mardi 1 décembre 1998

Nathalie Levesque

On ne peut presque pas parler de joueuses d'impro au Nouveau-Brunswick sans mentionner le nom de Nathalie Levesque. Celle-ci est citée de façon constante comme l'inspiration de bien des improvisatrices. Par son jeu, elle a démontré qu'une femme POUVAIT et DEVAIT jouer au même niveau de brillance qu'un homme, axiome trop peu accepté dans notre région pendant les années où elle jouait. On se souvient de Nathalie comme une joueuse instinctive dont les sens s'aiguisaient quand elle était dans l'arène.

Son énergie et sa rapidité lui ont mérité non seulement le Prix de Joueur/Joueuse le/la Plus Utile à la Coupe universitaire d'Improvisation en 1993, mais aussi son nom gravé sur cette même Coupe. C’était sa seconde CUI des quatre qu’elle a pu jouer pendant son séjour universitaire, se rendant en finale deux autres fois avant de terminer. Elle se remet au jeu avec l'apparition de Ligue d'Improvisation Restigouche (la LIR).

Comme on oublie vite, les jeunes joueuses d'aujourd'hui nommeront peut-être quelqu'un d'autre comme étant leur inspiration, mais si on retourne à ces inspirations, ou aux inspirations de ces inspirations, celles-ci nous nommeront assurément le nom de Nathalie Levesque. (Photo par Robert Maillet)

mercredi 1 avril 1998

Michel McSween

Sans Michel McSween, que serait l'impro dans la région du Madawaska aujourd'hui? Un des premiers à jouer notre sport théâtral dans cette région, il fut instrumental à l'instauration et la maintenance de l'impro au Centre universitaire Saint-Louis-Maillet, ligue qui, sous sa direction, ira établir un record mondial pour le plus long match (50 heures; le record sera battu l’année suivante par une autre ligue néo-brunswickoise). Il participe aux 7 premières Coupes universitaires soit comme joueur, entraîneur ou organisateur, ayant été en charge de celle de 1991 à Edmundston, puis aide à en organiser une autre en 2002, y servant aussi de juge de salle et président d’honneur. En 1996-97, il crée la LIMA (Ligue d'Improvisation du Madawaska et Alentours), une ligue civile qui, après une plus de 20 ans en berne, reprend de ses cendres dans les 2020s.

L'amour que McSween avait pour le jeu est évident, car après de nombreuses années, il se prête à l'exercice occasionnellement dans sa région. Dans les années 2000, par exemple, il participe aux tournois Richard-Therrien dont sa région est hôtesse. On peut aussi le remercier pour les excellents joueurs qui nous sortent constamment du Nord-Ouest : des Boum Boum Morneaults aux Moose Lajoies, des Daniel Carriés aux Michel Alberts, en passant par les nombreuses équipes ayant remporté les honneurs aux Gougounes Dorées. Une tradition, ça commence quelque part. Et dans ce cas-ci, ça commence souvent avec Michel McSween.

Tout au long de sa carrière d’improvisateur, il s’est fait recruteur, le gars intense qui venait te voir pour s’assurer que, oui oui, tu allais jouer ou arbitrer toi-là, dans tel ou tel événement, dans telle ou telle ligue. Tristement, Michel McSween est décédé en 2014, laissant plusieurs générations d’improvisateurs reconnaissants derrière lui. Voyez l’hommage que certains lui ont porté sur le blogue d'ImproNB
 ICI(Photo par Michel Hédou)

lundi 1 décembre 1997

Luc Leblanc

Des trois premiers intronisés élus ensemble au Temple à son ouverture, il aurait été difficile d'honorer Robert Gauvin sans aussi inclure son compère dans tellement de poursuites improvisatrices, Luc Leblanc. Luc a longtemps été un joueur-clé dans la grosse machine de l'équipe-étoile de l'Université de Moncton, remportant toutes sortes d'honneurs tels que le Prix du Public à la Coupe universitaire d’Improvisation '91, pour ne donner qu'un seul exemple. C'est cependant à la CUI 1990 que Luc remporte le plus grand des honneurs en voyant son nom inscrit sur la Coupe elle-même à la suite de la victoire décisive de l'UMoncton. Luc aura été en très grande partie responsable de cette victoire.

Même des années après sa participation dans la Licum, plusieurs joueurs le nomment comme très grande influence sur leur jeu. Comme partenaire de Robert Gauvin, Luc pouvait communiquer presque télépathiquement avec son ami pour créer des bijoux d'improvisation. Solo, Luc était encore plus impressionnant, combinant mime, expressions faciales, personnages distincts et un des esprits les plus rapides de l’histoire du jeu pour laisser les adversaires souvent bouche bée et complètement invisibles. Certains l’auront connu comme entraîneur de l’équipe-étoile de l’Université de Moncton, rôle qu’il a occupé au début des années 2000, et qui n’a fait qu’accroître son rayon d’influence sur nos joueurs.

Aujourd’hui, un des comédiens les plus faciles à reconnaître en Acadie, Luc ne joue de l’impro que plus rarement, mais démontre à chaque fois qu’il n’a rien perdu. Bien le contraire. (Photo par Michel Thibodeau)

André « Dédé » Paulin

André-Claude Paulin est un des bâtisseurs importants de l'impro sur la scène provinciale. Il a participé à trois Coupes universitaires d’Improvisation, remportant sa toute première en 1993. Sa présence à la Gougoune Dorée s'est fait sentir année après année, de ses débuts jusqu'à son départ du Nouveau-Brunswick après 1995, comme joueur, comme entraîneur de son alma mater l’École Marie-Esther de Shippagan, puis enfin, comme arbitre. Même après ce départ, il reviendra au bercail plusieurs fois pour participer à la Licum, à la LIA, et au réseau des écoles secondaires.

Dans la Licum, il se prouve un joueur rempli de bonne humeur et de talent. Comme arbitre, il se démarque aussi. C'est comme statisticien, cependant, que Dédé laisse sa marque la plus importante sur la Ligue grâce à une statistique miracle appelée l'Apport. Ce calcul de la véritable utilité d'un joueur (là où la moyenne laissait à désirer) a depuis connu plusieurs changements aux mains de statisticiens subséquents, mais l'Apport de Dédé « Kiwi-Head » Paulin fournit la base pour la statistique la plus importante et novatrice de la Licum, statistique que d’autres ligues, et Improvisation NB dans son ensemble, ont depuis prise pour la leur. (Photo par Michel Albert)

Robert Gauvin

Robert a commencé sa carrière d'impro dans la deuxième moitié des années 80s, en entrant dans une improvisation et tuant tous les joueurs, des deux équipes, même celui qui jouait le soleil, avec un shotgun imaginaire. Qui aurait cru à ce moment-là que Bob allait devenir une des figures les plus importantes et les plus respectées de l'improvisation au Nouveau-Brunswick et même au Canada?

Ayant participé à 15 Coupes universitaires (CUI) et en ayant gagné trois ('90 et '93 comme joueur, 2004 comme entraîneur), Robert Gauvin s'est démontré aussi important au Centre universitaire de Moncton qu'à celui de Shippagan. Il a ensuite œuvré derrière le banc en tant qu'entraîneur, autant au niveau universitaire que secondaire, et a amené l'équipe de l'École Marie-Esther de Shippagan à sa première victoire à la Gougoune Dorée de 1997. Il deviendra membre fondateur de la Ligue d’Improvisation Acadienne (LIA) en 2002, et important promoteur de l’idée que le spectacle du plus haut calibre devait passer devant les besoins et caprices de chacun des membres. Notons aussi que c’est à son instar que les joueurs universitaires ont commencé à s’impliquer dans le réseau secondaire, soit à la Gougoune Dorée 1993 ; deux ans plus tard, ce lien fut confirmé et irrévocable, ultimement menant à la création d'Improvisation NB. Côté spectacles d'improvisation à formats différents de l'impro-match, il produira pour un certain temps le Borino, puis deviendra un des premiers participants aux Spectacles d'Improvisation Modifiée (SIM), spectacle qui roule encore dans la province. Par rapport aux honneurs et prix individuels, nous n'avons même pas assez de place pour faire une liste complète.

Tellement de joueurs le nomment leur mentor qu'il faut parler de son jeu : la définition même de la générosité en improvisation, incroyablement polyvalent, ayant une idée pour n'importe quel thème et une compréhension impressionnante de ce qui marche dans notre jeu favori. Loin d'être égoïste, il a fait part de sa grande expérience à de nombreux joueurs sur lesquels on peut encore déceler la marque. Un de ses étudiants les plus loyaux, Samuel Chiasson, relève deux leçons importantes de Robert : « Soyez vrai » et « Rendez-vous le plus proche de la limite possible ». Personne n'aurait pu dire mieux. Et personne de mieux n'aurait pu occuper la première place dans le Temple de la Renommée de l’Improvisation au Nouveau-Brunswick.  (Photo par Patrick Breton)

Catégorie Libre, le podcast d'Improvisation NB, présente : Robert Gauvin et se rendre au service du spectacle

Qu'est-ce que le Temple de la Renommée de l'improvisation au Nouveau-Brunswick?

Le Temple de la Renommée de l'improvisation au Nouveau-Brunswick est le plus prestigieux honneur que l'on peut accorder à quelqu'un qui a œuvré dans le domaine de l’improvisation dans cette province, autant les joueurs et joueuses de marque qui ont inspiré les générations suivantes, que les bâtisseur et bâtisseuses qui ont ajouté au littoral de l'improvisation en Acadie à travers la création d'institutions, la formation de joueurs ou l'exploration de la forme. Deux personnes par année s'ajouteront à ce groupe sélecte, tel que déterminé par un comité formé de Templiers et d'improvisateurs actifs. Vous pouvez utiliser la section commentaire pour féliciter les intrônisés ou faire part de vos meilleures histoires à leur compte.

De plus, le blogue activera une fonction « Nominations » en temps et lieu pour vous donner la chance de soumettre des noms pour le prochain intrônisé ou la prochaine intrônisée.

P.S. Pour les photos, vous nous pardonerez la tradition d'utiliser les pires que nous pouvions trouver.