mardi 22 mars 2011

Philippe St-Onge

L’aventure d’impro de Phil commence timidement à l’âge de 12 ans à l’école de St-Jacques, après quoi il se lance dans toutes les ligues qui lui sont accessibles. Dans sa carrière, Phil joue pour la LIPS (à la Cité-des-Jeunes A.M. Sormany), la LILOMA (à l’UMCE), la Licum (à l'Université de Moncton), la Ligue d’Improvisation Acadienne, la Ligue d’Improvisation Chaleur, ainsi que deux ligues à Rimouski (universitaire et estivale) où il réside pour un certain temps.

Suite à une première participation à la Coupe universitaire en 2000 avec l’équipe d’Edmundston, il se retrouvera membre de l’équipe-étoile de l’Université de Moncton pour plusieurs années, et renoue ensuite les liens avec la CUI en tant que capitaine de l’équipe des UQARiens où il pousse son jeu – une mixture de haut ridicule et de concepts intelligents – à son apogée. Bien qu’il prenne sa retraite du jeu pour se concentrer sur sa famille et son rôle de papa, il continue à œuvrer à la standardisation des règlements de la CUI, nécessaire à la survie du prestigieux tournoi. De retour en Acadie, il fera un effort important pour assurer l'improvisation dans le comté de Kent, en particulier à St-Louis-de-Kent où il servira d'entraîneur à l'équipe de la région aux Jeux de l'Acadie.

Pour bon nombre de jeunes improvisateurs, il reste un bâtisseur important. Officiel des plus appréciés, des jeunes comme des vieux, à divers tournois des écoles secondaires, s’y rendant souvent à son propre compte, même des régions reculées du Québec. Il a aussi servi d’entraîneur à l’équipe de l’école Marie-Esther de Shippagan, équipe qui parle encore aujourd’hui de son bon cœur et de sa force d’idées.

Philippe perd la vie à la suite d'une longue lutte contre le cancer en automne 2024, laissant un legs indélébile aux vies qu'il a touchées. (Photo : Michel Albert)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Philippe St-Onge et l’expérimentation que l’improvisation nous permet

samedi 20 mars 2010

Carolynn McNally

Y a-t-il quelqu'un qui, dans les années 2000, a donné plus de temps QU'ELLE N'AVAIT PAS à l'impro? Que ce soit comme entraîneure de Shédiac ou de l'équipe-étoile de l'Université de Moncton, ou comme Impromptue ou capitaine de la Chiac, et avant ça de la Licum, on n’aurait pas dit qu'elle écrivait une thèse de maîtrise ou ensuite un livre.

Dans tout sauf MC (haha), Carolynn a trouvé moyen de nous charmer - joueuse, entraîneure, et arbitre - et nous alons vous dire pourquoi. Elle ne se repose jamais sur ses lauriers, et elle n'accepte jamais sans le questionner. Voilà quelqu'un qui a véritablement AJOUTÉ au débat sur l'impro, créé de nouvelles approches et de nouveaux ateliers, et qui l'a fait basé sur la situation et sur le groupe en main au lieu de répéter ce qui se faisait dans le passé. Pas évident d'enseigner de nouveaux trucs à un vieux chien comme Michel Albert, Bass Levesque, etc., mais elle l'a fait. Comme entraîneure de la Polyvalente Louis-J.-Robichaud, elle nous a donné des joueuses à longue haleine comme Renée Leblanc et Amélie Montour.

Combien sont entrés en contact avec Carolynn dans ses années actives et qui ont vu leur improvisation changée, combien issus d'AUTRES équipes sont venus la voir pour des conseils, ce qu'elle a toujours pris comme son devoir. Elle est bâtisseure de jeune talent, bâtisseure de confiance, bâtisseure de culture. Parmi ses créations, notons aussi l'atelier des entraîneurs qui a entammé une conversation qui est devenue un réseau.

Elle était la conscience de la troupe des Impromptus, toujours à la pousser à faire mieux et à essayer autre chose. Une junkie à défis. La "drill sergeant".  (Photo : Michel Albert)


Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Carolynn McNally et la place de femmes, historiquement

vendredi 20 mars 2009

Michelle "Mimie" Levesque

Issue de la Polyvalente Roland-Pépin de Campbellton, Mimie remporte une Coupe universitaire en 1993 avec l’équipe-étoile de l’Université de Moncton, bien avant qu’elle ne devienne une force à ce tournoi, culminant en une performance incroyable à celle de ’95. Mimie était véritablement la conscience de son équipe, ramenant les pieds de ses co-équipiers sur terre quand le stress, les émotions ou le ridicule s’emparaient du groupe.

Après ses études, elle retourne au bercail pour devenir entraîneure de l’équipe de la Polyvalente Roland-Pépin de Campbellton, produisant des forces d’improvisation comme André Roy et Christian Essiambre. Même quand elle délaisse le comité d’impro secondaire, elle s’affaire à monter des programmes d’impro pour les élèves du niveau intermédiaire, assurant une relève qui portera l’école à plusieurs victoires à la Gougoune Dorée et représentations néo-brunswickoises aux Jeux de la Francophonie Canadienne. Suite à une participation surprise au match-étoile du tournoi provincial, Mimie démontre que ses années loin du jeu ne lui ont pas nui, assurant sa place parmi les légendes de l’impro au Nouveau-Brunswick.

Encore aujourd’hui, elle est responsable de donner un amour des arts de scène à ses étudiants à travers son comité de théâtre, amour qui les porte souvent à s’inscrire en art dramatique et/ou à poursuivre le rêve d’impro à la Licum. On la verra rembarquer sur la patinoire à des matchs spéciaux, puis à la Ligue d'Improvisation Restigouche (la LIR), où elle est une des vedettes. (Photo : Invitation de mariage)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Mimie Levesque et la présence de scène

jeudi 20 mars 2008

Christian Essiambre

Dès ses débuts en improvisation, Christian Essiambre semblait fait pour la scène. Outre son talent naturel, on pouvait remarquer un dévouement et une passion hors de l’ordinaire. Une fois arrivé à l’Université cependant, le talent de Christian explose. En plus d’attirer un public toujours croissant à la Licum, il participe à plusieurs Coupes universitaires d’improvisation. Même après son départ de Moncton, il continue à s’impliquer, en tant qu’entraîneur de la Polyvalente Roland-Pépin de Campbellton et en temps que joueur pour la ligue Sprite de Montréal. À son retour en Acadie, il prendra en main l'équipe intermédiaire de l'école Le Sommet, y entrainant la prochaine génération d'Essiambres du même coup. Il aide aussi l'équipe des Impromptus remporter trois Zèbres d'Or haut la main, et participe à un match d'improvisation ici et là, comme le Match pour la Cause (anti-suicide) annuellement disputé dans la Restigouche.

On se souviendra de Christian longtemps. Son jeu physique, sa rapidité d’esprit, et son talent fou font de lui un joueur extraordinaire et à toute épreuve. Ce qui fait de lui un GRAND joueur, c’est sa passion, sa générosité, son habileté d’apprendre et de s’améliorer. Christian est devenu, en quelques années, bien plus qu’un bout en train, mais l’ambassadeur d’une nouvelle génération d’improvisateurs, aussi bien ici qu’à l’étranger. (Photo: Michel Albert)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Christian Essiambre, le décrochage et le 4e mur

dimanche 1 avril 2007

Frédéric Mallet

S’il y a une chose qui nous frappe davantage à mesure que nous prenons de l’âge, c’est la quantité et la qualité des amitiés que nous avons forgées sous le prétexte de faire de l’impro, tant avec les personnes avec lesquelles nous avons joué que les gens qui ont œuvré dans les coulisses pour s’assurer que nous étions capables d'offrir le meilleur de nous-mêmes à chaque fois qu’on sautait sur la patinoire. Frédéric Mallet tombe justement dans cette dernière catégorie et le fait de côtoyer cette grande personne nous rappelle constamment comment les amitiés que nous avons tissées, avec l’improvisation comme toile de fond, nous sont précieuses.

Fred œuvre sur la scène d’improvisation d'abord comme joueur-étoile au niveau secondaire où il était capitaine de l’équipe de l’école Marie-Esther de Shippagan qui a remporté la Gougoune Dorée en 1997, la première fois que cette dernière n’allait pas à Edmundston. Après une année de sursis forcé, il nous est revenu en grande forme afin d’animer d’innombrables heures d’improvisation à la Licum et dans tous les coins de la province lors de tournois au niveau secondaire, nous enrichissant sans cesse avec son humour, ses expériences de vie et sa sagesse légendaire. Il a été mascotte, maître de cérémonie et spectateur à de nombreuses Coupes universitaires d’improvisation, portant un appui important aux équipes des Centres universitaires de Moncton et de Shippagan. Finalement, ne reculant jamais devant un défi, il a été responsable du retour de l’équipe de Shippagan dans le réseau d’improvisation secondaire dans les années 2000 à titre d’entraîneur, amenant rapidement la nouvelle équipe à se qualifier pour la Gougoune Dorée.

Synonyme d’humour, de générosité (le nombre d’heures, de conduites, d’hébergement, est incalculable), de joie de vivre et de courage, nul ne peut nier son apport au développement de l’improvisation dans les quatre coins de la province. Il écrit maintenant pour la télé, ne manquant pas d'opportunités à intégrer l'impro-match dans une scène quand il le peut. (Texte : John Boucher; Photo : coll. Fred Mallet)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Fred Mallet et l’écriture des personnages

samedi 1 avril 2006

Geneviève "Gwen" Maltais

Gwen est entrée à la Licum comme juge de ligne, parce qu'elle n'aimait pas trop jouer - détestait ça même - mais elle voulait s'impliquer. Elle a quand même, cette année-là, été reconnue comme une des trois recrues de l'année et démontré que c'était mérité à travers les années qui ont suivies. Elle est la première à se mériter le prix du Plombier de l'année, un prix qui reconnaît le soutien organisationnel dans la Licum, et qui a pratiquement été créé pour elle. Elle a été coordonnatrice de la Ligue dans une de ses meilleures années d'expansion, et était à la barre quand la ligue universitaire a créé plusieurs projets novateurs qui sont restés longtemps à l'horaire : la journée-défis, le Royal Rumble et ImproMania.

De juge de ligne, elle est passée à arbitre en chef avec succès. Elle était une pionnière de son époque, et a arbitré à la Licum, dans le réseau secondaire et à la Coupe universitaire. Côté organisation, même chose. Elle a mis la main à la pâte dans tous ces paliers, dans l'organisation d'activités et de tournois. Elle a continué ce travail dans la Ligue d'improvisation Acadienne comme régisseure et la LIA n'a pas survécu son départ. Même au sein du public, son influence se fait sentir, et les joueurs de la génération suivante diront de Gwen : "Quand t'entends Gwen rire, tu sais que t'as fait qqchose de bon". On peut ajouter que "Quand t'entends Gwen répéter ce que tu viens de dire, tu viens de dire qqchose de cave!" (Photo: Audrey Lizotte)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Geneviève « Gwen » Maltais et le syndrôme de l’imposteur et autres névroses de l’improvisateur

jeudi 1 décembre 2005

André Roy

Joueur de longue date à la Licum et ensuite la LIA, André est peut-être mieux connu pour ses habiletés d'organisateur. Difficile d'imaginer un coordonnateur plus efficace ou dévoué, un travail qu'il a fait deux ans à l'Université, proprement dit, et en collaboration avec d'autres coordonnateurs plus d'une fois. André se levait souvent au beau milieu de la nuit pour travailler à l'organisation de la Coupe universitaire d'Improvisation 2004 à Moncton, un défi qu'il a su très bien relever. N'oublions pas ses qualités de joueur non plus : L'"Achille Talon" acadien, il a un style bien à lui, et était capitaine de l'équipe-étoile qui a remporté la CUI cette même année. La finale était, aux dires de son entraîneur Robert Gauvin, le meilleur match d'André. Comme entraîneur, il a aidé l'équipe de Campbellton à gagner sa première Gougoune Dorée, et comme arbitre, il a oeuvré à la Licum et à la CUI. Par la suite, il devriendra un membre important de la Ligue d'Improvisation Acadienne.

Nous devons ici également mentionner ses qualités de producteur. Combien de spectacles d'humour a-t-il organisés et fait tourner, donnant à bon nombre de nos improvisateurs la chance de faire connaître leur humour - et leurs origines en impro - au reste de la province? À travers les Maind'nez, SIGA, Les 203, Les Mardis d'Fous Rires, de la Revue Acadienne issue de la LIA, et enfin comme producteur de stand-up, de télévision et de films, André aide à diffuser le fait humoristique en Acadie, et promeuve l'impro en même temps. (Photo : Audrey Lizotte)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : André Roy et l’impro comme moteur créatif et économique

vendredi 1 avril 2005

Daniel Albert (AKA Dr Apport)

Ayant commencé à jouer de l'impro à la Cité-des-Jeunes A.M.-Sormany, Daniel Albert fait partie de son équipe-étoile comme substitut sa seule année, mais abandonne avant la fin de son secondaire. Quand il arrive à l'Université de Moncton, son frère Michel lui offre le poste de statisticien et une légende est née. Après un an à lutter avec les non-sens de l'Apport créé par Dédé Paulin, il réinvente la formule pour la rendre plus crédible et plus juste. Son Apport est depuis devenu un standard au Nouveau-Brunswick et est aussi utilisé ailleurs. Il oeuvre également un an comme arbitre en chef dans la Licum, et revient de l'Ontario où il vit par la suite pour faire les stats de la CUI 2002 à Edmundston.

De plus, on peut lui donner le crédit de la conception originale du site Internet de la Licum, le premier site néo-brunswickois de son genre. Son approche était simple : Regardons ce qui se fait ailleurs en termes de sites sur l'impro, et faisons mieux et plus drôle. Ses contributions informatiques au site ont été des plus utiles et n'ont pas encore perdu leur cachet. Quand il était ici, il était tout un phénomène : sensiblement timide dans son sarrau, et rougissant à tout coup quand il recevait une ovation à chaque fois qu'on l'annonçait. Derrière ce personnage public se cachait un type d'une volonté hors du commun, avec un professionnalisme et un oeil judicieux. Également, mentionnons qu'en tant que deuxième Colon de l'Année, il nous a fait changer une farce d'un an en une tradition durable. (Photo : Nicole Bouchard)

mercredi 1 décembre 2004

John Boucher

Toujours un joueur solide, se débrouillant bien dans toutes les catégories de notre répertoire, c'est en tant qu'entraîneur que John Boucher semble nous laisser un héritage encore plus important. Les jeunes joueurs du Sud-Est ont John en très haute estime, sans grande surprise puisqu'il est un avocat important des fondements du jeu et de la passion pour ce type d'expression. Passionné, méticuleux, intéressé et intéressant, John touche deux secteurs, celui de son jeu, qui fut toujours à la hauteur, et celui de promoteur de passion, de formateur de joueurs, de philosophe du jeu, de bénévole dévoué, de débaucheur de jeunesse et de constance.

Sur le plan de ses accomplissements, on compte 3 participations au sein de l'équipe-étoile de l'Université de Moncton, deux Coupes Richard-Therrien, deux Coupes Dr Levesque (à la LIA), et la formation de joueurs qui ont remporté la CUI, comme Daniel Ouellet et Etienne Boivin. Il a été entraîneur à Mathieu-Martin, à l'Odyssée, et dans la Licum, et a même fait ce travail dans le réseau des écoles anglophones. (Texte : Samuel Chiasson; Photo : Digiphoto, Edmundston)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : John Boucher et les portes qu’ouvre l’improvisation

jeudi 1 avril 2004

Jean-Sébastien Levesque

Jean-Sébastien Lévesque est le joueur que tout apprenti improvisateur devrait prendre comme modèle. Depuis 1994, le chemin parcouru par Bass est impressionnant et inspirant, se culminant par son excellence au sein de l'équipe gagnante de la CUI 2004, le respect incalculable de ses plus anciens compatriotes, et l'adulation de plusieurs générations, car Jean-Sébastien ne fut pas instantanément le joueur qu'il est aujourd'hui. De ses timides débuts au sein de l'équipe des Blancs de la Licum, on se souvient de l'élève assidu prêt à mettre en pratique conseils et révélations autodidactes dans le but avoué de servir le spectacle avant tout. Il sort de son cocon en 1996 en gagnant les prix du joueur le plus étoilé, du plus sympathique et du plus amélioré au terme d'une saison où il a dû assumer presque seul la participation de son équipe. Il participe en 1997 à sa première Coupe universitaire d'impro à l'UQAM et doit patienter jusqu'à la coupe de 2004 pour graver son nom sur le précieux trophée, dans la foulée de ses titres acquis de Joueur le plus utile du Tournoi, de Choix du public et de Joueur le plus étoilé.

Par la suite, il sera capitaine à la Ligue d'Improvisation Acadienne (LIA), un des habitués des Spectacles d'Improvisation Modifiés, et membre de la troupe d'improvisation Les Impromptus. Cette dernière fera une tournée de la province et sera à la source de l'équipe ultra-performante qui gagnera trois Zèbres d'Or. Il sera aussi un favori des spectacles dits alternatifs comme Coeur, Cages et Corridors, présentés au tout début du retour du huis-clôt imposé par la Pandémie.

On retient plusieurs choses de Bass comme joueur : son exécution précise, son attention aux détails, son humour aiguisé et sa compréhension exhaustive de ce qui fonctionne dans notre art. Et la passion... Joueur généreux, mais ferme, il ne joue pas pour satisfaire son ego ni pour recevoir les adulations qui lui sont dues. Il sert une seule cause, celle du spectacle, avec une humilité parfois étonnante pour un joueur de sa qualité. Ne reculant devant rien, ne refusant jamais, il a gravi les échelons et termine son illustre carrière universitaire au paroxysme de son talent. (Texte : Samuel Chiasson; Photo : Michel Albert)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Bass Levesque et les bases de l’impro

samedi 1 novembre 2003

Mireille Blanchard

Mireille Blanchard a excellé à tous les niveaux où elle a joué. Dès ses prouesses à l'école secondaire, on savait tout de suite que cette jolie blonde au regard déconcertant et à la naïveté désarmante laisserait sa marque sur notre sport. Joueuse instinctive au plus haut point, et dotée d'une présence sur scène et d'une capacité à puncher avec ses plus adeptes contemporains, Mireille fut acclamée à ses cinq Coupes universitaires comme une grande joueuse, gagnant à Saint-Boniface le prix de la meilleure moyenne en 1998 et passant à un cheveu de rapporter le prix de la joueuse la plus CUI à Laval en 2000 (prix qu'elle aurait largement mérité). Gagnante du prix de la joueuse la plus utile de la Licum à une reprise, son jeu était tellement apprécié de ses pairs que la ligue s'est même permise de lui remettre un Phelps® soulignant l'ensemble de sa carrière. Déjà gagnante du Royal Rumble, Mireille se démarque des autres joueuses de ce sport par son franc-parler et ses personnages "gros comme le bras", comparativement aux personnages plus discrets et raffinés des autres improvisatrices. Charmante, attachante et drôle, on la revoit ensuite sur les planches au sein de la Ligue Acadienne d'Improvisation (LIA), où elle est sans équivoque une préférée de la foule.

Elle fut la première présidente de l'Association des anciens improvisateurs (trices) universitaires du Nouveau-Brunswick (Anciunb), organisme précurseur d'Improvisation NB, qui veillait à la sauvegarde de notre art, et fut instrumentale à sa création, et à l'établissement de ses diverses activités, dont la Ligue d'Improvisation Acadienne. (Texte : Samuel Chiasson; Photo : André-Claude Paulin)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Mireille Blanchard et l’underdog

mardi 1 avril 2003

André Alan Phelps®

André Alan Phelps®, arbitre-adjoint de la Licum entre 1992 et 1994, est responsable pour non seulement avoir révolutionné le rôle du juge de ligne d'impro au Nouveau-Brunswick, mais aussi à l'échelle nationale grâce à deux participations à la Coupe universitaire d'Improvisation. Son personnage de scène était le plus efficace de ces premiers efforts de présenter le rôle d'adjoint à un pied d'égalité avec les autres improvisateurs en jeu. Les équipes à la CUI demandaient même d'être de son côté à cause de l'inspiration qu'elles tiraient de sa performance. Même si une impro était platte, on pouvait toujours se tourner vers André pour un divertissement subtil.

Mais sa contribution ne s'arrête pas là. Depuis la CUI 93 à Moncton, où il a créé une série d'oeuvres visuelles en guise de prix de fin de tournoi, Phelps® a fait les prix de fin d'année de la Licum. Pour 10 ans (son plan du début), il a créé gravures, céramiques et peintures pour la Ligue, et ce, même après avoir lancé sa carrière professionnelle dans le monde de l'art contemporain canadien. Ses oeuvres sont prisées des improvisateurs, et les prix de la Licum ont longtemps continué à s'appeller les Phelps®, même si fabriqués par quelqu'un d'autre, l'Oscar de l'impro. (Photo : Michel Thibodeau)

dimanche 1 décembre 2002

Samuel Chiasson

Chaque époque est marquée par quelques excellents joueurs d’impro, mais il y en a toujours un qui ressort plus que les autres. La deuxième moitié des années 90 fut marquée par Samuel Chiasson. Joueur dominant de la Licum pendant 5 saisons, il fut membre de l’équipe-étoile à 5 reprises, étant son capitaine à la CUI Ottawa en 1999. Les honneurs individuels décernés à Samuel sont nombreux, ne se limitant pas à : 3 fois Joueur le plus utile de la Licum, Recrue de l’année de la Licum en 1995-96, et 2 fois Joueur le plus étoilé de la Licum. Il s’est également fait remarquer aux CUIs : Joueur le plus CUI à UQAM en 1997 et Choix du public (ex æquo avec Réjean Claveau) à la CUI St-Boniface en 1998.

Pourquoi Samuel était-il si dominant? C’est grâce à sa grande polyvalence, son désir d’aller plus loin, mais avant tout, son amour pour l’improvisation. Malgré tous les honneurs individuels qu’il a reçus, Samuel était avant tout un joueur d’équipe. Ceux et celles qui ont eu la chance d’être ses co-équipiers sont devenus de meilleurs improvisateurs. L’amour que Samuel a pour l’impro se voit dans sa présence à de nombreux tournois secondaires, en tant qu’officiel ou pour donner des ateliers. Il fait de même pour la Licum à la même époque. Samuel est également un des membres fondateurs de l’ANCIUNB - Association des anciens improvisateurs universitaires du Nouveau-Brunswick (un précurseur d'Improvisation NB) et, au grand plaisir de tous, est revenu au jeu dans la Ligue d’improvisation acadienne (LIA) où il a pu continuer à en mettre plein la vue au public. Un novateur audacieux, il aura longtemps été le meilleur joueur de la province. (Texte : Marc-André Castonguay; Photo : Mélanie Roy)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Samuel Chiasson et l’audace

lundi 1 avril 2002

Yves Doucet

Pour un certaine génération, davantage connu comme entraîneur, Yves Doucet a également laissé sa marque en tant que joueur, portant le "C" pour l'Université de Moncton à la Coupe universitaire de Sherbrooke et la gagnant deux ans auparavant de celle de Moncton en 1993. Il est la définition même du joueur généreux, respectueux et intelligent. Son jeu verbo-moteur impressionnant fait de lui une machine à rimer, et son imagination et jeu posé ont fait de lui un des joueurs les plus agréables à côtoyer et à affronter. Sa générosité se poursuit même hors de l'arène, puisqu'il a pris le temps d'entraîner l'équipe de l'école secondaire de Shédiac (Louis-J.-Robichaud) qui, sous sa tutelle, a su progresser de façon exponentielle. Son seul semestre comme responsable de celle de l'École secondaire Nipisiguit à Bathurst a laissé sa marque sur des joueurs tels que Geneviève Arseneau et Alain Degrâce. Il a été l'entraîneur chéri de l'équipe-étoile de l'Université de Moncton en 2001 et 2002 et a déjà été juge de salle à la CUI, en plus d'arbitre à des tournois secondaires et à la CUI. Par la suite, il jouera dans la Ligue d'Improvisation Acadienne (LIA) dont il est co-fondateur, et dans l'équipe des Impromptus à trois Zèbres d'Or (ceci, après avoir participé comme joueur invité à un impro-théâtre de la troupe mythique).

Il fait partie du sport pour les bonnes raisons, et le respect qu'il inspire est totalement justifié, respect qu'il n'a pas commandé, mais tout bonnement mérité, et ça, en impro, c'est la forme la plus sincère de respect.
(Texte : Samuel Chiasson; Photo : Mélanie Roy)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Yves Doucet et le rôle de l’improvisation dans la construction identitaire et culturelle

samedi 1 décembre 2001

Michel Hédou

Michel Hédou a été instrumental au développement de l'impro dans le Nord-Ouest. Il a d'abord joué au Centre universitaire Saint-Louis-Maillet (aux débuts de la LILOMA en 1985, performant dans le premier improvisathon de 50 heures) et par la suite, avec l'équipe de Moncton (Licum), a remporté la Coupe universitaire d'Improvisation en 1990. Ses accomplissements ne s'arrêtent pas là. Entraîneur de l’équipe de la Cité-des-Jeunes A.M.-Sormany de 1991 à 1995, il l’aide à gagner la Gougoune Dorée chaque année. Sous sa tutelle, l'équipe de la CDJ reconquiert la Gougoune en 2001 après une absence temporaire. En 2002 encore, et cette fois emportera cette équipe aux Jeux de la Francophonie Canadienne où elle se méritera la médaille d’or (ce ne serait pas sa dernière participation à ces Jeux à titre d’entraîneur). Il retournera à la barre de cette équipe dans les dernières années de sa carrière d'enseignant avant de se concentrer sur la LIMA (Ligue d'Improvisation du Madawaska et des Alentours), et agit depuis longtemps comme personne ressource importante dans sa région pour le réseau dans son sens plus large (Jeux d’Acadie, ligues civiles, organisation de Coupes universitaires, etc.).

Pour la Gougoune édition 1995 présentée à Edmundston, Michel a voulu inviter des équipes qui, ordinairement, ne faisaient pas partie du circuit d'impro secondaire. Résultat : Pour la première fois depuis le début du tournoi, l'apparition d'équipes de Grand-Sault et de Saint-Jean. De plus, c'était la première Gougoune à laquelle l'équipe de Mathieu-Martin participe. Depuis, les équipes de Dieppe et de Grand-Sault sont des régulières aux tournois secondaires; Saint-Jean a tout de même participé pour plusieurs années par la suite. L'effet boule-de-neige de telles invitations a fait en sorte que Saint-Léonard, Shédiac et plusieurs autres se sont ajoutées comme participantes aux tournois secondaires de l'époque. Ça, c'est du développement!

C'est le genre de gars qui sait donner confiance à ses joueurs, qui va chercher leur 100%. Plus important encore, tu aimes jouer de l'impro quand tu as Michel comme entraîneur! S'il y a un conseil que Michel a donné et dont ses joueurs se souviennent pour toujours, c'est : « T'as pas besoin d'être moteur pour gagner l'impro ». Il appuyait ce commentaire avec son propre exemple de l'impro (CUI '90) où il n'a pu placer qu'un mot sauf à la toute fin où il a dit : « Maman, tu parles trop! » Sifflet. Moncton gagne l'impro. Le oui-oui-dire, là étaient sa force et la philosophie sur lesquelles il insistait dans ses équipes. Comme joueur, il est pierre angulaire de la LIMA et en 2024, remporte le Zèbre d'Or pour son équipe ambassadrice.
(Texte : Marc-André Castonguay; Photo : Sears)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Michel Hédou et l’écoute

dimanche 1 avril 2001

Marc Degrâce

Que dire de Marc Degrâce? Il fut le premier membre de la défunte Ligue d'Improvisation de la Péninsule Acadienne (LIPA) à comprendre les principes de l'improvisation. Sa générosité légendaire lui a valu des éloges de tous ceux qui ont joué soit à ses côtés, soit face à lui. Il a joué à la Coupe universitaire d’improvisation de 1987 à 1990, soit deux ans avec le Centre universitaire de Shippagan et deux ans à celui de Moncton, représentant la Licum. D'ailleurs, il fut une pièce instrumentale de la machine à gags de l'UMoncton qui remporte la Coupe en 1990 à Montréal, en gagnant plusieurs impros cruciales en fin de match et tout au long du tournoi. Qui peut oublier ses deux dernières impros lors de la finale, qui effacent un déficit de 5 à 3. Marc n'intimidait personne, mais en deux temps, trois mouvements, il avait placé l'équipe adverse, la foule et les officiels dans sa poche, car la plus grande difficulté de jouer contre et avec Marc était de garder son sérieux. Il détient un record qui sera difficilement égalé, celui d'avoir remporté 19 impros sur 21 lors d'un tournoi de telle envergure.

Marc a également donné de son temps à l'impro après sa retraite, comme maître de cérémonie de la Licum en 1990-1991. Il a aussi aidé de nombreux jeunes à se développer avec ses judicieux conseils, aussi justes et généreux que son jeu. Ses participations se font plus rares, mais il n’a pas oublié ses racines. Dans les années ‘90s, il jouera dans le spectacle d’impro Borino dans la Péninsule acadienne, puis entraînera une équipe de niveau intermédiaire aux Jeux de l’Acadie, formant littéralement une autre génération vu que son fils est sur l’équipe!

Ah oui! Marc fut aussi le seul véritable « goon » de l'impro! Après une défaite du CUS en supplémentaire lors de la demi-finale 1988, Marc agrippa un joueur de Montréal par les cheveux et lui « sacra une bonne taloche » pour ne pas dire « un bon coup de poing su' la yeule » parce que l'Université de Montréal, qui avait perdu contre le CUS en ronde préliminaire avait décidé de voter en bloc pour Trois-Rivières en rentrant dans la salle sans même avoir vu l’impro. Ces 10 joueurs font la différence – Shippagan perdait l'impro de 4 votes et n’avançait pas en finale. Cette injustice fut réglée par Marc, donnant naissance à la légende de « Viens icitte mes grands ch'veux! » Disons que c’était une tout autre époque! (Mais écoutez son épisode de Catégorie Libre pour entendre la vérité derrière la légende.) (Texte par Robert Gauvin; Photo de la coll. Michel Hédou)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Marc Degrâce et l’imaginarium

vendredi 1 décembre 2000

Réjean Claveau

Joueur de l'équipe-étoile de l’Université de Moncton - Campus Moncton de 1996 à 1998, et son capitaine ses deux dernières années, Réjean Claveau a indéniablement influencé le jeu dans la région. Par son jeu physique et doucement caricatural, certainement, mais aussi par son style de leadership qui prônait l'énergie et le discours d'avant-match. Il pouvait toujours te mettre immédiatement « dedans », sûrement la raison derrière la fiche extraordinaire de son équipe des Rouges de la Licum pendant la durée de son mandat. Déjà bon quand il se limitait à l'humour et aux culbutes, c'est dans sa dernière année que Réjean se laisse aller aux rimées, aux dramatiques et aux chantées, prouvant sa polyvalence et atteignant, en 1998, l'Apport record de 55.42 encore inégalé, probablement inégalable. À la Coupe universitaire cette année-là, il remporte le Choix du Public (exæquo avec son fréquent partenaire de jeu Samuel Chiasson).

Même si sa contribution s'arrêtait là... Mais ce n'est pas le cas. Pendant son séjour dans la Licum, Rej a été coordonnateur de la Ligue (1996-97), s'est dévoué à de nombreux ateliers pour jeunes, a encouragé la relève en les prenant sous son aile (on pense à Samuel Chiasson et Geneviève « Chicks » Arseneau, par exemple), et a même brièvement servi d'entraîneur à l'équipe de Tracadie-Sheila lors de sa première expérience de tournoi. Sa plus grande contribution au relief de l'impro au Nouveau-Brunswick est cependant son idée de rendre l'Université de Moncton hôtesse de la Gougoune Dorée (tournoi provincial des écoles secondaires) pour mieux encadrer la relève de la province, ce qui fut fait pendant plusieurs années et aurait contribué à la formation du fort réseau provincial dont nous bénéficions aujourd’hui. (Photo par Michel Albert)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Réjean Claveau et le jeu physique

samedi 1 avril 2000

Marc Le Bouthillier

Joueur, entraîneur et coordonnateur dans les débuts des ligues universitaires du Nouveau-Brunswick, Marc fut étudiant pendant plus d'une décennie à l’Université de Moncton, propageant la bonne nouvelle sur les trois campus, sans trop se faire remarquer comme joueur. Il a fait ses débuts dans la Péninsule pour ensuite aller au Nord-Ouest et finir à Moncton, pendant quel temps il a été un des étudiants qui a lancé l'improvisation au Centre universitaire Saint-Louis-Maillet en 1985 en plus d'y jouer. Il en avait appris quelque chose à son passage à Shippagan les années précédentes et, mordu, voulu créer le comité partout après. Par la suite, il devient coordonnateur de la ligue d’improvisation à Moncton dont il est co-fondateur, en plus d'y être joueur et entraîneur de l'équipe-étoile de 1990 (l'équipe gagnante à la Coupe universitaire) et celle de 1991.

Joueur de talent ordinaire, mais avec du cœur et du dévouement au développement de l'impro au Nouveau-Brunswick à travers les trois campus de l’UMoncton, il a mérité sa place dans le Temple, car sans lui, sans doute, l'impro ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui dans la province. C’est un de nos premiers bâtisseurs de longue haleine. (Texte par Michel Hédou; Photo par Michel Thibodeau)

mercredi 1 décembre 1999

Michael "Bauble" Plourde

Michael Plourde a été, pendant longtemps, sans doute le bénévole d'impro le plus sous-apprécié de la province, mais le Temple a souhaité souligner son dévouement par une place parmi ses étoiles. Michael est passé d'excellent juge de ligne dans la Licum, à arbitre auxiliaire dans tous les tournois secondaires de la province. En fait, après son redéménagement à Edmundston, il a passé plusieurs années a n'a presque pas manquer de tournois, tournois auxquels il participait par la grâce de son propre portefeuille, en prenant ses congés lors des fins de semaine appropriées.

Un des organisateurs (et arbitre en chef de la finale) à la CUI 2002 à Edmundston, il participe activement à la LILOMA à l'Université de Moncton-Campus Moncton pour quelque temps. En 2003, il crée le Tournoi Richard-Therrien, une rencontre postsecondaire qui se voulait annuelle dans cette même ville. Par la suite, il devient entraîneur de l'équipe de la Cité-des-Jeunes A.M.-Sormany pour quelques années, et membre de ligues dans sa région, soit au Madawaska ou de l’autre côté de la frontière québécoise au Témiscouata. Quand les tournois secondaires se déroulent dans sa région, on le verra participer à nouveau à titre d’officiel.

Un colon avoué, Michael a le souci du spectacle, faisant tout pour celui-ci. Il a remis le piquant dans le rôle du juge de ligne quand on croyait qu'André Phelps® avait déjà tout fait, et ne manque jamais à l'appel pour rendre quelque chose divertissant. Colon de l'année en 1995 et Colon de la décennie en 2004, « Bauble » a, sans faire exprès, donné une tradition importante à la Licum : celle de remettre ce prix à leur plus divertissant colon de chaque année. Il fut le premier, et en signe de respect, il se retrouva en lice chaque année pour les prochains 10 ans. (Photo par John Boucher)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Michael « Bauble » Plourde et l’arbitre chien

jeudi 1 avril 1999

Michel Albert

Depuis pratiquement 40 ans, Michel Albert est un incontournable pilier de l’improvisation au Nouveau-Brunswick. Ayant roulé sa bosse d'abord à la Cité-des-Jeunes A.M.-Sormany, puis au Centre universitaire Saint-Louis-Maillet (la LILOMA) puis à la Ligue d’improvisation du Centre universitaire de Moncton, Michel a tranquillement perfectionné son art, passant de joueur à arbitre, puis à entraîneur, puis à arbitre, puis à joueur, etc. Quoique maintenant capable de passer aisément d'un rôle à un autre, il ne cachera à personne que le titre de « Maître absolu du jeu » lui plaît, et qu'il favorise ainsi le sifflet et le gazou aux dossards et aux caucus.

D'une intelligence encyclopédique, Michel est toujours à la recherche de l'excellence, autant dans ses performances à lui que dans celles de ses protégés. Et ces derniers sont nombreux. Tous ceux qui ont eu l'opportunité d'évoluer en sa compagnie, ou sous sa tutelle, s'entendent pour dire que sa culture générale et son souci du spectacle font de notre grand gourou un maître à penser comme il s'en fait peu : un enseignant patient, intègre, honnête, passionné. Comme joueur, il défend par l’exemple le jeu novateur, expérimental, cultivé.

Sa place au Temple était déjà incontestable au moment de l’intronisation, mais presque trois décennies plus tard, elle semble avoir été précipitée. Parce qu’en plus d’avoir entraîné une douzaine d’équipes étoiles de l’Université (dont un tiers se rendront en finale de la Coupe universitaire) et d’avoir ajouté au littoral de l’impro Licumienne des formats tels les « Pay-per-views » et la Journée-Défis, il deviendra : un des fondateurs de la Ligue d’Improvisation Acadienne où il inventera le format « Impro-théâtre » encore en usage au Nouveau-Brunswick; ombudsman à plusieurs Coupes universitaires et aux premiers Jeux de la Francophonie Canadienne et aux subésquents disputés en Acadie; organisateur d’une dizaine de Gougounes Dorées; co-créateur des tournois civils Richard-Therrien (à Edmundston) et avec Improvisation NB, du Zèbre d’Or (à Moncton); membre de la Chiac; formateur invité en salle de classe et lors d'événments culturels; codificateur des 7 pilliers de l'improvisation; membre fondateur de la troupe d’improvisation exploratoire Les Impromptus; créateur de la Click et d'une version enligne de l'impro-match, qui fonctionne lors de la pendémie; écrivain, disons-le, principal du blogue d’Improvisation NB; concepteur et co-animateur du podcast Catégorie Libre; et premier président d’Impro NB. Il est aussi responsable de bon nombre de spectacles dits alternatifs, et remporte deux Prix Éphémères pour son travail dans ce domaine.

Bien que la Licum soit, pour plusieurs générations, à jamais la « ligue à Mike », il aura toujours laissé amplement de place à tous les autres membres, et ne recherche pas le « spotlight », préférant conférer ce rôle à ses joueurs-vedettes. Mais Michel est, et on dirait demeurera toujours, le vrai moteur de l’improvisation au Nouveau-Brunswick. (Texte par Yves Doucet; Photo par Catherine Pogonat)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Michel Albert, Partie 1 et Partie 2