'un avec qui on veut travailler, quoi! Talentueux, sympathique, et d'abord et avant tout, VRAI. Il reste un exemple hors pair de l'attitude qu'un joueur d'impro devrait adopter, et vous ne serez pas surpris d'entendre que plusieurs joueurs de son temps, et qui sont venus après, le voient comme un exemple à suivre encore aujourd'hui. (Photo et texte : Michel M. Albert)
lundi 17 mars 2014
Annik Landry
Quand on parle de combiner performance sur la glace et organisation d'arrière-scène, la p'tite fille (mais grande joueuse) de Riceville NB fait l'envie de tous. Du départ, impliquée dans l'organisation de tournois à la Cité-des-Jeunes A.M.-Sormany et bénévole et officielle à la CUI 2002 à Edmundston, elle restera hautement engagée au niveau organisationnel dans la LILOMA (à l'Université de Moncton - Campus Edmundston) et dans la Licum (UdeM - Campus Moncton). Comme coordonnatrice de cette dernière ligue en 2006, elle voit au premier changement de salle depuis 1997 quand la Licum déménage de l'Osmose à la Salle multi du Centre étudiant (maintenant Le Coude) et à divers changements importants dans la structure des spectacles Licumiens sous l'étiquette « Phase 2 » et dans le cadre du 20e anniversaire de la ligue. « Licum Phase 2 » remportera le prix de l'Initiative de l'année à l'Université de Moncton. Suite à son départ de la scène universitaire, elle devient membre fondatrice du groupe d'improvisation exploratoire Les Impromptus, et son gestionnaire. Sous son leadership, le groupe fait plusieurs tournées de spectacles et d'ateliers à travers la province, dans le but de pousser les limites du jeu et d'augmenter sa visibilité comme forme d'expression sérieuse.
Normalement, pour les bâtisseurs, le jeu prend deuxième place. Pas pour Annik. Son parcours de joueuse est rempli de succès. Elle aide la CDJ à gagner la Gougoune Dorée deux fois, en 2001 et 2002, les premières équipes d'Edmundston à réussir cet exploit depuis la fin de leur « streak » de '90 à '96. Cette dernière victoire envoie son équipe (avec des éléments des autres équipes du Nord-Ouest) à la 2e édition des Jeux de la Francophonie canadienne où elle remporte la médaille d'or. Elle participe à cinq Coupes universitaires, la première avec la LILOMA, les autres avec la Licum, et inscrit son nom sur la Coupe en 2004. Il y a même une Rondelle Sacrée et un Richard-Therrien là-dedans quelque part. Avec l'équipe des Impromptus, elle remportera trois Zèbres d'Or. Elle sera aussi une des joueuses importantes de la Click, la ligue en ligne instaurée pendant la pandémie.
Annik Landry est, en effet, une de nos plus grandes « actrices » en impro, capable de se perdre dans ses rôles si bien qu'on peut avoir le sentiment, en jouant avec elle, qu'on parle au personnage, qu'Annik est disparue et que, uh-oh, ça pourrait aller n'importe où. Par rapport à Annik, tout le monde est décroché. Dans son travail avec les Impromptus, elle a démontré maintes et maintes fois combien elle n'avait pas froid aux yeux, à travers sa capacité de jouer des improvisations de très longue haleine sans jamais perdre l'intérêt de son public. Et elle fait partie de cette vague de joueuses qui ont toujours refusé de se laisser mettre dans la boîte du personnage uniquement féminin - vous savez, cette tendance qu'ont certains joueurs de ne donner que des rôles de blondes ou de mères aux improvisatrices - créant des personnages des deux sexes sans effort, et se donnant la pleine gamme d'options pendant un spectacle. Nous voyons à son entrée au Temple de la Renommée les résultats de cette vague, alors qu'une Licum majoritairement composée de femmes l'applaudit. (Photo et texte : Michel M. Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Annik Landry sur l'impro et théâtre
Normalement, pour les bâtisseurs, le jeu prend deuxième place. Pas pour Annik. Son parcours de joueuse est rempli de succès. Elle aide la CDJ à gagner la Gougoune Dorée deux fois, en 2001 et 2002, les premières équipes d'Edmundston à réussir cet exploit depuis la fin de leur « streak » de '90 à '96. Cette dernière victoire envoie son équipe (avec des éléments des autres équipes du Nord-Ouest) à la 2e édition des Jeux de la Francophonie canadienne où elle remporte la médaille d'or. Elle participe à cinq Coupes universitaires, la première avec la LILOMA, les autres avec la Licum, et inscrit son nom sur la Coupe en 2004. Il y a même une Rondelle Sacrée et un Richard-Therrien là-dedans quelque part. Avec l'équipe des Impromptus, elle remportera trois Zèbres d'Or. Elle sera aussi une des joueuses importantes de la Click, la ligue en ligne instaurée pendant la pandémie.
Annik Landry est, en effet, une de nos plus grandes « actrices » en impro, capable de se perdre dans ses rôles si bien qu'on peut avoir le sentiment, en jouant avec elle, qu'on parle au personnage, qu'Annik est disparue et que, uh-oh, ça pourrait aller n'importe où. Par rapport à Annik, tout le monde est décroché. Dans son travail avec les Impromptus, elle a démontré maintes et maintes fois combien elle n'avait pas froid aux yeux, à travers sa capacité de jouer des improvisations de très longue haleine sans jamais perdre l'intérêt de son public. Et elle fait partie de cette vague de joueuses qui ont toujours refusé de se laisser mettre dans la boîte du personnage uniquement féminin - vous savez, cette tendance qu'ont certains joueurs de ne donner que des rôles de blondes ou de mères aux improvisatrices - créant des personnages des deux sexes sans effort, et se donnant la pleine gamme d'options pendant un spectacle. Nous voyons à son entrée au Temple de la Renommée les résultats de cette vague, alors qu'une Licum majoritairement composée de femmes l'applaudit. (Photo et texte : Michel M. Albert)
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lundi 18 novembre 2013
Rémi Goupil
La réputation de Rémi Goupil n'est plus à faire. Joueur dans diverses ligues et équipes depuis la toute fin des années 90s, dont celle de l'École Marie-Esther au secondaire, la Licum à l'universitaire, et la LIC du côté civil, Rémi a apporté à chacune une bonhomie sympathique souvent récompensée par ses pairs, et un leadership axé sur le bon jeu. Il termine plus ou moins sa carrière d'impro avec deux victoires au Zèbre d'Or sous sa ceinture. C'est une attitude qu'il apporte avec lui à l'arrière-scène, où il a contribué fortement à l'essor de l'improvisation dans la Péninsule acadienne. Après ses études, et en tant qu'agent culturel, il y a pris les rênes de l'équipe de la Polyvalente Louis-Mailloux comme entraîneur - donc responsable de joueurs appréciés comme Marc et Ann Marie Bernier - tout en aidant à la création et au bon maintien d'équipes aux écoles secondaires de Shippagan, de Tracadie-Sheila et de Néguac. Sa présence dans la Péninsule marque, en fait, la première fois depuis longtemps (sinon la seule fois) que les quatre polyvalentes péninsulaires ont chacune une équipe. Pour aider sa région à s'épanouir, il assure un roulement d'ateliers et de spectacles d'improvisation dans ces écoles, et prend en main la 20e Gougoune Dorée, où il instaure la pratique d'inviter des joueurs des équipes qui n'y se sont pas qualifiées pour leur offrir des ateliers et leur donner le coup de pouce nécessaire à revenir plus fort l'année suivante.
En tant que directeur général de la Fédération des Jeunes Francophones du Nouveau-Brunswick, il relève le défi de donner à l'improvisation secondaire une structure plus professionnelle et une légitimité accrue, employant plusieurs improvisateurs pour créer le squelette d'une association qu'on appellera Improvisation NB. Bien que sous l'égide de la FJFNB pendant une courte période seulement, le circuit secondaire profite pendant ce temps d'ateliers, colloques et promotion qui auront nourri les jeunes improvisateurs, fait développer l'improvisation dans des coins encore arides de la province, et augmenté la visibilité et crédibilité de notre activité. En tant que responsable des activités socio-culturelles de l'Université de Moncton - Campus Moncton, il garde encore l'improvisation dans son coeur et facilite la production de spectacles - universitaires et autres - dans les espaces du campus.
L'impact sur l'impro de son duo musical atroce, les Pastels Arc-en-Ciel (avec co-Templier Sylvain Ward), n'a pas encore été identifié. (Texte et photo : Michel Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Rémi Goupil et le leadership
En tant que directeur général de la Fédération des Jeunes Francophones du Nouveau-Brunswick, il relève le défi de donner à l'improvisation secondaire une structure plus professionnelle et une légitimité accrue, employant plusieurs improvisateurs pour créer le squelette d'une association qu'on appellera Improvisation NB. Bien que sous l'égide de la FJFNB pendant une courte période seulement, le circuit secondaire profite pendant ce temps d'ateliers, colloques et promotion qui auront nourri les jeunes improvisateurs, fait développer l'improvisation dans des coins encore arides de la province, et augmenté la visibilité et crédibilité de notre activité. En tant que responsable des activités socio-culturelles de l'Université de Moncton - Campus Moncton, il garde encore l'improvisation dans son coeur et facilite la production de spectacles - universitaires et autres - dans les espaces du campus.
L'impact sur l'impro de son duo musical atroce, les Pastels Arc-en-Ciel (avec co-Templier Sylvain Ward), n'a pas encore été identifié. (Texte et photo : Michel Albert)
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mardi 2 juillet 2013
Alain "Big Al" Degrâce
L’année 2013 marquait le 10e anniversaire de la Ligue d’Improvisation Chaleur (LIC), une ligue estivale devenue une incontournable de la scène de l’improvisation néo-brunswickoise. Rien n'aurait pu être donc plus approprié que de rendre hommage à son fondateur durant le 10e été de son existence. La LIC fête maintenant son 20e, solidifiant sa place au Temple.
Natif de Bathurst, Alain Degrâce commence son parcours d’improvisation dans le réseau secondaire alors qu’il fréquente l’École Secondaire Nepisiguit. Son parcours à l’Université de Moncton en administration lui permet de devenir membre et joueur de la Licum de 1997 à 2002 (où il sert de coordonnateur pour une saison, et fait faire une ceinture pour les événements « pay-per-view » de la ligue) avant d’être recruté par la LIEU (Université d’Ottawa) en 2005-06 (il deviendra plus tard joueur, arbitre et entrâineur à l'Université du Québec à Rimouski). Mais c’est lorsqu’il revient dans sa terre natale en 2004 qu’il fonde la LIC. C’est grâce à sa vision, son courage, un nombre d’heures incalculable, sa persévérance, et son dévouement que plusieurs jeunes de la région du nord-est du Nouveau-Brunswick ont pu commencer, aimer et pratiquer le jeu d’improvisation.
Si nous pourrions résumer Alain Degrâce en un seul mot, ce serait définitivement le mot « passion ». Cet homme est intensément dévoué à son sport, tellement qu’il aura longtemps passé toutes ses fins de semaine à faire quelque chose relié à l’impro, souvent à son propre compte, et parfois à son détriment. On le reconnaît pour son chapeau noir qui, au cours des années, a chapeauté un polymorphe : joueur, arbitre, entraîneur, spectateur, et organisateur. Il est et sera toujours un étudiant éternel du jeu de l’improvisation, un amoureux et intense défenseur du style Gravelien, un arbitre coloré et convoité par les ligues et tournois amateurs et secondaires de la province du Québec, et auteur d’un mouvement pour la standardisation des règlements de la CUI. La pandémie ne l'arrête pas non plus, car il se joint rapidement à la ligue en ligne, la Click, participant à deux de ses équipes. Il a encore aujourd'hui les pieds dans la Ligue d’Improvisation Chaleur. (Texte : Philippe St-Onge et Éric Lavoie; Photo: Michel M. Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Alain Degrâce et la standardisation des règlements
Natif de Bathurst, Alain Degrâce commence son parcours d’improvisation dans le réseau secondaire alors qu’il fréquente l’École Secondaire Nepisiguit. Son parcours à l’Université de Moncton en administration lui permet de devenir membre et joueur de la Licum de 1997 à 2002 (où il sert de coordonnateur pour une saison, et fait faire une ceinture pour les événements « pay-per-view » de la ligue) avant d’être recruté par la LIEU (Université d’Ottawa) en 2005-06 (il deviendra plus tard joueur, arbitre et entrâineur à l'Université du Québec à Rimouski). Mais c’est lorsqu’il revient dans sa terre natale en 2004 qu’il fonde la LIC. C’est grâce à sa vision, son courage, un nombre d’heures incalculable, sa persévérance, et son dévouement que plusieurs jeunes de la région du nord-est du Nouveau-Brunswick ont pu commencer, aimer et pratiquer le jeu d’improvisation.
Si nous pourrions résumer Alain Degrâce en un seul mot, ce serait définitivement le mot « passion ». Cet homme est intensément dévoué à son sport, tellement qu’il aura longtemps passé toutes ses fins de semaine à faire quelque chose relié à l’impro, souvent à son propre compte, et parfois à son détriment. On le reconnaît pour son chapeau noir qui, au cours des années, a chapeauté un polymorphe : joueur, arbitre, entraîneur, spectateur, et organisateur. Il est et sera toujours un étudiant éternel du jeu de l’improvisation, un amoureux et intense défenseur du style Gravelien, un arbitre coloré et convoité par les ligues et tournois amateurs et secondaires de la province du Québec, et auteur d’un mouvement pour la standardisation des règlements de la CUI. La pandémie ne l'arrête pas non plus, car il se joint rapidement à la ligue en ligne, la Click, participant à deux de ses équipes. Il a encore aujourd'hui les pieds dans la Ligue d’Improvisation Chaleur. (Texte : Philippe St-Onge et Éric Lavoie; Photo: Michel M. Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Alain Degrâce et la standardisation des règlements
lundi 18 mars 2013
Sylvain Ward
Un des meilleurs joueurs de sa génération, Sylvain Ward s'est donné à l'improvisation, non pas pour gagner des prix ou des matchs, mais bel et bien pour l'amour du spectacle, les limites duquel il a su pousser autant au niveau universitaire qu'après, donnant deuxième vie à sa carrière d'impro à travers des formation offertes à la prochaine génération, et dans la troupe d'improvisation exploratoire Les Impromptus.
Dès ses débuts à la Polyvalente Marie-Esther, Sylvain se démarque avec un jeu déjà solide surtout grâce à sa force première, la création de personnages. Il était capable de charmer le public très rapidement avec son évident talent de comédien. À son arrivée à la Licum en septembre 2002, Sylvain capte vite l'attention de tous et devient un favori des spectateurs. Il accède à l'équipe-étoile de l'Université de Moncton dès sa deuxième année et grave son nom sur la CUI en tant que substitut. Mais comme cela arrive souvent, un joueur méritera sa CUI plus tard dans sa carrière universitaire. Son entrée en art dramatique propulse son jeu vers de nouveaux sommets. Chaque année, on lui demande de représenter l'Université de Moncton à la Coupe universitaire et son jeu reste en constante évolution. Il deviendra un des meilleurs joueurs du Nouveau-Brunswick, en mariant les outils du comédien à ceux de l'improvisateur-né.
Quand la Licum passe à ce qu'elle appelle "Phase 2", Sylvain est parmi les joueurs finissants qui poussent les limites de ce qui peut se faire en impro en matière de ton et d'audace. Un des fondateurs des Impromptus après ses études, il amène au groupe ses personnages vrais et cocasses, un élément musical qui change le champ sonore de l'improvisation au N.-B., et se retrouve souvent en charge des mises en scène et de la scénographie des spectacles. Son amour pour l'improvisation l'apporte à donner des ateliers dans toutes les écoles secondaires de la province - soit à travers les Impromptus ou la FJFNB - où il sert de modèle à plusieurs. C'est lui qui développe le concept de "La Table", une occasion pour les jeunes d'approfondir leur vocabulaire d'impro avec des vétérans et experts lors de tournois, expérience qui a bénéficié à plusieurs équipes dans ses années actives. Par son refus de s'asseoir sur ses lauriers et son don de toujours pousser le jeu dans différents sens, Sylvain sera toujours reconnu comme un joueur ayant son public à coeur et ce public le reconnaîtra comme un des grands. (Texte: Rémi Goupil avec Michel Albert. Photo: Isabel Goguen)
Dès ses débuts à la Polyvalente Marie-Esther, Sylvain se démarque avec un jeu déjà solide surtout grâce à sa force première, la création de personnages. Il était capable de charmer le public très rapidement avec son évident talent de comédien. À son arrivée à la Licum en septembre 2002, Sylvain capte vite l'attention de tous et devient un favori des spectateurs. Il accède à l'équipe-étoile de l'Université de Moncton dès sa deuxième année et grave son nom sur la CUI en tant que substitut. Mais comme cela arrive souvent, un joueur méritera sa CUI plus tard dans sa carrière universitaire. Son entrée en art dramatique propulse son jeu vers de nouveaux sommets. Chaque année, on lui demande de représenter l'Université de Moncton à la Coupe universitaire et son jeu reste en constante évolution. Il deviendra un des meilleurs joueurs du Nouveau-Brunswick, en mariant les outils du comédien à ceux de l'improvisateur-né.
Quand la Licum passe à ce qu'elle appelle "Phase 2", Sylvain est parmi les joueurs finissants qui poussent les limites de ce qui peut se faire en impro en matière de ton et d'audace. Un des fondateurs des Impromptus après ses études, il amène au groupe ses personnages vrais et cocasses, un élément musical qui change le champ sonore de l'improvisation au N.-B., et se retrouve souvent en charge des mises en scène et de la scénographie des spectacles. Son amour pour l'improvisation l'apporte à donner des ateliers dans toutes les écoles secondaires de la province - soit à travers les Impromptus ou la FJFNB - où il sert de modèle à plusieurs. C'est lui qui développe le concept de "La Table", une occasion pour les jeunes d'approfondir leur vocabulaire d'impro avec des vétérans et experts lors de tournois, expérience qui a bénéficié à plusieurs équipes dans ses années actives. Par son refus de s'asseoir sur ses lauriers et son don de toujours pousser le jeu dans différents sens, Sylvain sera toujours reconnu comme un joueur ayant son public à coeur et ce public le reconnaîtra comme un des grands. (Texte: Rémi Goupil avec Michel Albert. Photo: Isabel Goguen)
lundi 26 novembre 2012
Richard Therrien
Le Temple offre pour la première fois un honneur posthume en la personne de Richard Therrien, grand facilitateur d'improvisation à l'Université de Moncton Campus d'Edmundston.
C'est en 1985 que M. Therrien, alors directeur des activités socioculturelles du Centre universitaire Saint-Louis-Maillet (maintenant l'UMCE), accepte l'offre de Ghislain Taschereau de la LI2FUM (maintenant la LICUM) de donner un atelier d'improvisation aux joueurs d'Edmundston. C'est à la suite de cet atelier que les participants, dont deux membres actuels du Temple, Michel Hédou et Michel McSween, forment la Ligue d'Improvisation LOuis-MAillet (LILOMA). C'est Richard qui a, par la suite, fait toutes les démarches nécessaires non seulement pour former la LILOMA, mais aussi pour s'assurer que les membres de la nouvelle ligue participent à la toute première Coupe Universitaire d'Improvisation à Trois-Rivières en 1987, où il leur sert d'entraîneur, leur premier.
Déjà une force culturelle dans la communauté du Madawaska à travers sa première passion, la troupe folklorique des Danseurs de la Vallée St-Jean, il aurait pu s'en tenir à se concentrer sur cette activité seule. Mais son amour pour l'improvisation aura fait en sorte que les équipes auraient rarement besoin de faire des campagnes de financement pour aller aux tournois, une partie de son budget toujours réservée à ce comité. Plus d'une fois, il aura suivi l'équipe à la CUI pour donner son appui, ou même pour participer en tant que juge (pendant la période où un tel poste était requis), toujours avec intelligence et intégrité.
Son décès dans un accident de route en septembre 2002 a créé un grand vide à l'UMCE, un vide qui n'a jamais été rempli. Par manque d'appui socioculturel, la LILOMA qu'il a aidé à fonder a cessé d'exister en 2005. Afin de l'honorer, un tournoi amical portant son nom a été tenu entre 2003 et 2005, au profit d'un fonds de bourse qu'il avait créé en honneur de ses parents.
M. Therrien aurait pu ignorer ou négliger l'offre de Ghislain Taschereau, mais grâce à son souci pour le développement culturel dans sa région, la LILOMA a pu connaître de belles années entre 1985 et 2005. S'il avait dit non, il est possible de croire que les Michels Hédou, McSween et Albert, les Daniel Carrier, Philippe St-Onge et Marc Lebouthillier de ce monde - pour ne nommer que des Templiers - n'auraient pas commencé ou continuer leur cheminement en improvisation. Prenons un moment pour se souvenir du pionnier qui nous a donné toute une branche de notre famille d'improvisation. (Texte : Michael Plourde avec Michel Albert. Photo : Société historique du Madawaska)
C'est en 1985 que M. Therrien, alors directeur des activités socioculturelles du Centre universitaire Saint-Louis-Maillet (maintenant l'UMCE), accepte l'offre de Ghislain Taschereau de la LI2FUM (maintenant la LICUM) de donner un atelier d'improvisation aux joueurs d'Edmundston. C'est à la suite de cet atelier que les participants, dont deux membres actuels du Temple, Michel Hédou et Michel McSween, forment la Ligue d'Improvisation LOuis-MAillet (LILOMA). C'est Richard qui a, par la suite, fait toutes les démarches nécessaires non seulement pour former la LILOMA, mais aussi pour s'assurer que les membres de la nouvelle ligue participent à la toute première Coupe Universitaire d'Improvisation à Trois-Rivières en 1987, où il leur sert d'entraîneur, leur premier.
Déjà une force culturelle dans la communauté du Madawaska à travers sa première passion, la troupe folklorique des Danseurs de la Vallée St-Jean, il aurait pu s'en tenir à se concentrer sur cette activité seule. Mais son amour pour l'improvisation aura fait en sorte que les équipes auraient rarement besoin de faire des campagnes de financement pour aller aux tournois, une partie de son budget toujours réservée à ce comité. Plus d'une fois, il aura suivi l'équipe à la CUI pour donner son appui, ou même pour participer en tant que juge (pendant la période où un tel poste était requis), toujours avec intelligence et intégrité.
Son décès dans un accident de route en septembre 2002 a créé un grand vide à l'UMCE, un vide qui n'a jamais été rempli. Par manque d'appui socioculturel, la LILOMA qu'il a aidé à fonder a cessé d'exister en 2005. Afin de l'honorer, un tournoi amical portant son nom a été tenu entre 2003 et 2005, au profit d'un fonds de bourse qu'il avait créé en honneur de ses parents.
M. Therrien aurait pu ignorer ou négliger l'offre de Ghislain Taschereau, mais grâce à son souci pour le développement culturel dans sa région, la LILOMA a pu connaître de belles années entre 1985 et 2005. S'il avait dit non, il est possible de croire que les Michels Hédou, McSween et Albert, les Daniel Carrier, Philippe St-Onge et Marc Lebouthillier de ce monde - pour ne nommer que des Templiers - n'auraient pas commencé ou continuer leur cheminement en improvisation. Prenons un moment pour se souvenir du pionnier qui nous a donné toute une branche de notre famille d'improvisation. (Texte : Michael Plourde avec Michel Albert. Photo : Société historique du Madawaska)
lundi 19 mars 2012
Eric "Jamaican Tornado" Lavoie
Si le numéro 99 est associé dans la LNH à un des plus grands noms du hockey, soit celui de Wayne Gretzky, dans le monde de l’improvisation au Nouveau-Brunswick, ce numéro est, et sera pour toujours, celui d’Éric « Jamaican Tornado » Lavoie.Autant bâtisseur que joueur émérite, Éric est le coeur et le sang de l'équipe de la Polyvalente Thomas-Albert de Grand-Sault où il est entraîneur depuis plus de 20 ans (aucune retraite ne semble sticker), une équipe qui profite bien de son expertise et de sa passion pour le jeu. Il supervise aussi la formation de joueurs dans une école intermédaire de sa région, et prête appui à la Ligue d'Improvisation Chaleur pendant la majorité de ses années actives, autant en tant que joueur qu'officiel, conduisant des routes dangereuses pour s'y rendre de façon régulière. C'est le genre de gars qui vient à une Coupe universitaire juste pour la chance d'y être juge de ligne.
Parce que réalisez bien : Éric en MANGE de l'impro. Comme entraîneur ou comme joueur, c'est sa capacité de donner de lui-même qui surprend et impressionne. Sa façon de prendre soin de ses jeunes, de diriger son équipe, fait de lui l’entraîneur le plus respecté du circuit, comme le font foi ses nombreux titres d’entraîneur du tournoi, prix qu’il remportait pratiquement chaque année pour un certain temps. Il ne veut pas que ses joueurs gagnent à moins qu'ils ne gagnent BIEN, une qualité inestimable chez un formateur d'impro. Un joueur qui veut avant tout offrir le meilleur spectacle possible, il ne laisse rien l'empêcher de le faire. Il a joué malade et blessé, mais toujours su donner ses meilleures performances dans les moments les plus importants - un modèle de bravoure et de persévérance pour les improvisateurs de la province.
Et que dire de son jeu tout aussi influent? Un jeu physique aux expressions faciales démesurées et au sens du punch incroyable. Son sens de la répartie et sa capacité de nous transporter dans un univers absurde et loufoque sont souvent imités, mais rarement égalés. La raison est simple : Tornado ne se couche jamais sur ses lauriers. Il continue de peaufiner son jeu, d'aiguiser sa vitesse d'esprit, et refuse de les prendre comme des acquis. Il entraîne maintenant la prochaine génération de Lavoies et joue régulièrement au Zèbre d'Or (sa performance en 2023 lui vaut l'Éphémère de la Meilleure performance dans un impro-match), donc la véritable retraite semble bien loin. (Éléments de texte : Justin Guitard et Michel Albert; Photo : Audrey Lizotte)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Éric Lavoie et le rôle de l’entraîneur
Daniel "Puce" Carrier
Peu de joueurs ont réussi à exceller à la fois au secondaire et sur deux campus universitaires comme l'a fait Daniel "Puce" Carrier. Daniel est un paradoxe de l'improvisation. Lors de ses années actives, il était timide, mais brillait sur la glace. Il était calme, mais plein d'énergie. Il était compétitif, mais zen. Il était un joueur qui passait souvent inaperçu jusqu'au moment où il prenait une improvisation médiocre et la rendait intéressante et divertissante. Et bien qu'un joueur de calibre aux tournois, il ne voulait pas pour autant sentir la pression de la "compétition" et voguait plutôt dans le sens de la générosité.Son trajet commence à la Cité-des-Jeunes A.-M. Sormany où il fait immédiatement l'équipe-étoile, puis en devient capitaine. En trois ans ('95 à '97), deux victoires à la Gougoune Dorée et une finale. En '96-'97, il est le seul joueur du secondaire retenu pour jouer dans la ligue civile du Madawaska, la LIMA. En '97-'98, avec l'aide de ses partenaires, Christian "Moose" Lajoie et Dominic Dalpé, il redonne à la LILOMA (Ligue du Campus d'Edmundston) une stabilité et une fierté après plusieurs années de néglect, grâce à une éthique de travail et un effort incroyable de promotion. Il devient de loin un des joueurs les plus aimés de l’histoire de la LILOMA et, à lui seul, est capable d’attirer des partisans. C'est avec le Campus d'Edmundston qu'il participera à quatre Coupes universitaires d'Improvisation, la dernière à titre d'entraîneur, guidant en 2002 son équipe à sa meilleure performance à la CUI.
Il se rend ensuite à Moncton, où il jouera dans la Licum et y remportera une de ses deux CUIs en 2004. Ajoutons à son C.V. une victoire au Tournoi Richard-Therrien, une participation à la Ligue d'Improvisation Acadienne, des matchs dans plusieurs festivals, et de nombreux prix personnels. Et pour tout ça, Puce a toujours su rester humble et généreux. On le verrait dans un livre "Un bon exemple de..."
Sa générosité et capacité d'être rassembleur sont à la source de plusieurs belles histoires d'impro, comme la fois qu'il a pu assembler une équipe complète d'officiels à la dernière minute pour un tournoi à Edmundston, ou quand le cégep de Rimouski a dû se désister le jour-même d'un match amical avec la LILOMA par manque de voitures, Puce décide de faire l'aller-retour pour aller les chercher gratuitement. Le Nouveau-Brunswick peut difficilement trouver meilleur ambassadeur. (Éléments du texte : Jean-Sébastien Levesque, Michael Plourde et Michel Albert; Photo : Michel Albert)
mardi 22 mars 2011
Philippe St-Onge
L’aventure d’impro de Phil commence timidement à l’âge de 12 ans à l’école de St-Jacques, après quoi il se lance dans toutes les ligues qui lui sont accessibles. Dans sa carrière, Phil joue pour la LIPS (à la Cité-des-Jeunes A.M. Sormany), la LILOMA (à l’UMCE), la Licum (à l'Université de Moncton), la Ligue d’Improvisation Acadienne, la Ligue d’Improvisation Chaleur, ainsi que deux ligues à Rimouski (universitaire et estivale) où il réside pour un certain temps.Suite à une première participation à la Coupe universitaire en 2000 avec l’équipe d’Edmundston, il se retrouvera membre de l’équipe-étoile de l’Université de Moncton pour plusieurs années, et renoue ensuite les liens avec la CUI en tant que capitaine de l’équipe des UQARiens où il pousse son jeu – une mixture de haut ridicule et de concepts intelligents – à son apogée. Bien qu’il prenne sa retraite du jeu pour se concentrer sur sa famille et son rôle de papa, il continue à œuvrer à la standardisation des règlements de la CUI, nécessaire à la survie du prestigieux tournoi. De retour en Acadie, il fera un effort important pour assurer l'improvisation dans le comté de Kent, en particulier à St-Louis-de-Kent où il servira d'entraîneur à l'équipe de la région aux Jeux de l'Acadie.
Pour bon nombre de jeunes improvisateurs, il reste un bâtisseur important. Officiel des plus appréciés, des jeunes comme des vieux, à divers tournois des écoles secondaires, s’y rendant souvent à son propre compte, même des régions reculées du Québec. Il a aussi servi d’entraîneur à l’équipe de l’école Marie-Esther de Shippagan, équipe qui parle encore aujourd’hui de son bon cœur et de sa force d’idées.
Philippe perd la vie à la suite d'une longue lutte contre le cancer en automne 2024, laissant un legs indélébile aux vies qu'il a touchées. (Photo : Michel Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Philippe St-Onge et l’expérimentation que l’improvisation nous permet
samedi 20 mars 2010
Carolynn McNally
Y a-t-il quelqu'un qui, dans les années 2000, a donné plus de temps QU'ELLE N'AVAIT PAS à l'impro? Que ce soit comme entraîneure de Shédiac ou de l'équipe-étoile de l'Université de Moncton, ou comme Impromptue ou capitaine de la Chiac, et avant ça de la Licum, on n’aurait pas dit qu'elle écrivait une thèse de maîtrise ou ensuite un livre.Dans tout sauf MC (haha), Carolynn a trouvé moyen de nous charmer - joueuse, entraîneure, et arbitre - et nous alons vous dire pourquoi. Elle ne se repose jamais sur ses lauriers, et elle n'accepte jamais sans le questionner. Voilà quelqu'un qui a véritablement AJOUTÉ au débat sur l'impro, créé de nouvelles approches et de nouveaux ateliers, et qui l'a fait basé sur la situation et sur le groupe en main au lieu de répéter ce qui se faisait dans le passé. Pas évident d'enseigner de nouveaux trucs à un vieux chien comme Michel Albert, Bass Levesque, etc., mais elle l'a fait. Comme entraîneure de la Polyvalente Louis-J.-Robichaud, elle nous a donné des joueuses à longue haleine comme Renée Leblanc et Amélie Montour.
Combien sont entrés en contact avec Carolynn dans ses années actives et qui ont vu leur improvisation changée, combien issus d'AUTRES équipes sont venus la voir pour des conseils, ce qu'elle a toujours pris comme son devoir. Elle est bâtisseure de jeune talent, bâtisseure de confiance, bâtisseure de culture. Parmi ses créations, notons aussi l'atelier des entraîneurs qui a entammé une conversation qui est devenue un réseau.
Elle était la conscience de la troupe des Impromptus, toujours à la pousser à faire mieux et à essayer autre chose. Une junkie à défis. La "drill sergeant". (Photo : Michel Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Carolynn McNally et la place de femmes, historiquement
vendredi 20 mars 2009
Michelle "Mimie" Levesque
Issue de la Polyvalente Roland-Pépin de Campbellton, Mimie remporte une Coupe universitaire en 1993 avec l’équipe-étoile de l’Université de Moncton, bien avant qu’elle ne devienne une force à ce tournoi, culminant en une performance incroyable à celle de ’95. Mimie était véritablement la conscience de son équipe, ramenant les pieds de ses co-équipiers sur terre quand le stress, les émotions ou le ridicule s’emparaient du groupe.Après ses études, elle retourne au bercail pour devenir entraîneure de l’équipe de la Polyvalente Roland-Pépin de Campbellton, produisant des forces d’improvisation comme André Roy et Christian Essiambre. Même quand elle délaisse le comité d’impro secondaire, elle s’affaire à monter des programmes d’impro pour les élèves du niveau intermédiaire, assurant une relève qui portera l’école à plusieurs victoires à la Gougoune Dorée et représentations néo-brunswickoises aux Jeux de la Francophonie Canadienne. Suite à une participation surprise au match-étoile du tournoi provincial, Mimie démontre que ses années loin du jeu ne lui ont pas nui, assurant sa place parmi les légendes de l’impro au Nouveau-Brunswick.
Encore aujourd’hui, elle est responsable de donner un amour des arts de scène à ses étudiants à travers son comité de théâtre, amour qui les porte souvent à s’inscrire en art dramatique et/ou à poursuivre le rêve d’impro à la Licum. On la verra rembarquer sur la patinoire à des matchs spéciaux, puis à la Ligue d'Improvisation Restigouche (la LIR), où elle est une des vedettes. (Photo : Invitation de mariage)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Mimie Levesque et la présence de scène
jeudi 20 mars 2008
Christian Essiambre
Dès ses débuts en improvisation, Christian Essiambre semblait fait pour la scène. Outre son talent naturel, on pouvait remarquer un dévouement et une passion hors de l’ordinaire. Une fois arrivé à l’Université cependant, le talent de Christian explose. En plus d’attirer un public toujours croissant à la Licum, il participe à plusieurs Coupes universitaires d’improvisation. Même après son départ de Moncton, il continue à s’impliquer, en tant qu’entraîneur de la Polyvalente Roland-Pépin de Campbellton et en temps que joueur pour la ligue Sprite de Montréal. À son retour en Acadie, il prendra en main l'équipe intermédiaire de l'école Le Sommet, y entrainant la prochaine génération d'Essiambres du même coup. Il aide aussi l'équipe des Impromptus remporter trois Zèbres d'Or haut la main, et participe à un match d'improvisation ici et là, comme le Match pour la Cause (anti-suicide) annuellement disputé dans la Restigouche.On se souviendra de Christian longtemps. Son jeu physique, sa rapidité d’esprit, et son talent fou font de lui un joueur extraordinaire et à toute épreuve. Ce qui fait de lui un GRAND joueur, c’est sa passion, sa générosité, son habileté d’apprendre et de s’améliorer. Christian est devenu, en quelques années, bien plus qu’un bout en train, mais l’ambassadeur d’une nouvelle génération d’improvisateurs, aussi bien ici qu’à l’étranger. (Photo: Michel Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Christian Essiambre, le décrochage et le 4e mur
dimanche 1 avril 2007
Frédéric Mallet
S’il y a une chose qui nous frappe davantage à mesure que nous prenons de l’âge, c’est la quantité et la qualité des amitiés que nous avons forgées sous le prétexte de faire de l’impro, tant avec les personnes avec lesquelles nous avons joué que les gens qui ont œuvré dans les coulisses pour s’assurer que nous étions capables d'offrir le meilleur de nous-mêmes à chaque fois qu’on sautait sur la patinoire. Frédéric Mallet tombe justement dans cette dernière catégorie et le fait de côtoyer cette grande personne nous rappelle constamment comment les amitiés que nous avons tissées, avec l’improvisation comme toile de fond, nous sont précieuses.Fred œuvre sur la scène d’improvisation d'abord comme joueur-étoile au niveau secondaire où il était capitaine de l’équipe de l’école Marie-Esther de Shippagan qui a remporté la Gougoune Dorée en 1997, la première fois que cette dernière n’allait pas à Edmundston. Après une année de sursis forcé, il nous est revenu en grande forme afin d’animer d’innombrables heures d’improvisation à la Licum et dans tous les coins de la province lors de tournois au niveau secondaire, nous enrichissant sans cesse avec son humour, ses expériences de vie et sa sagesse légendaire. Il a été mascotte, maître de cérémonie et spectateur à de nombreuses Coupes universitaires d’improvisation, portant un appui important aux équipes des Centres universitaires de Moncton et de Shippagan. Finalement, ne reculant jamais devant un défi, il a été responsable du retour de l’équipe de Shippagan dans le réseau d’improvisation secondaire dans les années 2000 à titre d’entraîneur, amenant rapidement la nouvelle équipe à se qualifier pour la Gougoune Dorée.
Synonyme d’humour, de générosité (le nombre d’heures, de conduites, d’hébergement, est incalculable), de joie de vivre et de courage, nul ne peut nier son apport au développement de l’improvisation dans les quatre coins de la province. Il écrit maintenant pour la télé, ne manquant pas d'opportunités à intégrer l'impro-match dans une scène quand il le peut. (Texte : John Boucher; Photo : coll. Fred Mallet)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Fred Mallet et l’écriture des personnages
samedi 1 avril 2006
Geneviève "Gwen" Maltais
Gwen est entrée à la Licum comme juge de ligne, parce qu'elle n'aimait pas trop jouer - détestait ça même - mais elle voulait s'impliquer. Elle a quand même, cette année-là, été reconnue comme une des trois recrues de l'année et démontré que c'était mérité à travers les années qui ont suivies. Elle est la première à se mériter le prix du Plombier de l'année, un prix qui reconnaît le soutien organisationnel dans la Licum, et qui a pratiquement été créé pour elle. Elle a été coordonnatrice de la Ligue dans une de ses meilleures années d'expansion, et était à la barre quand la ligue universitaire a créé plusieurs projets novateurs qui sont restés longtemps à l'horaire : la journée-défis, le Royal Rumble et ImproMania.De juge de ligne, elle est passée à arbitre en chef avec succès. Elle était une pionnière de son époque, et a arbitré à la Licum, dans le réseau secondaire et à la Coupe universitaire. Côté organisation, même chose. Elle a mis la main à la pâte dans tous ces paliers, dans l'organisation d'activités et de tournois. Elle a continué ce travail dans la Ligue d'improvisation Acadienne comme régisseure et la LIA n'a pas survécu son départ. Même au sein du public, son influence se fait sentir, et les joueurs de la génération suivante diront de Gwen : "Quand t'entends Gwen rire, tu sais que t'as fait qqchose de bon". On peut ajouter que "Quand t'entends Gwen répéter ce que tu viens de dire, tu viens de dire qqchose de cave!" (Photo: Audrey Lizotte)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Geneviève « Gwen » Maltais et le syndrôme de l’imposteur et autres névroses de l’improvisateur
jeudi 1 décembre 2005
André Roy
Joueur de longue date à la Licum et ensuite la LIA, André est peut-être mieux connu pour ses habiletés d'organisateur. Difficile d'imaginer un coordonnateur plus efficace ou dévoué, un travail qu'il a fait deux ans à l'Université, proprement dit, et en collaboration avec d'autres coordonnateurs plus d'une fois. André se levait souvent au beau milieu de la nuit pour travailler à l'organisation de la Coupe universitaire d'Improvisation 2004 à Moncton, un défi qu'il a su très bien relever. N'oublions pas ses qualités de joueur non plus : L'"Achille Talon" acadien, il a un style bien à lui, et était capitaine de l'équipe-étoile qui a remporté la CUI cette même année. La finale était, aux dires de son entraîneur Robert Gauvin, le meilleur match d'André. Comme entraîneur, il a aidé l'équipe de Campbellton à gagner sa première Gougoune Dorée, et comme arbitre, il a oeuvré à la Licum et à la CUI. Par la suite, il devriendra un membre important de la Ligue d'Improvisation Acadienne.Nous devons ici également mentionner ses qualités de producteur. Combien de spectacles d'humour a-t-il organisés et fait tourner, donnant à bon nombre de nos improvisateurs la chance de faire connaître leur humour - et leurs origines en impro - au reste de la province? À travers les Maind'nez, SIGA, Les 203, Les Mardis d'Fous Rires, de la Revue Acadienne issue de la LIA, et enfin comme producteur de stand-up, de télévision et de films, André aide à diffuser le fait humoristique en Acadie, et promeuve l'impro en même temps. (Photo : Audrey Lizotte)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : André Roy et l’impro comme moteur créatif et économique
vendredi 1 avril 2005
Daniel Albert (AKA Dr Apport)
Ayant commencé à jouer de l'impro à la Cité-des-Jeunes A.M.-Sormany, Daniel Albert fait partie de son équipe-étoile comme substitut sa seule année, mais abandonne avant la fin de son secondaire. Quand il arrive à l'Université de Moncton, son frère Michel lui offre le poste de statisticien et une légende est née. Après un an à lutter avec les non-sens de l'Apport créé par Dédé Paulin, il réinvente la formule pour la rendre plus crédible et plus juste. Son Apport est depuis devenu un standard au Nouveau-Brunswick et est aussi utilisé ailleurs. Il oeuvre également un an comme arbitre en chef dans la Licum, et revient de l'Ontario où il vit par la suite pour faire les stats de la CUI 2002 à Edmundston.De plus, on peut lui donner le crédit de la conception originale du site Internet de la Licum, le premier site néo-brunswickois de son genre. Son approche était simple : Regardons ce qui se fait ailleurs en termes de sites sur l'impro, et faisons mieux et plus drôle. Ses contributions informatiques au site ont été des plus utiles et n'ont pas encore perdu leur cachet. Quand il était ici, il était tout un phénomène : sensiblement timide dans son sarrau, et rougissant à tout coup quand il recevait une ovation à chaque fois qu'on l'annonçait. Derrière ce personnage public se cachait un type d'une volonté hors du commun, avec un professionnalisme et un oeil judicieux. Également, mentionnons qu'en tant que deuxième Colon de l'Année, il nous a fait changer une farce d'un an en une tradition durable. (Photo : Nicole Bouchard)
mercredi 1 décembre 2004
John Boucher
Toujours un joueur solide, se débrouillant bien dans toutes les catégories de notre répertoire, c'est en tant qu'entraîneur que John Boucher semble nous laisser un héritage encore plus important. Les jeunes joueurs du Sud-Est ont John en très haute estime, sans grande surprise puisqu'il est un avocat important des fondements du jeu et de la passion pour ce type d'expression. Passionné, méticuleux, intéressé et intéressant, John touche deux secteurs, celui de son jeu, qui fut toujours à la hauteur, et celui de promoteur de passion, de formateur de joueurs, de philosophe du jeu, de bénévole dévoué, de débaucheur de jeunesse et de constance.Sur le plan de ses accomplissements, on compte 3 participations au sein de l'équipe-étoile de l'Université de Moncton, deux Coupes Richard-Therrien, deux Coupes Dr Levesque (à la LIA), et la formation de joueurs qui ont remporté la CUI, comme Daniel Ouellet et Etienne Boivin. Il a été entraîneur à Mathieu-Martin, à l'Odyssée, et dans la Licum, et a même fait ce travail dans le réseau des écoles anglophones. (Texte : Samuel Chiasson; Photo : Digiphoto, Edmundston)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : John Boucher et les portes qu’ouvre l’improvisation
jeudi 1 avril 2004
Jean-Sébastien Levesque
Jean-Sébastien Lévesque est le joueur que tout apprenti improvisateur devrait prendre comme modèle. Depuis 1994, le chemin parcouru par Bass est impressionnant et inspirant, se culminant par son excellence au sein de l'équipe gagnante de la CUI 2004, le respect incalculable de ses plus anciens compatriotes, et l'adulation de plusieurs générations, car Jean-Sébastien ne fut pas instantanément le joueur qu'il est aujourd'hui. De ses timides débuts au sein de l'équipe des Blancs de la Licum, on se souvient de l'élève assidu prêt à mettre en pratique conseils et révélations autodidactes dans le but avoué de servir le spectacle avant tout. Il sort de son cocon en 1996 en gagnant les prix du joueur le plus étoilé, du plus sympathique et du plus amélioré au terme d'une saison où il a dû assumer presque seul la participation de son équipe. Il participe en 1997 à sa première Coupe universitaire d'impro à l'UQAM et doit patienter jusqu'à la coupe de 2004 pour graver son nom sur le précieux trophée, dans la foulée de ses titres acquis de Joueur le plus utile du Tournoi, de Choix du public et de Joueur le plus étoilé.Par la suite, il sera capitaine à la Ligue d'Improvisation Acadienne (LIA), un des habitués des Spectacles d'Improvisation Modifiés, et membre de la troupe d'improvisation Les Impromptus. Cette dernière fera une tournée de la province et sera à la source de l'équipe ultra-performante qui gagnera trois Zèbres d'Or. Il sera aussi un favori des spectacles dits alternatifs comme Coeur, Cages et Corridors, présentés au tout début du retour du huis-clôt imposé par la Pandémie.
On retient plusieurs choses de Bass comme joueur : son exécution précise, son attention aux détails, son humour aiguisé et sa compréhension exhaustive de ce qui fonctionne dans notre art. Et la passion... Joueur généreux, mais ferme, il ne joue pas pour satisfaire son ego ni pour recevoir les adulations qui lui sont dues. Il sert une seule cause, celle du spectacle, avec une humilité parfois étonnante pour un joueur de sa qualité. Ne reculant devant rien, ne refusant jamais, il a gravi les échelons et termine son illustre carrière universitaire au paroxysme de son talent. (Texte : Samuel Chiasson; Photo : Michel Albert)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Bass Levesque et les bases de l’impro
samedi 1 novembre 2003
Mireille Blanchard
Mireille Blanchard a excellé à tous les niveaux où elle a joué. Dès ses prouesses à l'école secondaire, on savait tout de suite que cette jolie blonde au regard déconcertant et à la naïveté désarmante laisserait sa marque sur notre sport. Joueuse instinctive au plus haut point, et dotée d'une présence sur scène et d'une capacité à puncher avec ses plus adeptes contemporains, Mireille fut acclamée à ses cinq Coupes universitaires comme une grande joueuse, gagnant à Saint-Boniface le prix de la meilleure moyenne en 1998 et passant à un cheveu de rapporter le prix de la joueuse la plus CUI à Laval en 2000 (prix qu'elle aurait largement mérité). Gagnante du prix de la joueuse la plus utile de la Licum à une reprise, son jeu était tellement apprécié de ses pairs que la ligue s'est même permise de lui remettre un Phelps® soulignant l'ensemble de sa carrière. Déjà gagnante du Royal Rumble, Mireille se démarque des autres joueuses de ce sport par son franc-parler et ses personnages "gros comme le bras", comparativement aux personnages plus discrets et raffinés des autres improvisatrices. Charmante, attachante et drôle, on la revoit ensuite sur les planches au sein de la Ligue Acadienne d'Improvisation (LIA), où elle est sans équivoque une préférée de la foule.Elle fut la première présidente de l'Association des anciens improvisateurs (trices) universitaires du Nouveau-Brunswick (Anciunb), organisme précurseur d'Improvisation NB, qui veillait à la sauvegarde de notre art, et fut instrumentale à sa création, et à l'établissement de ses diverses activités, dont la Ligue d'Improvisation Acadienne. (Texte : Samuel Chiasson; Photo : André-Claude Paulin)
Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Mireille Blanchard et l’underdog
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