mercredi 2 novembre 2016

NOMINATIONS pour les intronisations de 2017

Le Temple reçoit présentement des nominations pour les intronisations de 2017. La période de mise en nomination se termine le 6 janvier 2017.

Vous pouvez envoyer votre nomination au Gestionnaire du Temple, ou répondre directement à cet appel dans la section commentaire (il ne seront plus publiés publiquement, question de garder le suspense). Mettez les chances derrière votre candidat.e en écrivant un texte explicatif qui nous dit pourquoi la personne mérite ce plus haut des honneurs improvisoires au Nouveau-Brunswick. Des comités de sélection formés de Templiers et d'improvisateurs actifs se pencheront sur les nominations et feront des sélections - une personne active dans les derniers 10 ans, une autre active il y a plus de 10 ans. Les intronisations auront lieu à des événements d'improvisation en 2017.

Les critères, encore une fois : Très simplement, avoir laissé une marque positive sur l'improvisation au Nouveau-Brunswick soit en inspirant les générations à venir avec un jeu hors-pairs, ou à titre de bâtisseur de la tradition d'impro de la province.

vendredi 6 mai 2016

Eric "Boum" Morneault

Un des joueurs les plus remarqués de son époque, et donc un des plus influents, Boum Morneault commence sa carrière en 1990 à la Cité-des-Jeunes A.M.-Sormany et dès la 10e année, est médaillé le plus utile de son équipe, une équipe qu'il aide à gagner la Gougoune Dorée trois ans d'affilée. La légende vérifiée veut qu'une fois, sur un match du midi, un arbitre trop zélé l'avait expulsé vers le début, et les quelques 200 spectateurs sont sortis. Au niveau universitaire, il se joint immédiatement à l'équipe-étoile de l'Université de Moncton - Campus Moncton - se rend chaque fois en finale de la Coupe universitaire d'improvisation avec celle-ci, et se voit même nommé Choix du Public à la CUI Laval 1994. Il racle évidemment tous les gros prix personnels à la Licum pendant ses années.

Qu'est-ce qui faisait sa popularité? Un jeu physique, intense, très drôle, un faiseur de faces tel un Jim Carey brayon, et une énergie qui attirait l'attention par force de personnalité. C'est un jeu qui fonctionnait bien autant ici qu'au Québec, qui attirait les foules et faisait la promotion de notre jeu, et qui a su créer des disciples comme Réjean Claveau, un autre Templier, qui ont à leur tour, propagé le perfectionnement du jeu physique pendant longtemps dans le réseau Néo-Brunswickois.

En tant que coordonnateur de la Licum, son charisme naturel a aussi été une force de recrutement. Sous sa gouverne, cette ligue est passée de trois à quatre équipes, un format qu'elle a plus ou moins gardé pour la prochaine décennie. On dirait que les gens à qui il a donné des opportunités cette année-là ont tendance à éventuellement se retrouver au Temple de la Renommée - en plus de Claveau, on pourrait nommer Bass Levesque et Michael Plourde. Plus tard, il deviendra le premier Néo-Brunswickois à être accepté à l'École nationale de l'Humour, membre fondateur de la feue Ligue d'improvisation du Madawaska (la LIMA), participant aux tournois Richard-Therrien et invité spécial à la Ligue d'improvisation acadienne, entre autres, prouvant ponctuellement qu'il n'a jamais perdu le je-ne-sais-quoi magique qui a toujours marqué son jeu.

Et dire qu'au tout début, il ne voulait rien savoir de l'impro et qu'il ne s'est essayé que sous pression... (Texte et photo : Michel Albert)

lundi 11 janvier 2016

Emili Bellefleur

Emili Bellefleur est une de ces improvisatrices qui a toujours été intéressée au développement de l'improvisation dans son ampleur provinciale, de ses timides débuts comme substitut de l'équipe de la Cité-des-Jeunes A.M. Sormany à Edmundston à la fin des années 90s, participant tout de même à des premiers échanges intraprovinciaux via Internet et devenant éventuellement capitaine d'une équipe qui remporte la Gougoune (2001), jusqu'à après son départ du Nouveau-Brunswick quand elle devient ambassadrice de nos valeurs en arbitrant pour un certain temps au Manitoba, terminant son séjour là en 2012 comme Joueuse de l'année. Entre les deux bouts de cette carrière, elle joue à divers endroits comme aux Jeux de la Francophonie, au Mondial Junior de Val-Cartier avec la RINO, aux Fêtes de la Nouvelle France (pour le Manitoba), et à la Ligue d'improvisation du Centre universitaire de Moncton (Licum) pour plusieurs années, atteignant le rôle de capitaine et de membre de son équipe étoile, ainsi qu'à la Ligue d'improvisation acadienne, avant de devenir une des arbitres les plus mémorables de la ligue, exportant son style à divers tournois comme la Gougoune, le Richard-Therrien (où elle a aussi joué comme membre de la mythique LISA) et  la Coupe universitaire.

En tant que joueuse, on la reconnait comme une des premières, ou du moins des plus influentes, à rejeter la notion qu'une joueuse doit nécessairement jouer des rôles typiquement féminin, ou dans un style que la vieille garde reconnaissait comme féminin. Cette veine « féministe » sera prouvée infectieuse alors que plusieurs autres joueuses de son temps - dont Annik Landry, Elyse Hamel et Carolynn McNally, des femmes qui deviendront toutes aussi influentes sur l'impro néo-brunswickoise dans les années à venir - racontent aujourd'hui avoir été inspirées par elle à briser les barrières d'un conventionnel désuet. Comme arbitre, elle fera sa réputation rapidement, son arbitrage corsé lui accordant le surnom de « Queen of Mean » ou « Reine de la Haine » dès son premier tournoi. Les joueurs allaient vite apprendre à redouter, mais surtout respecter, les banderoles rouges en paillettes.

Une petite mention doit aussi aller à France, sa mère, qui, peut-être portée par l'engouement de sa fille, a prêté support à la gang d'impro plus d'une fois, offrant sa maison comme « bed & breakfast » et ses habiletés de couturières aux besoins de la cause. L'impro, c'est familial! (Photo et texte : Michel M. Albert.)

lundi 23 mars 2015

Isabel Goguen

Parfois, on reçoit l'honneur d'être intronisé au Temple longtemps après la fin de sa carrière. Dans d'autres cas, il semble peu probable que la personne ne prenne sa retraite dans un avenir envisageable, mais elle en a trop fait déjà pour continuer à ignorer sa contribution. Tel est le cas pour Isabel Goguen.

Depuis plus de 10 ans, elle s'affaire en tant que joueuse, officielle ou entraîneure dans une variété de ligues et projets d'impro. Elle commence sa carrière d'impro au secondaire avec l'équipe de la Polyvalente Mathieu-Martin avant de s'embarquer dans un long séjour universitaire où elle rempli les rôles, en alternance, de joueuse et d'arbitre en chef à la Licum, faisant deux fois partie de l'équipe étoile de l'Université de Moncton - la seconde fois (2010) en tant que capitaine - et arbitrant à la Coupe universitaire d'improvisation. Coordonatrice de la Licum de 2007 à 2009, elle deviendra l'entraîneure de l'équipe-étoile après ses études (2010). À l'extérieur de la Licum, elle fera aussi partie de l'équipe logistique du groupe d'improvisation exploratoire Les Impromptus, jouera dans la Chiac, et deviendra la première femme à arbitrer à la Ligue d'improvisation Chaleur.

Toujours présente sur la scène universitaire et postuniversitaire, c'est néanmoins ses efforts dans le réseau des écoles secondaires qui ont fait d'elle une sommité en improvisation. Par l'entremise, tout d'abord, de son travail à la Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick jusqu'à 2013, puis par dévouement personnel, elle fait preuve d'un bénévolat qu'on ne peut décrire autrement que d'intense, et se rend responsable d'organiser et de crédibiliser le réseau secondaire, d'organiser les tournois provinciaux, de former joueurs et officiels, de développer l'improvisation dans des écoles où un comité tardait à naître, tout en gardant un œil sur les ligues jeunesse comme la LISSE et la LISPA, de proche ou de loin, toujours libre de ses conseils, toujours mettant l'éthique et l'équité au premier plan dans ses décisions et suggestions. Et il s'agit là d'un travail continu, pour lequel elle ne cesse de faire des sacrifices personnels.

Sous son leadership, Improvisation NB desservira en bout du compte les improvisateurs de tous les âges et niveaux. La création et le maintien d'un site Internet et d'une stratégie de médias sociaux, avec du nouveau contenu chaque semaine, et la promotion d'événements d'impro dans la province, donne à notre jeu une visibilité accrue, tout en mettant des outils disponibles aux improvisateurs et organisateurs qui veulent perfectionner leur spectacle, ou même tout simplement en démarrer un. Elle continue de donner des formations et présentations sur l'impro, entre autres aux intervenants des écoles intermédiaires qui devront participer au nouveau volet d'impro des Jeux d'Acadie. Elle organisera aussi le volet improvisation des prochains Jeux de la Francophonie canadienne. Et chez les plus vieux, on peut la créditer avec la création d'un tournoi d'improvisation adulte, le Zèbre d'Or, qui a vu le jour été 2014. N'ayez crainte, ses ambitions pour Improvisation NB ne limitent pas à ça. Elle mijote déjà d'autres plats.

Et si l'improvisation semble prendre le l'ampleur dans la province, surtout chez les jeunes, nous n'avons pas besoin de chercher très loin. Son souci pour la création d'une relève, pour les détails dans l'organisation d'activités, pour l'importance de partager les expertises, sa foi dans une structure stable pour l'improvisation... tout ça font d'elle une ressource indispensable pour l'impro Néo-Brunswickoise, pour ne pas parler de l'influence qu'ont ses efforts sur le reste de la francophonie canadienne et d'ailleurs! (Texte : Michel Albert. Photo : Josée Robichaud.)

lundi 12 janvier 2015

Eric Butler

Eric Butler a commencé sa carrière d'impro dans la saison 1987-1988 de la Ligue d'improvisation de la Péninsule acadienne (LIPA), avant de débarquer à Moncton où il devient un membre clé de la Licum jusqu'à 1992, faisant partie de la majorité des équipes-étoiles montées pendant cette période. Il inscrira son nom sur la convoitée Coupe universitaire d'Improvisation (CUI) à l'UQAM en 1990 lorsque l'équipe de Moncton charme le public montréalais. Après, Eric a trop peu d'opportunités de jouer, du moins, au goût des improvisateurs qui l'ont côtoyé et qui auraient voulu en voir plus. En effet, il quitte sur un "high" et reste à ce haut niveau de performance à tous les matchs-étoiles ou matchs de la Ligue d'improvisation acadienne (LIA) auxquels il aura pu participer.

Pour tout le monde qui a eu la chance de partager l'arène avec lui, Eric Butler est synonyme de générosité. Désarmant, il met les autres en confiance, ne cherche jamais à "shafter" l'autre (pourtant un réflexe chez bien des joueurs de son époque), et prend la responsabilité des insuccès sur ses épaules, même s'il n'a rien à se reprocher. C'est la même générosité et intégrité d'esprit qui l'a propulsé vers un certain succès au théâtre et à la télé; quelqu'un avec qui on veut travailler, quoi! Et talentueux, sympathique, et d'abords et avant tout, VRAI. Il reste un exemple hors-pairs de l'attitude qu'un joueur d'impro devrait adopter, et vous ne serez pas surpris d'entendre que plusieurs joueurs de son temps et qui sont venus après le voient comme un exemple à suivre encore aujourd'hui. (Photo et texte : Michel M. Albert)

lundi 17 mars 2014

Annik Landry

Quand on parle de combiner performance sur la glace et organisation d'arrière-scène, la p'tite fille (mais grande joueuse) de Riceville NB fait l'envie de tous. Du départ, impliquée dans l'organisation de tournois à la Cité-des-Jeunes A.M.-Sormany et bénévole et officielle à la CUI 2002 à Edmundston, elle restera hautement engagée au niveau organisationnel dans la LILOMA (à l'Université de Moncton - Campus Edmundston) et dans la Licum (UdeM - Campus Moncton). Comme coordonatrice de cette dernière ligue en 2006, elle voit au premier changement de salle depuis 1997 quand la Licum déménage de l'Osmose à la Salle multi du Centre étudiant (maintenant Le Coude) et à divers changements importants dans la structure des spectacles Licumiens sous l'étiquette « Phase 2 » et dans le cadre du 20e anniversaire de la ligue. « Licum Phase 2 » remportera le prix de l'Initiative de l'année à l'Université de Moncton. Suite à son départ de la scène universitaire, elle devient membre fondatrice du groupe d'improvisation exploratoire Les Impromptus, et son gestionnaire. Sous son leadership, le groupe fait plusieurs tournées de spectacles et d'ateliers à travers la province, dans le but de pousser les limites du jeu et d'augmenter sa visibilité comme forme d'expression sérieuse.

Normalement, pour les bâtisseurs, le jeu prend deuxième place. Pas pour Annik. Son parcours de joueuse est rempli de succès. Elle aide la CDJ à gagner la Gougoune Dorée deux fois, en 2001 et 2002, les premières équipes d'Edmundston à réussir cet exploit depuis la fin de leur « streak » de '90 à '96. Cette dernière victoire envoie son équipe (avec des éléments des autres équipes du Nord-Ouest) à la 2e édition des Jeux de la Francophonie canadienne où elle remporte la médaille d'or. Elle participe à cinq Coupes universitaires, la première avec la LILOMA, les autres avec la Licum, et inscrit son nom sur la Coupe en 2004. Il y a même une Rondelle Sacrée et un Richard-Therrien là-dedans quelque part.

Annik Landry est, en effet, une de nos plus grandes « actrices » en impro, capable de se perdre dans ses rôles si bien qu'on peut avoir le sentiment, en jouant avec elle, qu'on parle au personnage, qu'Annik est disparue et que, uh-oh, ça pourrait aller n'importe où. Par rapport à Annik, tout le monde est décrocheur. Dans son travail avec les Impromptus, elle a démontré maintes et maintes fois combien elle n'avait pas froid aux yeux, démontrant une capacité de jouer des improvisations de très longue haleine sans jamais perdre l'intérêt de son public. Et elle fait partie de cette vague de joueuses qui ont toujours refusé de se laisser mettre dans la boîte du personnage uniquement féminin - vous savez, cette tendance qu'ont certains joueurs de ne donner que des rôles de blondes ou de mères aux improvisatrices - créant des personnages des deux sexes sans effort, et se donnant la pleine gamme d'options pendant un spectacle. Nous voyons aujourd'hui, peut-être, les résultats de cette vague, alors qu'une Licum majoritairement composée de femmes applaudie son entrée au Temple de la Renommée. (Photo et texte :  Michel M. Albert)

lundi 18 novembre 2013

Rémi Goupil

La réputation de Rémi Goupil n'est plus à faire. Joueur dans diverses ligues et équipes depuis la toute fin des années 90s, dont celle de l'École Marie-Esther au secondaire, la Licum à l'universitaire, et la LIC du côté civil, Rémi a apporté à chacune une bonhommie sympathique (souvent récompensée par ses pairs) et un leadership axé sur le bon jeu. C'est une attitude qu'il apporte avec lui à l'arrière-scène, où il a contribué fortement à l'essor de l'improvisation dans la Péninsule acadienne. Après ses études, et en tant qu'agent culturel, il y a pris les rennes de l'équipe secondaire de la Polyvalente Louis-Mailloux comme entraîneur - donc responsable de joueurs appréciés comme Marc et Ann Marie Bernier - tout en aidant à la création et au bon maintien d'équipes aux écoles secondaires de Shippagan, de Tracadie-Sheila et de Néguac. Sa présence dans la Péninsule marque, en fait, la première fois depuis longtemps (si non la seule fois) que les quatre polyvalentes péninsulaires ont chacune une équipe. Pour aider sa région à s'épanouir, il assure une roulement d'ateliers et de spectacles d'improvisation dans ces écoles, et prend en main la 20e Gougoune Dorée, où il instaure la pratique d'inviter des joueurs des équipes qui n'y se sont pas qualifié pour leurs offrir des ateliers et leur donner le coup de pouce nécessaire à revenir plus fort l'année suivante.

En tant que directeur-général de la Fédération des Jeunes francophones du Nouveau-Brunswick, il relève le défi de donner à l'improvisation secondaire une structure plus professionnelle et une légitimité accrue, employant plusieurs improvisateurs pour créer le squelette d'une association qu'on appellera Improvisation NB. Bien que sous la FJFNB pendant une courte période seulement, le circuit secondaire profite pendant ce temps d'ateliers, colloques et promotion qui auront nourri les jeunes improvisateurs, fait développer l'improvisation dans des coins encore arides de la province, et augmenté la visibilité et crédibilité de notre activité.

L'impact sur l'impro de son duo musical atroce, les Pastels Arc-en-Ciel (avec co-Templier Sylvain Ward), n'a pas encore été identifié. (Texte et photo : Michel Albert)

mardi 2 juillet 2013

Alain "Big Al" Degrâce

L’année 2013 marque le 10e anniversaire de la Ligue d’Improvisation Chaleur (LIC), une ligue estivale devenue une incontournable de la scène de l’improvisation néo-brunswickoise. Rien ne serait donc plus approprié que de rendre hommage à son souvent retiré fondateur durant le 10e été de son existence.

Natif de Bathurst, Alain Degrâce commence son parcours d’improvisation dans le réseau secondaire (avec une retraite éventuelle en tête) alors qu’il fréquente l’École Secondaire Nepisiguit. Son parcours à l’Université de Moncton en administration lui permet de devenir membre et joueur de la LiCUM de 1997 à 2002, suivi d'une retraite, avant d’être recruté par la LiEU (Université d’Ottawa) en 2005-06 (sans compter ses plus récentes participations parmi les UQARiens, retiré au moins une fois des deux). Mais c’est lorsqu’il revient dans sa terre natale en 2004 qu’il fonde la LIC. C’est grâce à sa vision, son courage, son nombre d’heures incalculables, sa persévérance, et son dévouement que plusieurs jeunes de la région du nord-est du Nouveau-Brunswick ont pu initier, aimer et pratiquer le jeu d’improvisation, avant qu'il ne prenne une de plusieurs retraites.

Si nous pourrions résumer Alain Degrâce en un seul mot (sauf « retraite »), ce serait définitivement le mot « passion ». Cet homme est intensément dévoué pour son sport, tellement qu’il passe toutes ses fins de semaine à faire quelque chose relié à l’impro, souvent même à son propre compte. On le reconnait pour son chapeau noir qui, au cours des années, a chapeauté un homme polymorphe : joueur, arbitre, entraîneur, spectateur, organisateur et retraité. Il est et sera toujours un étudiant éternel du jeu de l’improvisation, un amoureux et intense défenseur du style Gravelien, un arbitre connu, coloré et convoité par toutes les ligues et tournois amateurs et secondaires de la province du Québec (procurez-le vous entre les retraitres!), et auteur du mouvement pour la standardisation des règlements de la CUI. (Texte : Philippe St-Onge et Éric Lavoie; Photo: Michel M. Albert)

lundi 18 mars 2013

Sylvain Ward

Un des meilleurs joueurs de sa génération, Sylvain Ward s'est donné à l'improvisation pas pour gagner des prix ou des matchs, mais bel et bien pour l'amour du spectacle, un spectacle les limites duquel il a su pousser les limites autant au niveau universitaire qu'après, donnant deuxième vie à sa carrière d'impro à travers des ateliers de formation offert à la prochaine génération, et la troupe d'improvisation exploratoire Les Impromptus.

Dès ses débuts à la Polyvalente Marie-Esther, Sylvain se démarque avec un jeu déjà solide surtout grâce à sa force première, la création de personnages. Il était capable de charmer le public très rapidement avec son évident talent de comédien. À son arrivée à la Licum en septembre 2002, Sylvain capte vite l'attention de tous et devient un favori des spectateurs. Il accède à l'équipe-étoile de l'Université de Moncton dès sa deuxième année et grave son nom sur la CUI en tant que substitut. Mais comme cela arrive souvent, un joueur méritera sa CUI plus tard dans sa carrière universitaire. Justement, son entrée en art dramatique propulse son jeu vers de nouveaux sommets. Chaque année, on lui demande de représenter l'Université de Moncton à la Coupe universitaire et son jeu reste en constante évolution. Il deviendra un des meilleurs joueurs du Nouveau-Brunswick, en mariant les outils du comédien à ceux de l'improvisateur né.

Quand la Licum passe à ce qu'elle appelle "Phase 2", Sylvain est parmi les joueurs finissants qui poussent les limites de ce qui peut se faire en impro en matière de ton et d'audace. Un des fondateurs des Impromptus après ses études, il amène au groupe ses personnages vrais et cocasses, un élément musical qui change le champ sonore de l'improvisation au N.-B., et se retrouve souvent en charge des mises en scène et de la scénographie des spectacles. Son amour pour l'improvisation l'apporte à donner des ateliers dans toutes les écoles secondaires de la province - soit à travers les Impromptus ou la FJFNB - où il sert de modèle à plusieurs. C'est lui qui développe le concept de "La Table", une occasion pour les jeunes d'approfondir leur vocabulaire d'impro avec des vétérans et experts lors de tournois, expérience qui a bénéficié à plusieurs équipes dans les dernières années. Par son refus de s'asseoir sur ses lauriers et toujours pousser le jeu dans différents sens, Sylvain sera toujours reconnu comme un joueur ayant son public à coeur et ce public le reconnaîtra comme un des grands.
(Texte: Rémi Goupil avec Michel Albert. Photo: Isabel Goguen)

lundi 26 novembre 2012

Richard Therrien

Le Temple offre pour la première fois un honneur posthume en la personne de Richard Therrien, grand facilitateur d'improvisation à l'Université de Moncton Campus d'Edmundston.

C'est en 1985 que M. Therrien, alors directeur des activités socioculturelles du Centre universitaire Saint-Louis-Maillet (maintenant l'UMCE), accepte l'offre de Ghislain Taschereau de la LI2FUM (maintenant la LICUM) de donner un atelier d'improvisation à Edmundston. C'est suite à cet atelier que les participants, dont deux membres actuels du Temple, Michel Hédou et Michel McSween, forment la Ligue d'Improvisation LOuis-MAillet (LILOMA). C'est Richard qui a par la suite fait toutes les démarches nécessaires non seulement pour former la LILOMA, mais aussi pour s'assurer que les membres de la nouvelle ligue participent à la toute première Coupe Universitaire d'Improvisation à Trois-Rivières en 1987, où il leur sert d'entraineur, leur premier.

Déjà une force culturelle dans la communauté du Madawaska à travers sa première passion, la troupe folklorique des Danseurs de la Vallée St-Jean, il aurait pu s'en tenir à se concentrer sur cette activité seule. Mais son amour pour l'improvisation aura fait en sorte que les équipes auraient rarement besoin de faire des campagnes de financement pour aller aux tournois, une partie de son budget toujours réservée à ce comité. Plus d'une fois, il aura suivi l'équipe à la CUI pour donner son appui, ou même pour participer en tant que juge (pendant la période où un tel poste était requis), toujours avec intelligence et intégrité.

Son décès dans un accident de route en septembre 2002 a créé un grand vide à l'UMCE, un vide qui n'a jamais été rempli. Par manque d'appui socioculturel, la LILOMA qu'il a aidé à fonder, a cessé d'exister en 2005. Afin de l'honorer, un tournoi amical portant son nom a été tenu entre 2003 et 2005, au profit d'un fonds de bourse qu'il avait créé en honneur à ses parents.

M. Therrien aurait pu ignorer ou négliger l'offre de Ghislain Taschereau, mais grâce à son souci pour le développement culturel dans sa région, la LILOMA a pu connaître des belles années entre 1985 et 2005. S'il aurait dit non, il est possible de croire que les Michels Hédou, McSween et Albert, les Daniel Carrier, Philippe St-Onge et Marc Lebouthillier de ce monde - pour ne nommer que des Templiers - n'auraient pas commencé ou continuer leur cheminement en improvisation. Prenons un moment pour se souvenir du pionnier qui nous a donné toute une branche de notre famille d'improvisation. (Texte : Michael Plourde avec Michel Albert. Photo : Société historique du Madawaska)

lundi 19 mars 2012

Eric "Jamaican Tornado" Lavoie

Si le numéro 99 est associé dans la LNH à un des plus grands noms du hockey, soit celui de Wayne Gretzky, dans le monde de l’improvisation au Nouveau-Brunswick, ce numéro est, et sera pour toujours, celui d’Éric « Jamaican Tornado » Lavoie.

Autant bâtisseur que joueur émérite, Eric est le coeur et le sang de l'équipe de la Polyvalent Thomas-Albert de Grand-Sault où il est entraineur depuis longtemps, une équipe qui profite bien de son expertise et de sa passion pour le jeu. Il a également prêté appui à la Ligue d'Improvisation Chaleur pendant la majorité de ses années d'activité, autant en tant que joueur qu'officiel, conduisant des routes dangereuses pour s'y rendre de façon régulière. C'est le genre de gars qui vient à une Coupe universitaire juste pour la chance d'y être juge de ligne.

Parce que réalisez bien : Eric en MANGE de l'impro. Comme entraîneur ou comme joueur, c'est sa capacité de donner de lui-même qui surprend et impressionne. Sa façon de prendre soin de ses jeunes, de diriger son équipe, fait de lui l’entraineur le plus respecté du circuit, comme le fait foi ses nombreux titres d’entraîneur du tournoi, prix qu’il remporte pratiquement chaque année. Il ne veut pas que ses joueurs gagnent à moins qu'ils ne gagnent BIEN, une qualité inestimable chez un formateur d'impro. Un joueur qui veut avant tout offrir le meilleur spectacle possible, il ne laisse rien l'empêcher de le faire. Il a joué malade et blessé, mais toujours su donner ses meilleures performances dans les moments les plus importants - un modèle de bravoure et de persévérance pour les improvisateurs de la province.

Et que dire de son jeu tout aussi influant? Un jeu physique aux expressions faciales démesurées et au sens du punch incroyable. Son sens de la répartie et sa capacité de nous transporter dans un univers absurde et loufoque est souvent immité, mais rarement égalé. La raison est simple : Tornado ne se couche jamais sur ses lauriers. Il continue de paufiner son jeu, d'aiguiser sa vitesse d'esprit, et refuse de les prendre commes des acquis. Après bien des sacrifices, Eric prend enfin sa retraite pour se concentrer sur sa famille grandissante, et les improvisateurs de la province le remercient pour son temps, son énergie et oh, combien de rires. (Éléments de texte : Justin Guitard et Michel Albert; Photo : Audrey Lizotte)

Daniel "Puce" Carrier

Peu de joueurs ont réussi à exceller à la fois au secondaire, et sur deux campus universitaires comme la fait Daniel "Puce" Carrier. Daniel est un paradox de l'improvisation. Lors de ses années d'improvisation, il était réservé mais brillait sur la glace, il était calme mais plein d'énergie, il était compétitif mais zen. Il était un joueur qui passait souvent inaperçu jusqu'au moment où il prenait une improvisation médiocre et la rendait intéressante et divertissante. Et bien qu'un joueur de calibre aux tournois, il ne voulait pas pour autant sentir la pression de la "compétition" et voguait plutôt dans le sens de la générosité.

Son trajet commence à à la Cité-des-Jeunes A.-M.-Sormany où il fait immédiatement l'équipe-étoile, puis en devient capitaine. En trois ans ('95 à '97), deux victoires à la Gougoune Dorée et une finale. En '96-'97, il est le seul joueur du secondaire retenu pour jouer dans la ligue civile LIMA. En '97-'98, avec l'aide de ses partenaires Christian "Moose" Lajoie et Dominic Dalpé, il redonne à la LILOMA (Ligue du Campus d'Edmundston) une stabilité et une fierté après plusieurs années de néglect, grâce à une ethique de travail et un montant incroyable de promotion. Il devient de loin un des joueurs les plus aimés de l’histoire de la LILOMA et à lui seul est capable d’attirer des partisans. C'est avec le Campus d'Edmundston qu'il participera à 4 Coupe universitaires d'Improvisation, la dernière à titre d'entraîneur, guidant en 2002 son équipe à sa meilleure performance à la CUI.

Il se rend ensuite à Moncton, où il jouera dans la Licum et y remportera une CUI en 2004. Ajoutons à son C.V. une victoire au Tournoi Richard Therrien, une participation à la Ligue d'improvisation acadienne, des matchs dans plusieurs festivals, et de nombreux prix personnels. Et pour tout ça, Puce a toujours su rester humble et généreux. On le verrait dans un livre "Un bon exemple de..."

Sa générosité et capacité d'être rassembleur est à la source de plusieurs belles histoires d'impro, comme la fois qu'il a pu assembler une équipe complète d'officiels à la dernière minute pour un tournoi à Edmundston, ou quand le cejep de Rimouski a dû se désister le jour même d'un match amical avec la LILOMA par manque de voitures, Puce décide de faire l'aller-retour pour aller les chercher gratuitement. Le Nouveau-Brunswick peut difficilement trouver meilleur ambassadeur. (Éléments du texte : Jean-Sébastien Levesque, Michael Plourde et Michel Albert; Photo : Michel Albert)

mardi 22 mars 2011

Philippe St-Onge

L’aventure d’impro de Phil commence timidement à l’âge de 12 ans à l’école de St-Jacques, après quoi il se lance dans toutes les ligues qui lui sont disponibles. Dans sa carrière, Phil joue pour la LIPS (à la Cité-des-Jeunes A.M. Sormany), la LILOMA (à l’UMCE), la Licum (évidemment), la Ligue d’Improvisation Acadienne, la Ligue d’Improvisation Chaleur, ainsi que deux ligues à Rimouski (universitaire et estivale) où il réside maintenant.

Suite à une première participation à la Coupe universitaire en 2000 avec l’équipe d’Edmundston, il se retrouvera membre de l’équipe-étoile de l’Université de Moncton pour plusieurs années, et renoue récemment les liens avec la CUI en tant que capitaine de l’équipe des UQARiens où il amène son jeu – une mixture de haut ridicule et de concepts intelligents – à son apogée. Bien qu’il prenne sa retraite du jeu cette année pour se concentrer sur sa famille et son rôle de papa, il continue à œuvrer à la standardisation des règlements de la CUI, nécessaire à la survie du prestigieux tournoi.

Pour bon nombre de jeunes improvisateurs, il reste un bâtisseur important. Officiel des plus appréciés des jeunes comme des plus vieux à divers tournois des écoles secondaires, s’y rendant souvent à son propre compte des régions reculées du Québec, il a aussi servi d’entraîneur à l’équipe de l’école Marie-Esther de Shippagan, équipe qui parle encore aujourd’hui de son bon cœur et de sa force d’idées. (Photo : Michel Albert)

samedi 20 mars 2010

Carolynn McNally

Ya tu qqun qui, dans les dernières années, a donné plus de temps QU'ELLE N'AVAIT PAS à l'impro? Que ce soit comme entraîneure de Shédiac ou de l'équipe-étoile de Moncton, ou comme Impromptue ou capitaine de la Chiac, et avant ça de la Licum, on aurait pas dit qu'elle écrivait une thèse de maîtrise ou ensuite un livre.

Dans tout sauf MC (haha), Carolynn a trouvé moyen de nous charmer - joueuse, entraîneure, et dernièrement arbitre - et je vais vous dire pourquoi. Elle ne se repose jamais sur ses lauriers, et elle n'accepte jamais rien sans le questionner. Voilà quelqu'un qui a véritablement AJOUTÉ au débat sur l'impro, créé de nouvelles approches et de nouveaux ateliers, et qui l'a fait basé sur la situation et sur le groupe en main au lieu de répéter ce qui ce faisait dans le passé. Pas évident d'enseigner de nouveaux trucs à un vieux chien comme Michel Albert, Bass, etc., mais elle l'a fait.

Je pense à combien de monde qui est entré en contact avec Carolynn dans les dernières années et qui a vu son improvisation changée, à ceux et celles d'AUTRES équipes qui sont venu la voir pour des conseils, et elle prend ça toujours comme son devoir de le faire. Elle est bâtisseur de jeune talent, bâtisseure de confiance, bâtisseure de culture. Parmi ses créations, notons aussi l'atelier des entraîneurs qui pourrait et devrait devenir un forum annuel.

Elle est la conscience des Impromptus, toujours à nous pousser à faire mieux et essayer autre chose. C'est une junkie à défis. La "drill sergent". Et quelqu'un qui va définitivement nous manquer l'an prochain. (Photo : Michel Albert)

vendredi 20 mars 2009

Michelle "Mimie" Levesque

Issue de la Polyvalente Roland-Pépin de Campbellton, Mimie remporte une Coupe universitaire en 1993 avec l’équipe-étoile de l’Université de Moncton bien avant qu’elle ne devienne une force à ce tournoi, culminant en une performance incroyable à celle de ’95. Mimie était véritablement la conscience de son équipe, ramenant les pieds de ses co-équipiers à terre quand le stress, les émotions ou le ridicule s’emparait du groupe.

Après ses études, elle retourne au bercail pour devenir entraîneure de l’équipe de Campbellton, produisant des forces d’improvisation comme André Roy et Christian Essiambre. Même quand elle délaisse le comité d’impro secondaire, elle s’affaire à monter des programmes d’impro pour les élèves du niveau intermédiaire, assurant une relève qui portera l’école à plusieurs victoires à la Gougoune Dorée. Suite à une participation surprise au match-étoile du tournoi provincial, Mimie démontre que ses années loin du jeu ne lui ont pas nuis, assurant sa place parmi les légendes de l’impro au Nouveau-Brunswick.

Encore aujourd’hui, elle est responsable pour donner un amour des arts de scène à ses étudiants à travers son comité de théâtre, amour qui les porte souvent à s’inscrire en art dramatique et/ou à poursuivre le rêve d’impro à la Licum. (Photo : Invitation de mariage)

jeudi 20 mars 2008

Christian Essiambre

Dès ses débuts en improvisation, Christian Essiambre semblait être fait pour la scène. Outre son talent naturel, on pouvait remarquer un dévouement et une passion hors de l’ordinaire. Une fois arrivé à l’Université cependant, le talent de Christian explose. En plus d’attirer un public toujours croissant, il participe à plusieurs Coupes universitaires d’improvisation. Même après son départ de Moncton, il continue à s’impliquer, en tant qu’entraîneur de la Polyvalente Roland-Pépin de Campbellton et en temps que joueur pour la ligue Sprite de Montréal.

On se souviendra de Christian longtemps; son jeu physique, sa rapidité d’esprit, son talent fou, font de lui un joueur extraordinaire. Ce qui fait de lui un GRAND joueur, c’est sa passion, sa générosité, son habileté d’apprendre et de s’améliorer. Christian est devenu, en quelques années, bien plus qu’un bout en train, mais l’ambassadeur d’une nouvelle génération d’improvisateurs, aussi bien ici qu’à l’étranger. (Photo: Michel Albert)

dimanche 1 avril 2007

Frédéric Mallet

S’il y a une chose qui nous frappe davantage à mesure que nous prenons de l’âge, c’est la quantité et la qualité des amitiés que nous avons forgées ensemble sous le prétexte de faire de l’impro, tant avec les personnes avec lesquelles nous avons joué que les gens qui ont œuvré dans les coulisses pour s’assurer que nous étions disponibles à offrir le meilleur de nous mêmes à chaque fois qu’on sautait sur la patinoire. Frédéric Mallet tombe justement dans cette dernière catégorie et le fait de côtoyer cette grande personne nous rappelle constamment comment les amitiés que nous avons tissées ensemble avec l’improvisation comme toile de fond nous sont précieuses.

Fred œuvre sur la scène d’improvisation dans la province depuis plus de 10 ans. Joueur étoile au niveau secondaire, il était le capitaine de l’équipe de l’école Marie-Esther de Shippagan qui a remporté la Gougoune Dorée en 1997, la première fois que cette dernière n’allait pas à la Edmundston. Après une année de sursis forcé, il nous est revenu en grande forme afin d’animer d’innombrable heures d’improvisation à la Licum et dans tous les coins de la province lors de tournois au niveau secondaire, nous enrichissant sans cesse avec son humour, ses expériences de vie et sa sagesse légendaire de la Péninsule Acadienne. Il a été mascotte, maître de cérémonie et spectateur à de nombreuses Coupes universitaires d’improvisation lors des 10 dernières années, portant un appui important aux équipes des Centres universitaires de Moncton et de Shippagan. Finalement, ne reculant jamais devant un défi, il est le grand responsable pour le retour de l’équipe de Shippagan dans le réseau d’improvisation secondaire il y a quelques années. C’est à titre d’entraîneur qu’il a semé les graines qui ont finalement porté fruit avec la qualification de l’équipe de Shippagan pour la Gougoune Dorée cette année.

Synonyme d’humour, de générosité (le nombre d’heures, de drives, d’hébergement, est incalculable), de joie de vivre et de courage, nul ne peut nier son apport au développement de l’improvisation dans les quatre coins de la province. (Texte : John Boucher; Photo : coll. Fred Mallet)

samedi 1 avril 2006

Geneviève "Gwen" Maltais

Gwen est entrée à la Licum comme juge de ligne, parce qu'elle n'aimait pas trop jouer - détestait ça même - mais elle voulait s'impliquer. Elle a quand même cette année-là été reconnue comme une des 3 recrues de l'année et démontré que c'était mérité à travers les années qui ont suivies. Elle est la première à se mériter le prix du Plombier de l'année, un prix qui reconnait le soutien organisationnel dans la Licum, et qui a pratiquement été créé pour elle. Elle a été coordonatrice de la Ligue dans une de ses meilleures années d'expansion, et était à la barre quand nous avons créé plusieurs projets novateurs qui sont restés longtemps avec nous : la journée-défis, le Royal Rumble et ImproMania.

De juge de ligne, elle est passé à arbitre en chef, une des rares femmes à entreprendre le rôle avec succès (mais pas la dernière). Elle était une pionière, et a arbitré à la Licum, dans le réseau secondaire et à la Coupe universitaire. Côté organisation, même chose. Elle a mis la main à la pâte dans tous ces paliers, dans l'organisation d'activités et de tournois. Elle a continué ce travail-là dans la Ligue d'improvisation Acadienne comme régisseure. Même au sein du public, son influence se fait sentir, et les joueurs d'aujourd'hui disent de Gwen : "Quand t'entend Gwen rire, tu sais que t'as fait qqchose de bon". On peut ajouter que "Quand t'entend Gwen répéter ce que tu viens de dire, tu viens de dire qqchose de cave!" (Photo: Audrey Lizotte)

jeudi 1 décembre 2005

André Roy

Joueur de longue date à la Licum et ensuite la LIA, André est peut-être mieux connu pour ses habiletés d'organisateurs. Difficile d'imaginer un coordonateur plus efficace ou dévoué, un travail qu'il a fait deux ans, proprement dit, et en collaboration avec d'autres coordonateurs plus d'une fois. André se levait souvent au beau milieu de la nuit pour travailler à l'organisation de la Coupe universitaire d'Improvisation 2004 à Moncton, un défi qu'il a su très bien relevé. N'oublions pas ses qualités de joueurs non plus : L'"Achille Talon" acadien, il a un style bien à lui, et était capitaine de l'équipe-étoile qui a remporté la CUI cette même année. La finale était, aux dires de son entraîneur Robert Gauvin, le meilleur match d'André. Comme entraîneur, il a aidé l'équipe de Campbellton gagner sa première Gougoune Dorée, et comme arbitre, il a oeuvré à la Licum et à la CUI.

Nous devons ici également mentionner ses qualités de producteurs. Combien de spectacles d'humour a-t-il organisé et fait tourner, donnant à bon nombre de nos improvisateurs la chance de faire connaître leur humour - et leurs origines en impro - au reste de la province? À travers les Maind'nez, SIGA, Les 203, Les Mardis d'Fous Rires et maintenant, de la Revue Acadiene issue de la LIA, André aide à diffuser le fait humoristique en Acadie, et promouvoie l'impro en même temps. (Photo : Audrey Lizotte)

vendredi 1 avril 2005

Daniel Albert (AKA Dr Apport)

Ayant commencé à jouer de l'impro à la Cité-des-Jeunes A.M. Sormany, Daniel Albert fait partie de l'équipe-étoile comme substitut sa seule année, mais abandonne avant la fin de son secondaire. Quand il arrive à l'Université de Moncton, son frère Michel lui offre le poste de statisticien et une légende est née. Après un an à lutter avec les non-sens de l'Apport créé par Dédé Paulin, il réinvente la formule pour la rendre plus crédible et plus juste. Son Apport est depuis devenu un standard au Nouveau-Brunswick et voit aussi de l'utilisation ailleurs. Il oeuvre également un an comme arbitre en chef dans la Licum, et revient de l'Ontario où il vit maintenant pour faire les stats de la CUI 2002 à Edmundston.

De plus, on peut le créditer avec la conception originale du site web de la Licum. Son approche était simple : Regardons ce qui se fait ailleurs en terme de sites sur l'impro, et faisons mieux et plus drôle. Ses contributions informatiques au site ont été des plus utiles et n'ont pas encore perdu leur cachet. Quand il était ici, il était tout un phénomenène : sensiblement timide dans son sarreau, et rougissant à tout coup quand il recevait une ovation à chaque fois qu'on l'annonçait. Derrière ce personnage publique se cachait un type d'une volonté peu commune, avec un professionalisme et un oeil judicieux. Également, mentionnons qu'en tant que deuxième Colon de l'Année, il nous a fait changer une farce d'un an en tradition plus de 10 ans de vieille. (Photo : Nicole Bouchard)